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Anomalies de réfraction



Anomalies de la réfraction
Les rayons lumineux pénétrant dans l’oeil rencontrent plusieurs surfaces de réfraction : faces antérieure et postérieure de la cornée, faces antérieure et postérieure du cristallin. L’oeil est donc un système optique complexe composé de plusieurs dioptres, dont la puissance totale de convergence est d’environ 60 dioptries.
L’oeil emmétrope est optiquement normal : les rayons lumineux pénétrant dans cet oeil en repos accommodatif convergent sur la rétine et l’image est nette.
L’oeil amétrope est porteur d’une anomalie de réfraction. L’image d’un objet situé à l’infini ne se forme pas sur la rétine et celui-ci est donc vu flou.
Les principales amétropies sont :
On appelle myopie un oeil trop long, où l’image se forme en avant de la rétine, nécessitant le port de verres divergents chiffrés en dioptries avec le signe moins (touche 15 à 20 % de la population dans les pays occidentaux). Ainsi, dans le cas d’une myopie moyenne, le punctum remotum est de 0,33 m et les verres correcteurs seront de -3 dioptries ; au-delà du punctum remotum, la vision est trouble, mais de près, pour lire, il voit net.


Myopie pathologique : acuité visuelle diminuée, parfois strabisme divergent, glaucome à angle ouvert, opacification du cristallin. A la fundoscopie : disque plat, oblique, staphylome postérieur, croissant myopique, atrophie en plages de la choroïde, néovascularisation sousrétinennne (point de Fuchs).


Forme iatrogène : : Sulfamides (acétazolamide, chlortalidone, hydrochlorothiazide, sulfaméthoxazole) avec myopie bilatérale de 1 à 9 dioptries 1 à 10 J après prise du médicament, souvent chez une femme jeune, elle disparaît complètement à l’arrêt du médicament, dans un délai de 2 à 7 J ( oedème allergique du corps ciliaire qui relâche la zonule, si bien que le cristallin augmente d’épaisseur, s’arrondit et se déplace en avant). Plus rarement : le métronidazole, les tétracyclines, la prométhazine, l’ACTH, l’acide acétylsalicylique, spironolactone, bromocriptine, quinine et isotrétinoïne.
L’hypermétropie (fréquente chez l’enfant) est le fait d’un oeil trop court. L’image se forme en arrière de la rétine et le sujet doit accommoder même en vision éloignée. Cette hypermétropie peut passer inaperçue quand elle n’est pas trop importante, le sujet accommodant en permanence ; elle se révèle alors par des maux de tête, des difficultés à la lecture, chez l’enfant par un strabisme "accommodatif" (par le biais du réflexe accommodation-convergence). Elle se corrige par des verres convergents chiffrés avec le signe plus : ainsi une hypermétropie de + 4 dioptries.
L’astigmatisme est le fait de cornées qui ne sont pas parfaitement sphériques. On les définit par la direction de leur méridien de plus petite courbure, celui de plus grande courbure lui étant perpendiculaire.
La presbytie est la perte progressive de l’accommodation ; elle apparaït après 45 ans en moyenne. Elle se corrige par des verres convergents qui pallient le défaut d’augmentation de puissance du cristallin. Quand l’accommodation a totalement disparu (après 60 ans), il faut donner une correction de + 3 dioptries pour obtenir un punctum proximum, c’est-à-dire une distance de lecture de 0,33 m, une correction de + 3,5 dioptries, donnant une distance de 28 centimètres. Il est à noter qu’un myope de -3 dioptries n’aura jamais besoin de lunettes pour voir de près. Il n’empêche que sa presbytie n’aura en rien "corrigé" sa myopie, comme on l’entend si souvent dire à tort, puisque sa vision des objets éloignés reste défectueuse sans correction.
L’acuité visuelle est l’expression chiffrée de la valeur fonctionnelle de la macula (plus précisément de la fovéola).
Elle est mesurée avec des échelles dont la plus utilisée en France pour la vision de loin est l’échelle de Monoyer, qui exprime l’acuité visuelle en dixièmes. Une acuité visuelle de 10/10èmes qui est considérée comme normale en vision de loin permet de distinguer deux points séparés par un angle d’une minute d’arc.
En vision de près, l’acuité est mesurée sur l’échelle de Parinaud qui est lue à une distance de 33 cm et faite de textes dont les caractères sont de plus en plus fins : Parinaud 14 correspond à la lecture des lettres les plus grosses, Parinaud 2 et 1,5 à la lecture des lettres les plus fines.
L’ophtalmomètre de Javal permet de mesurer l’astigmatisme cornéen antérieur qui rend compte le plus souvent de l’astigmatisme total du globe oculaire.
La skiascopie permet de connaïtre la réfraction globale d’un oeil, astigmatisme compris.
Le réfractomètre automatique donne de façon entièrement automatisée une valeur théorique de la réfraction oculaire, astigmatisme compris.
Mesure subjective de l’acuité visuelle : c’est la dernière étape d’un examen de la réfraction oculaire. En plaçant devant l’oeil sur une monture d’essai des verres concaves ou convexes, choisis selon les réponses de la skiascopie et/ou de la réfractométrie, on recherche ceux qui donnent la meilleure acuité visuelle et le meilleur confort visuel, et on détermine ainsi la formule de correction optique qui sera indiquée sur l’ordonnance.
L’amblyopie est l’état de diminution de l’acuité visuelle, fonctionnelle si l’oeil est anatomiquement normal, mais " voit " mal, organique en cas cause anatomique : cataracte congénitale par exemple.


 


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