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DIABETE


Diagnostic du diabète : Le diabète se définit par une hyperglycémie chronique, soit une glycémie à jeun > 1,26 g/L (7 mml/L) à 2 reprises, qui est l’équivalent de la glycémie à la 2ème heure de l’HGPO est > 2 g/L, il existe alors un risque de survenue de microangiopathie dans les 10 à 15 ans suivants (rétinopathie / néphropathie/ neuropathie diabétique).
NB : jusqu’en 1998, on retenait 2 valeurs glycémiques seuils : soit > 1,40 g/L à jeun, soit 2 g/L à la 2ème heure de l’HGPO (et ce à deux reprises).
On distingue donc désormais : les sujets normaux, les hyperglycémiques non diabétiques (glycémie entre 1,10 et 1,25 g/L à jeun), les diabétiques (glycémie > 1,26 g/L). Les intolérants au glucose restent à ce jour définis par une glycémie comprise entre 1,40 et 2 g/L à la 2ème heure de l’HGPO.
Clinique : Pour poser le diagnostic de diabète, il faut répéter le dosage de la glycémie à jeun. Souvent asymptomatique, parfois faible perte de poids (1 à 3 kg) et asthénie, le syndrome cardinal diabétique de polyuropolydipsie (glycosurie importante, avec polyurie osmotique, et donc polydipsie), amaigrissement, hyperphagie n’existe que pour des glycémies > 3 g/L. Une infection cutanée, urogénitale (balanite, mycose vaginale, cystite...) peut révéler le diabète.
NB : absence de seuil glycémique à risque macroangiopathie, car risque augmenté dès que glycémie > 1,10 g/L, idem lors de la grossesse, une glycémie maternelle à jeun > 1 g/L est anormale, car absence de seuil glycémique à risque pour la macrosomie foetale
L’HGPO est inutile si : glycémie à jeun > 1,26 g/L, si bilan métabolique à jeun (glycémie, cholestérol, triglycérides, HDL cholestérol) normal, après 70 ans, car ne modifie pas le traitement, glycémie à jeun entre 1,10 et 1,26 g/L avec syndrome d’insulinorésistance métabolique (obésité, répartition androïde des graisses, hérédité diabétique, HTA, hyperlipidémie). Le traitement hygiénodiététique (activité physique, équilibre alimentaire) doit être prescrit d’emblée, compte tenu des facteurs de risque vasculaire.
L’HGPO garde une place limitée dans des situations difficiles à interpréter : élévation de la glycémie au-dessus de la normale tout en restant inférieure à 1,26 g/L en l’absence de contexte d’insulinorésistance métabolique ou glycémie à jeun normale mais glycémie postprandiale, c’est-à-dire 90 minutes à 2 heures après le début du repas, élevée, comprise entre 1,40 et 2 g/L. Elle permet alors de poser le diagnostic de diabète (glycémie à la 2ème heure > 2 g/L), alors que le dosage de l’HbA1c n’est pas assez standardisé et fiable pour permettre aujourd’hui son utilisation comme critère diagnostique.
Intolérance aux hydrates de carbone ou hyperglycémie à jeun non diabétique : si glycémie a jeun entre 1,10 et 1,26 g/L / glycémie à la 2ème H de l’HGPO entre 1,40 et 2 g/L avec une valeur intermédiaire (30, 60, 90 minutes) > 2 g/L, 25-50% évolueront vers le diabète,(ceux qui ont une glycémie proche du seuil diabétique / surcharge pondérale importante / avec hérédité diabétique), 25-50% restent intolérants au sucre et 25 % retrouveront une tolérance glucidique normale. Absence de risque de microangiopathie diabétique, mais risque accru de macroangiopathie,selon les facteurs de risques associés (obésité /répartition androïde des graisses / sédentarité / HTA).
Les données cliniques sont essentielles pour le diagnostic étiologique.
L’âge du patient, son poids et son histoire pondérale, l’existence d’une éventuelle cétonurie, l’hérédité familiale de diabète, les antécédents personnels de maladies auto-immunes en particulier thyroïdiennes, les antécédents de diabète gestationnel (poids de naissance > 4 kg à terme ou > 90e percentile quel que soit le terme), la notion d’examens antérieurs ayant retrouvé des glycémies déjà un peu élevées, l’association à une HTA ou une hypertriglycéridémie, la prise de médicaments potentiellement diabétogènes (corticoïdes sous quelque forme que ce soit, pilule oestroprogestative, diurétiques thiazidiques, bêtabloquants...) orientent le diagnostic étiologique.


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