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ERREUR DE METABOLISME DES ACIDES AMINES


La phénylcétonurie est l'erreur innée (autosomique récessive) la plus fréquente du métabolisme des acides amines (mutation du gène de la phénylalanine hydroxylase en 12q22-24.1 (> 400 mutations décrites) avec accumulation de phénylalanine (non transformée en tyrosine) dans le plasma (>1200 mmol/L ; normale, 35-90 mmol/L) et excrétion d'acide phénylpyruvique (1 g/j) et d'acide phénylacétique dans l'urine. Cette pathologie est recherché par dépisatge chez tous les nouveau-nés. Il existe des variantes par atteinte d'autres enzymes (en 11q22.3-23.3, 10q22, 2p13 et 4p15.1-16.1).
Incidence 1/3000-15000 naissances.
Clinique : n'est plus observée du fait du dépistage obligatoire à la naissance. Peau et cheveux clairs (inhibition de synthèse de mélanine), eczéma (dermatite atopique), photosensibilité, diminution des infections, kératose pilaire , plaques de sclérodermie, retard mental, épilepsie, manifestations extrapyramidales (Parkinson, hypopigmentation oculaire)
Biologie : taux sanguin de phénylalanine, par chromatographie, test de Guthrie.
Traitement : régime pauvre en phénylalanine avec supplémentation en tyrosine.
Complications  : Agoraphobie possible
Pronostic : intellectuel bon si régime appliquédès le 1er mois
L’acidémie méthylmalonique est un trouble du métabolisme des acides amines avec défaut de conversion de méthylmalonyl-coenzyme A (CoA) en succinyl-CoA. Elle nécessite l’enzyme méthylmalonyl-CoA mutase et le cofacteur 5’-désoxyadénosylcobalamine. Signes neurologiques avec épilepsie, encéphalopathie, AVC.
Prévalence de 1/25000-48000, débute chez le nourrisson (1 mois à 1 an), pathologie autosomique récessive.
Clinique : Vomissements, déshydratation, léthargie, épilepsie, infections récidivantes (candidose), encéphalopathie progressive, hépatosplénomégalie, retard de croissance.
La survenue brutale de chorée-athétose, dystonie, dysphagie, dysarthrie doit faire évoquer un AVC.
Biologie : éliminer une autre cause d’acidose (acidocétose et acidose lactique, choc, rhabdomyolyse. Taux élevés de NH4, glycine, acide méthylmalonique, voire acide propionique. Taux urinaires élevés de : acide méthylmalonique, acide propionique, méthylcitrate, 3-hydroxypropionate. Possibilité de cytopénie (neutropénie, anémie, thrombopénie).
Traitement : supplémentation en cobalamine et carnitine, restriction protéique à 1.5 g/kg/j,
Traiter toute infection intercurrente qui peut déclencher une acidose.
L'acidémie méthylmalonique est un trouble du métabolisme des acides amines avec défaut de conversion de méthylmalonyl-coenzyme A (CoA) en succinyl-CoA. Elle nécessite l'enzyme méthylmalonyl-CoA mutase et le cofacteur 5'-désoxyadénosylcobalamine. Signes neurologiques avec épilepsie, encéphalopathie, AVC.
Prévalence de 1/25000-48000, débute chez le nourrisson (1 mois à 1 an), pathologie autosomique récessive.
Clinique : Vomissements, déshydratation, léthargie, épilepsie, infections récidivantes (candidose), encéphalopathie progressive, hépatosplénomégalie, retard de croissance.
La survenue brutale de chorée-athétose, dystonie, dysphagie, dysarthrie doit faire évoquer un AVC.
Biologie  : éliminer une autre cause d'acidose (acidocétose et acidose lactique, choc, rhabdomyolyse. Taux élevés de NH4, glycine, acide méthylmalonique, voire acide propionique. Taux urinaires élevés de : acide méthylmalonique, acide propionique, méthylcitrate, 3-hydroxypropionate. Possibilité de cytopénie (neutropénie, anémie, thrombopénie).
Traitement : supplémentation en cobalamine et carnitine, restriction protéique à 1.5 g/kg/j,
Traiter toute infection intercurrente qui peut déclencher une acidose.
 
L’acidémie propionique est due à un déficit en propionyl-coenzyme A (CoA) carboxylase, qui transforme le propionyl-CoA en méthylmalonyl-CoA, avec accumulation d’acide propionique, qui est un métabolite de l’isoleucine, valine, thréonine, et méthionine et à un moindre degré du cholestérol et acides gras.
Prévalence de 1 /35000-75000. Débute en période néonatale, plus tard dans les formes mineures, autosomique, récessif.
Clinique : Vomissements, déshydratation, léthargie, encéphalopathie progressive, risque d’infarctus bilatéraux des noyaux de la base (noyau caudé, putamen, pallidum). La survenue de dystonie, rigidité, chorée-athétose, démence chez un enfant avec acidémie propionique fait évoquer un infarctus des noyaux de la base.
Biologie : éliminer une autre cause d’acidose (acidocétose et acidose lactique, choc, rhabdomyolyse. Taux élevés de NH4, glycine, Bêta-hydroxybutyrate, acide propionique. Taux urinaires élevés de : méthyl citrate, 3-hydroxy propionate, propionyl glycine, tiglate, and tiglyl glycine. Possibilité de cytopénie (neutropénie, thrombopénie).
Traitement : supplémentation en cobalamine, biotine et carnitine, restriction protéique à 1.5 g/kg/j, traiter toute infection intercurrente qui peut déclencher une acidose.
Pronostic : les cas qui se présentent à la première semaine de vie ont une survie moyenne de 3 ans avec retard mental, les autres présentent de sévères troubles du mouvement et des dystonies
L'acidémie propionique est due à un déficit en propionyl-coenzyme A (CoA) carboxylase, qui transforme le propionyl-CoA en méthylmalonyl-CoA, avec accumulation d'acide propionique, qui est un métabolite de l'isoleucine, valine, thréonine, et méthionine et à un moindre degré du cholestérol et acides gras.
Prévalence de 1 /35000-75000. Débute en période néonatale, plus tard dans les formes mineures, autosomique, récessif.
Clinique : Vomissements, déshydratation, léthargie, encéphalopathie progressive, risque d'infarctus bilatéraux des noyaux de la base (noyau caudé, putamen, pallidum). La survenue de dystonie, rigidité, chorée-athétose, démence chez un enfant avec acidémie propionique fait évoquer un infarctus des noyaux de la base.
Biologie  : éliminer une autre cause d'acidose (acidocétose et acidose lactique, choc, rhabdomyolyse. Taux élevés de NH4, glycine, Bêta-hydroxybutyrate, acide propionique. Taux urinaires élevés de : méthyl citrate, 3-hydroxy propionate, propionyl glycine, tiglate, and tiglyl glycine. Possibilité de cytopénie (neutropénie, thrombopénie).
Traitement : supplémentation en cobalamine, biotine et carnitine, restriction protéique à 1.5 g/kg/j, traiter toute infection intercurrente qui peut déclencher une acidose.
Pronostic : les cas qui se présententà la première semaine de vie ont une survie moyenne de 3 ans avec retard mental, les autres présentent de sévères troubles du mouvement et des dystonies
 
 
Acidurie orotique : trouble du métabolisme de la pyrimidine, hérédité autosomique récessive (gène en 3 cen-q21), trouble de l’UMP synthétase avec action de type acide orotidylique pyrophosphorylase (OMP-PP) et acide orotidylique décarboxylase (OMP-DC), accumulation d’acide orotique qui interfère avec la synthèse de RNA et DNA avec répercussions hématologiques (anémie mégaloblastique ne répondant pas à la vitamine B12 ou acide folique), retard de croissance et mental
Hyperammoniémie transitoire du nouveau-né : prédominance masculine, surtout chez les prématurés <2.5 kg avec détresse respiratoire dans les 24 heures, hypotonie infantile, épilepsie néonatale voire coma dans les 48 heures, la forme minime est asymptomatique sans séquelles
Biologie : hyperammoniémie (1800-4000 uM) sans alcalose respiratoire, élévation de : glutamine et alanine
 
Acidémie glutarique : hérédité autosomique récessive, gène de la glutaryl-CoA déshydrogénase en 19p (catabolisme de : lysine, hydroxylysine, tryptophane convertis en glutaconyl CoA ), 300 cas décrits, se déclare les 2 premières années de vie
Clinique : choréoathétose progressive, hyptonie puis rigidité, spasticité, et/ou opisthotonos, épilepsie, léthargie puis coma, acidose matébolique, vomissements +/- déshydratation
Biologie : élévation sérique de : acide glutarique, transaminases, hyperammoniémie, hypoglycémie, acidose métabolique, élévation urinaire de : acide glutarique, acide 3-hydroxyglutarique
Acidémie pyroglutamique : hérédité autosomique récessive (gène de la glutathion synthétase), rare (16 cas décrits), accumulation d’acide pyroglutamique avec acidose métabolique sévère, anémie hémolytique, ictère néonatal, ataxie, tremblement progressif d’intention, quadriplégie spastique, retard mental et psychomoteur
 
Déficit en pyridoxine : hérédité autosomique récessive (gène en2q31) avec épilepsie néonatale voire in utéro pouvant aboutir à un état de mal épileptique +/- hypotonie, détresse fœtale, retard mental si épilepsie non traitée
supplémentation à vie en pyridoxine 2-30 mg/kg/j
 
Hyperglycinémie non cétosique : d’hérédité autosomique récessive, rare, incidence non connue (1/12000 en Finlande du Nord), l’accumulation de glycine aboutit à une hypotonie infantile et épilepsie néonatale surtout myoclonique, retard mental / croissance et de développement moteur, nystagmus, troubles de déglutition et pour téter, microcéphalie, léthargie voire coma
Forme moins sévère avec survenue + lente d’épilepsie, spasticité et retard mental 
Biologie  : NB il existe d’autres causes d’hyperglycinémie (acidémie propionique / méthylmalonique), pH normal sans acidocétose
Pronostic : décès rapide, ceux qui survivent sont lourdement handicapés (retard mental, spasticité, épilepsie
 
Maladie urinaire du sirop d’érable : hérédité autosomique récessive, rare , incidence de 1/125,000-300,000, gène en 19q13.1-q13.2 (Type 1) ;1p31 (Type 2) ; 6p22-p21 (Type 3) codant pour une sous-unité d’un enzyme de décarboxylation d’acides aminés à chaîne arborisée (leucine, isoleucine, valine) qui s’accumulent ainsi que leurs métabolites dans le sang, urine, LCR avec acidose métabolique, vomissements, déshydratation et signes neurologiques
Forme sévère se déclare dès la première semaine de vie avec apnées, hypoglycémie, odeur de sirop d’érable de l’urine et sueur, cri aigu, léthargie voire coma, avec hypertonicité, rigidité musculaire, opisthotonos, épilepsie néonatale, pose bilatérale, ophtalmoplégie, diplégie faciale
Forme intermédiaire/mineure : survient de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte +/- retard mental minime/ modéré et retard de développement, épisodes aigus lors de stress divers avec : ataxie aiguë, irritabilité, odeur de sirop d’érable, léthargie progressive, vomissements
Biologie : acidose métabolique, augmentation de leucine, isoleucine, valine, diminution de alanine (responsable d’hypoglycèmie), peut être normale dans formes modérées
Pronostic : décès si non traité dans la forme classique, sinon va d’une vie normale à retard mental (si leucine <300 umol/L) et déficits neurologiques, voire décès
 
Sarcosinémie : hérédité autosomique récessive, atteinte du gène de la sarcosine déshydrogénase (catalyse la conversion de sarcosine en glycine), incidence : 1:350,000 des déclare dans les 3 premiers mois de vie
Clinique : s’alimente mal avec retrd de croissance, retard de développement moteur, GI variable, troubles émotionnels ou psychiatriques, espérance de vie normale.
 
Acidémie isovalérique : rare avec 40 cas décrits, hérédité autosomique réecessive, gène de l’isovaléryl coenzyme A (CoA) déshydrogénase (conversion d’acide isovalérique en acide 3-méthylcrotonique lors de la dégradation de la leucine) en 15q14-q15, se déclare dès les prmiers jours après la naissance
Clinique  : épisodes de vomissements, acidose et ataxie déclenchés par des stress (infection / chirurgie), qui diminuent de fréquence avec l’âge, léthargie voire coma, épilepsie néonatale, retard mental 
Forme modérée chronique intermittente : avec épisodes aigus de vomissements, odeur de pieds, acidose, léthargie voire coma
Biologie : acidose métabolique, augmentation de : acides aminés, acide isovalérique, glycine, hyperammoniémie +/- sévère, hypocalcémie, pancytopénie. Dans les urines augmentation de : isovalérylglycine (dosage + fiable que celui de l’acide isovalérique)
Pronostic : décès si non traité dans forme classique
 
L'acidémie méthylmalonique est un trouble du métabolisme des acides amines avec défaut de conversion de méthylmalonyl-coenzyme A (CoA) en succinyl-CoA. Elle nécessite l'enzyme méthylmalonyl-CoA mutase et le cofacteur 5'-désoxyadénosylcobalamine. Signes neurologiques avec épilepsie, encéphalopathie, AVC.
Prévalence de 1/25000-48000, débute chez le nourrisson (1 mois à 1 an), pathologie autosomique récessive.
Clinique : Vomissements, déshydratation, léthargie, épilepsie, infections récidivantes (candidose), encéphalopathie progressive, hépatosplénomégalie, retard de croissance.
La survenue brutale de chorée-athétose, dystonie, dysphagie, dysarthrie doit faire évoquer un AVC.
Biologie  : éliminer une autre cause d'acidose (acidocétose et acidose lactique, choc, rhabdomyolyse. Taux élevés de NH4, glycine, acide méthylmalonique, voire acide propionique. Taux urinaires élevés de : acide méthylmalonique, acide propionique, méthylcitrate, 3-hydroxypropionate. Possibilité de cytopénie (neutropénie, anémie, thrombopénie).
Traitement : supplémentation en cobalamine et carnitine, restriction protéique à 1.5 g/kg/j,
Traiter toute infection intercurrente qui peut déclencher une acidose.
 
 
L'acidémie propionique est due à un déficit en propionyl-coenzyme A (CoA) carboxylase, qui transforme le propionyl-CoA en méthylmalonyl-CoA, avec accumulation d'acide propionique, qui est un métabolite de l'isoleucine, valine, thréonine, et méthionine et à un moindre degré du cholestérol et acides gras.
Prévalence de 1 /35000-75000. Débute en période néonatale, plus tard dans les formes mineures, autosomique, récessif.
Clinique : Vomissements, déshydratation, léthargie, encéphalopathie progressive, risque d'infarctus bilatéraux des noyaux de la base (noyau caudé, putamen, pallidum). La survenue de dystonie, rigidité, chorée-athétose, démence chez un enfant avec acidémie propionique fait évoquer un infarctus des noyaux de la base.
Biologie  : éliminer une autre cause d'acidose (acidocétose et acidose lactique, choc, rhabdomyolyse. Taux élevés de NH4, glycine, Bêta-hydroxybutyrate, acide propionique. Taux urinaires élevés de : méthyl citrate, 3-hydroxy propionate, propionyl glycine, tiglate, and tiglyl glycine. Possibilité de cytopénie (neutropénie, thrombopénie).
Traitement : supplémentation en cobalamine, biotine et carnitine, restriction protéique à 1.5 g/kg/j, traiter toute infection intercurrente qui peut déclencher une acidose.
Pronostic : les cas qui se présententà la première semaine de vie ont une survie moyenne de 3 ans avec retard mental, les autres présentent de sévères troubles du mouvement et des dystonies


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