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Polypes divers


Polypes divers

Polypes muqueux (1 ;2) (2 à 5% des endoscopies hautes)

Pour l’endoscopiste (2), un polype gastrique est une lésion muqueuse, en saillie par rapport à la paroi environnante. Les polypes glandulokystiques sont petits, < 5 mm, les autres sont plus volumineux (moyenne de 10 mm). La plupart des polypes gastriques sont localisés dans l’antre (60 %) et le corps de l’estomac (30 %) ; rares dans le cardia et grosse tubérosité. Ils sont uniques ou multiples (polypes glandulokystiques), parfois dans le cadre d’une polypose. Polype cardial, Polype cardial sur gastrite atrophique, Polype pédiculé du cardia, polype antral, polype cardial, Polype hyperplasique gastrique, Polype sessile antral sur gastrite atrophique, Polype pylorique, Polype cardial inflammatoire, Polype fundique congestif non adénomateux, Polype antral en Dysplasie de Haut Grade
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Diagnostic différentiel  : tumeurs mésenchymateuses sous-muqueuses et ectopies pancréatiques. Une écho-endoscopie permet de situer la lésion dans les couches de la paroi gastrique et de préciser ses rapports avec la muqueuse. Dans une gastrite atrophique, des lésions polypoïdes correspondent à des îlots résiduels de muqueuse gastrique normale ou non atrophique.

La classification OMS de 1990, distingue les formes pseudo-tumorales (60 à 80 % des cas) (formes hyperplasiques (30 à 35 %) et glandulokystiques (2/3 des cas), plus rarement les formes hamartomateuses (Peutz-Jeghers, juvéniles, syndrome de Cowden et de Cronkhite-Canada) et lésions inflammatoires (polypes fibroïdes)) et les néoplasiques (20 % des cas) (adénomes, tubuleux ou villeux).

Pathologie rare avec une incidence entre 1°/oo et 1 % des gastroscopies.

Clinique   : la plupart sont asymptomatiques.

Le risque de transformation carcinomateuse est quasi-nul pour les polypes glandulokystiques, de 2-3 % pour les polypes hyperplasiques, 5 % pour les adénomes tubuleux et jusqu’à 40 % pour les adénomes villeux.

Etude de 330 cas polypes du cardia Am J Surg Pathol. 2010 Dec ;34(12):1792-7. Histologiquement en présence d’un tel polype, incidence réduite de : Barrett, oesophagite active et gastrite à HP. En cas de polype hyperplasique coexistence possible avec d’autres polypes hyperplasiques gastriques

 

- Polypes gastriques de la maladie de Cowden (2) (génodermatose à transmission autosomique, caractérisée par des tricholemmomes, papillomes muqueux oraux et des polypes essentiellement coliques (voir Cowden dans corps)). Les lésions intestinales incluent des polypes hyperplasiques, juvéniles, de type Peutz-Jeghers, des lésions fibro-inflammatoires et des lésions pseudo-léiomyomateuses. Les lésions gastriques sont rares et mal décrites dans la littérature ; elles se présentent habituellement comme des polypes ressemblant aux polypes hyperplasiques. Le risque de cancer, notamment du sein et de la thyroïde, est augmenté ; les autres localisations tumorales sont plus rares.

 

- Polypose du Syndrome de Cronkhite-Canada  (2) AJSP 1989 ;13:940, AJSP 1985 ;9:65, Archives 1977 ;101:432  :ce syndrome associe à des degrés divers :

- alopécie, dystrophie unguéale, hyperpigmentation maculaire du visage ;

- anomalie de la muqueuse digestive se manifestant par diarrhée, malabsorption avec stéatorrhée, et polypose. Quand la polypose est marquée, l’aspect peut être celui d’une maladie de Ménétrier. Touche l’adulte et sujet âgé, avec une prédominance masculine.

Il existe des polypes gastriques de façon quasi constante, qui sont sessiles, ayant l’aspect du polype hyperplasique ou juvénile. Il existe un risque augmenté de cancer gastro-intestinal, notamment colique. Images histologiques : #0 

 

- Hyperplasie fovéolaire focale : peut produire une structure polypoïde, avec des glandes allongées, peu déformées. Cette entité n’est pas reconnue par tous les auteurs. C’est le précurseur des polypes hyperplasiques.

 

Ont été décrits également dans un contexte de gastrite atrophique, des pseudo polypes constitués par une muqueuse fundique normale qui tranche sur le fond atrophique adjacent (3).

 

- Les polypes hétérotopiques (2) présentent une prolifération de glandes d’aspect normal à développement essentiellement sous-muqueux, bombant sous la muqueuse normale de surface ; les glandes sont tantôt de type antral (ou pylorique), tantôt de type fundique (dans ce cas, le diagnostic différentiel avec un polype glandulokystique peut être difficile, notamment si la lésion est de petite taille) ; les glandes se regroupent en nodules séparés par des faisceaux de fibres musculaires lisses ; ces lésions, rares, ont été décrites sous des noms très variés, comme ceux d’hétérotopie glandulaire gastrique inversée ou polypoïde ou celui de polype fundique hamartomateux

 

-  Hyperplasie fovéolaire focale  : peut produire une structure polypoïde, avec des glandes allongées, peu déformées. Cette entité n’est pas reconnue par tous les auteurs. C’est le précurseur des polypes hyperplasiques.

 

Reference List

 

 (1) Lewin KJ, Appelman HD. Tumors of the esophagus and stomach. Third series ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1996.

 (2) Scoazec JY. Gastric polyps : pathology and genetics. Ann Pathol 26[3], 173-199. 2006.

 (3) Krasinskas AM, Abraham SC, Metz DC, Furth EE. Oxyntic mucosa pseudopolyps : a presentation of atrophic autoimmune gastritis. Am J Surg Pathol 2003 ; 27(2):236-241.

 

 



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