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AUTRES TUMEURS MALIGNES


Adénocarcinome a cellules pariétales (139) (42) : Forme rare du patient âgé, le plus souvent à un stade évolué.
Plages solides de cellules polygonales à cytoplasme éosinophile abondant, PTAH +, Luxol fast Blue +. Peut imiter un lymphome. En ME : mitochondries abondantes.
Adénocarcinome hépatoïde (42 ;139 ;174) : Tumeur découverte à un stade évolué, très mauvais pronostic car dissémination très importante. Ã FP serique augmenté. Tumeur de croissance nodulaire ou massive, glycogène abondant, nombreux globules hyalins, extension vasculaire marquée, possibilité d'architecture tubulopapillaire à cellules claires.
On a le plus souvent deux composants, adénocarcinome et zones hépatoïdes plus ou moins différenciées, avec toutes les caractéristiques de l'hépatocarcinome (bile, AFP, albumine +, ACE +, canaliculaire). Cytoplasme abondant, éosinophile, contenant parfois de la bile, polygonal, parfois polymorphisme et cellules géantes bizarres, aspect rhabdomyomateux ou mélanomateux, globules hyalins PAS +. Possibilité d'association à un carcinoïde ou une différenciation endocrine (175). Ces carcinomes peuvent métastaser dans le foie, le diagnostic différentiel avec un hépatocarcinome peut se faire grâce à l'immunohistochimie CK 19 et 20 +, Heppar 1 - contrairement à l'hépatocarcinome (176).
Carcinome a cellules de Paneth (42) : Très rare, pas de particularités cliniques. Les cellules de Paneth se reconnaissent à leurs granules éosinophiles cytoplasmiques supranucléaires et un marquage au lysozyme.
Carcinome avec aspects rhabdoïdes (177) : (42)Très rare, mauvais pronostic.
Agencement diffus ou alvéolaire, des cellules rondes polygonales à cytoplasme éosinophile ou clair, grands noyaux vésiculaires excentrés, vimentine +, CK +.
Carcinome a cellules géantes ostéoclastiques (42 ;178) : Architecture solide ou cribriforme et cellules géantes multinucléées, éparpillées avec marqueurs histiocytaires. Ces cellules sont intimement mêlées ou adjacentes au carcinome et dans les N+ et s'accompagnent de lymphocytes histiocytes, et de stroma desmoplasique.

Adénocarcinome du cardia (42) : Il est le plus souvent très difficile de trancher entre un adénocarcinome du cardia et un adénocarcinome de l'oesophage distal, cette différence n'est qu'académique ; en effet, le carcinome du cardia ressemble plus à l'adénocarcinome de l'oesophage qu'au carcinome gastrique. C'est un carcinome dont l'incidence augmente et qui représente jusqu'à 1/3 de tous les carcinomes gastriques.
Se voit à un âge moyen de 65 ans, avec une prédominance masculine marquée (6/1), une fréquence accrue de hernie hiatale, de RGO (179), une association forte avec l'alcool et le tabac, absence de gastrite atrophique, rareté des formes à cellules en bague à chaton.
Clinique  : extension à l'oesophage avec dysphagie. Le plus souvent, tumeur à un stade évolué et donc de mauvais pronostic.

Carcinome adénosquameux, carcinome squameux (42 ;139 ;180) : Rare, < 1 % des carcinomes gastriques. Pour porter le diagnostic il faut que l'adénosquameux soit entouré de muqueuse gastrique sur toute sa périphérie.
Cliniquement et macroscopiquement, aspect similaire aux autres carcinomes de l'estomac.
Histologie : classique du carcinome adénosquameux et squameux. Le comportement dépend du degré de différenciation de la composante glandulaire, un échantillonnage soigneux de la plupart des malpighiens montre de petits foyers glandulaires (adénosquameux)
Carcinome oncocytaire : forme rare du sujet âgé, carcinome tubuleux bien à moyennement différencié à cytoplasme abondant granulaire éosinophile, riche en mitochondries en ME (181).
Choriocarcinome et/ou tumeur sinus du sinus endodermique. (42) (2)
Très rare, de 30 à 80 ans, avec une prédominance masculine (2/1). L'estomac est le site le plus fréquent de tumeurs trophoblastiques extragonadiques, non gestationelles, non sagittales. la plupart des tumeurs sont mixtes, tumeur gonadique-adénocarcinome, d'où la théorie de rétrodifférenciation.
Le choriocarcinome se présente comme l'adenocarcinome ordinaire, avec une prédominance masculine, chez des sujets âgés, avec hémorragie digestive, etcÂ…
Macroscopie : aspect plus hémorragique que le cancer classique ;
Histologie : mélange en proportions variables de choriocarcinome typique avec de l'adénocarcinome (rétrodifférenciation de cellules épithéliales ?). Ras cas purs de choriocarcinome ainsi que des cas de tumeurs du sinus endodermique pures ou mêlées à du choriocarcinome (229), de mauvais pronostic, AJSP 1981 ;5:333 ; Archives 2001 ;125:1601 ; image1, cas clinique
Autres rares sarcomes décrits tels que HMF (117) et le sarcome alvéolaire des tissus mous (118), le sarcome synovial (129), dans une série de 10 cas (moyenne de 52 ans), de petite taille (0.8 à 15 cm, myenne de 3 cm), la majorité est monophasique image1, image2 ; t(X ;18) ; Mod Path 2000 ;13:68,

Sarcome à cellules folliculaires dendritiques Archives 2000 ;124:1693 (voir)
Histologie : architecture fasciculaire ou storiforme, cellules tumorales, mal limitées, +/- syncitiales, fusiformes et épithélioïdes et amas périvasculaires de lymphocytes,
image1.
Immunohistochimie : CD21 +, CD23 +, CD35 +, CD31 -, CD34 -,CD117 -, HMB45 –


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