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PARONYCHIE


Paronychies microbiennes aiguës : le péri-onyxis aigu (panaris du repli postérieur ou paronychie aiguë) succède à une piqûre septique ou à une plaie, parfois minime. Des bains antiseptiques répétés (Hexomédine® transcutanée par exemple) et une antibiothérapie générale (Pyostacine®, 3 g/j) doivent apporter un soulagement en 48 heures. En l'absence d'amélioration franche, la décision chirurgicale s'impose. Le meilleur traitement passe alors par l'excision du quart postérieur de la tablette, sans incision du repli postérieur, pour évacuer une éventuelle collection et permettre le drainage.
La dactylite bulleuse distaleà streptocoque bêta-hémolytique siège dans la région pulpaire de la phalange terminale. Elle remonte parfois jusqu'au sillon distal sous le bord libre unguéal. Un traitement systémique est indispensable : oxacilline, amoxicilline ou macrolides en cas d'allergie aux pénicillines.
 
La paronychie est une infection aiguë ou chronique, des tissus mous péri-unguéaux, fréquente (1/3 des infections de la main).
Clinique : favorisée par polyendocrinopathie, diabète, obésité, hyperhydrose, immunodéficit,.
Forme aiguë : souvent post-traumatique, douleur, sensibilité, gonflement, érythème, latéro-unguéal, l’infection peut s’étendre à tout l’ongle, pouvant décoller celui-ci. Une collection péri-unguéale doit être incisée, voire excisée selon les cas.
Une collection apparemment superficielle peut communiquer avec une autre plus profonde (abcès en bouton de chemise) nécessitant un parage chirurgical. Lorsque l’infection atteint la région matricielle, le traitement est urgent afin d’éviter un dommage matriciel et une dystrophie unguéale définitive. Après l’épisode aigu, apparaît souvent une onychomadèse.
La paronychie du repli latéral accompagnant l’incarnation de l’ongle du gros orteil nécessite, dans un premier temps, l’avulsion du spicule vulnérant et des soins antiseptiques.
L’impétigo streptococcique ou staphylococcique, observé chez l’enfant (lésions vésiculobulleuses ou pustuleuses périunguéales, croûtes mélicériques) est à différencier de la dactylite bulleuse streptococcique se manifestant par des bulles pulpaires moins éphémères, mais nécessitant également un traitement antibiotique per os et des soins antiseptiques.
L’abcès sous-unguéal limité au lit de l’ongle est plus rare.
Le germe le plus fréquent est le staphylocoque doré, pet se voir sur pemphigus vulgaire, parfois candidose. Lors des mycoses cutanées, l’atteinte unguéale est fréquente. Les dermatophytes survivent dans des débris de kératine parasités (cellules épidermiques, fragments d’ongle) en milieu chaud et humide. La contamination se fait de façon indirecte dans des locaux tels que les piscines, saunas, douches, salles de sport ou suite au port de chaussures particulières responsables de macération. Les microtraumatismes répétés (dans les chaussures étroites ou chez les sportifs), les troubles circulatoires périphériques, l’insuffisance veineuse, les neuropathies périphériques, les endocrinopathies (diabète, Cushing, corticothérapie au long cours) et les dystrophies unguéales autres, en particulier au niveau des orteils, favorisent le développement des micro-organismes. Un intertrigo inaugure souvent l’affection.
Forme chronique : > 6 semaines avec érythème, inflammation et douleurs, surtout dû à Candida albicans, peut se voir après pemphigus vulgaire, cancer, mélanome. Se voit si exposition fréquente à l’humidité, irritants ou après médicaments (rétinoïdes inhibiteurs de protéase).
Viroses : L’herpès de la région unguéale se manifeste par une paronychie inflammatoire, oedémateuse, douloureuse avec apparition secondaire de vésicules +/- confluentes. Les formes sous-unguéales sont de diagnostic plus difficile.
Gale : La région sous-unguéale est un gîte pour les sarcoptes, on en tient compte dans le traitement des gales : ongles courts, brossages des régions sous-unguéales avec le scabicide.
Des dystrophies unguéales à type d’hyperkératose sous-unguéale, contenant de nombreux sarcoptes, ont été observées au cours de la gale norvégienne, posant des problèmes thérapeutiques, pouvant nécessiter une avulsion partielle ou totale de certaines lames unguéales.
Traitement : si abcès débridement chirurgical, puis dépend de l’étiologie (antibiotiques, antifungiques


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