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NORMAL


Eléments intra-duraux du système nerveux périphérique : Ces éléments intra-duraux sont représentés par les nerfs crâniens, les nerfs spinaux et les petits nerfs autonomes de l'adventice des vaisseaux, la transition système nerveux/système nerveux périphérique se fait à 2 mm de la surface piale, la seule exception étant le nerf VIII ou le système nerveux central se continue pour 1 cm jusqu'au niveau du méat auditif interne, la transition SNC SNP se caractérisant par la disparition des oligodendrocytes qui sont remplacés par les cellules de Schwann.
On peut observer, par ailleurs, deux petites structures qui sont, pour l'une, le micronévrome retrouvé essentiellement dans le parenchyme de la moelle épinière, constitué par un nœud gordien, d'axones non myélinisés présumés post-traumatiques de racines nerveuses périphériques dont les axones en régénération accompagnent les artères spinales médullaires dans le parenchyme du système nerveux central le long des espaces de Virchow-Robin, ces
espaces périvasculaires s'effilant, bloquant l'avance des axones régénératifs et aboutissant ainsi aux névromes observés.
Un autre composant du système nerveux périphérique est la présence d'un nerf non myélinisé en situation sous-arachnoïdienne couvrant les circonvolutions rectilignes de la surface orbitale du lobe frontal, constituées de multiples petits faisceaux anastomosés.
Méninges : comportent la dure-mère (DM) et les leptoméninges. La dure-mère avec une couche externe qui fonctionne comme le périoste du crâne et une couche interne qui fait face à la membrane arachnoïde et forme par réduplication les compartiments de la cavité crânienne, ces réduplications sont la faux du cerveau, la faux cérébelleuse, la tente cérébelleuse et le diaphragme de la selle turcique, ces deux couches se séparent focalement en particulier le long de la faux du cerveau, pour laisser le passage aux sinus veineux duraux. La couche interne est percée par les veines de drainage et les villosités arachnoïdiennes qui conduisent le LCR à la circulation veineuse et prédominent au-dessus des convexités para-sagittales supérieures des hémisphères du cerveau. Avec l'âge, les dépôts de collagène agrandissent les villosités arachnoïdiennes qui forment les corps de Pacchioni qui peuvent aboutir à de petites lacunes dans la table interne du crâne. La DM spinale comporte 2 feuillets : l'externe, séparé des vertèbres par l'espace épidural qui contient du tissu conjonctif, du tissu graisseux et des plexus veineux ; l'interne, lâche, fin, tapissé de cellules aplaties, dites cellules bordantes parfois désignées comme neurothélium.
La DM est d'origine mésenchymateuse. La DM spinale se prolonge pour former le cul-de-sac durai séparé de l'os par de nombreux plexus veineux déformables ; elle s'arrête à hauteur de S2.
Les leptoméninges (très fines (tissu conjonctif lâche, avasculaires, nourries par le LCR) : L'arachnoïde forme une couche continue sous-jacente à la dure-mère, elle est liée à la pie-mère par de délicates travées de tissu conjonctif, elle s'épaissit avec l'âge, on peut y observer de petits nids de cellules arachnoïdes et s'observe le mieux au-dessus des villosités arachnoïdiennes ou avec l'âge, elles forment de petits amas pouvant aboutir à des tourbillons avec corps psammomateux évocateurs de méningiomes.
Les leptoméninges dorsales de la moelle thoracique et lombo-sacrée contiennent parfois de petites plaques en gaufre. Les espaces sous-arachnoïdiens, contiennent le LCR, sont très minces, plus larges au fond des sillons qu'au sommet des circonvolutions, ils s'élargissent pour former la grande citerne, en dessous du cervelet, en arrière du bulbe. Celle-ci communique avec le quatrième ventricule par des ouvertures, situées dans la toile choroïdienne, le trou de Magendie médian et les trous de Luschka latéraux.
L'arachnoïde perfore la DM, pour s'évaginer dans le sinus veineux longitudinal supérieur, en regard de la faux du cerveau mais aussi dans les autres sinus veineux formant les villosités arachnoïdiennes.
Les villosités arachnoïdiennes sont microscopiques puis deviennent des granulations dites de Pacchioni. Des villosités ont aussi été décrites à l'émergence des racines nerveuses spinales dans la dure-mère qui les entoure en liaison avec de petites veines spinales. Elles sont composées d'une zone centrale de trabécules conjonctifs, de cellules leptoméningées, de canaux et de cellules arachnoïdiennes, regroupées au contact de cellules endothéliales du sinus ou de la veine.
La pie-mère est très fine ; elle adhère au tissu nerveux et se prolonge le long des vaisseaux qui pénètrent ou sortent du cerveau et de la moelle ; elle sépare les ESA des espaces sous-piaux et périvasculaires. Elle est constituée d'une ou plusieurs couches discontinues de fibroblastes auxquels s'associent des macrophages et des mastocytes, surtout le long des vaisseaux.
La pie-mère repose sur une lame basale qui la sépare de la surface du névraxe formé à ce niveau par les prolongements de la glie limitante, unis par des gap-jonctions avec laquelle existent d'importantes interactions trophiques. Les leptoméninges enveloppent et forment un véritable sac où s'accumule le LCR à l'origine des racines de la queue de cheval qui flottent dans le cul-de-sac durai, la moelle se terminant à hauteur de la deuxième vertèbre lombaire.


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