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Carcinome sécrétoire


Carcinome sécrétoire (1-7) Hum Path 2003 ;34:1299 (stains/molecular) , Mod Path 1994 ;7:475 (stains/flow cytometry) , Mod Pathol. 2012 Apr ;25(4):567-75 , Arch Pathol Lab Med. 2011 Dec ;135(12):1606-10  : forme rare vue principalement chez les enfants, mais aussi chez des adultes (8) , dans une série de 15 cas, de 10 à 67 ans (médiane de 36 ans).
Macroscopie  : de 10 à 55 mm, bien limitée, près de l’aréole
Histologie  : limites de type “pushing”, hyalinisation marquée surtout au centre, formations tubuloalvéolaires et focalement papillaires ou microkystiques, bordées de cellules vacuolées (hypernéphroïde) avec des lumières intracellulaires remplies de matériel éosinophile PAS + (simulant la thyroïde). Nucléoles nets, mitoses rares. Possibilité de cellules en bague à chaton (6). Dans une série de 11 cas, 7/11 de bas grade, 3/11 de grade 2, 1/11 de haut grade Am J Surg Pathol. 2015 Nov ;39(11):1458-67, 5/11 sont récepteurs +, 6 sont d’immunophénotype basaloïde.
Image s histologiques  : #1 ; #2 ; #3, #4, #5, #6, #7, sur radial scar, #9, #10, #11, #12composant in situ microkystique ; #4 ; microkystique en bas, solide apocrine en haut
Immunohistochimie  : alpha-lactalbumine + S-100 +, GCDF-15 +/- et ACE +/-. Une étude comparative par rapport à des carcinomes canalaires montre moins de RE, Ki67 + faible, her2/neu – dans la majorité des cas et expression du transcrit ETV6/NTRK3 (9). Tous sont triple négatif : CK5/6 / EGFR + dans 87%, avec phenotype basal-like dans 87% Mod Pathol. 2012 Apr ;25(4):567-75.
Génétique  : t(12 ;15)(p13 ;q25) avec ETV6-NTRK3 en RTPCRet en FISH, diploïdie Semin Cancer Biol 2005 ;15:215 (fusion gene), Genes Chromosomes Cancer 2004 ;40:152 (fusion gene)

Le pronostic global est excellent, taux de survie à 5 ans voisin de 100 %. Possibilité de récidives et de métastases ganglionnaires (10 à 15 %), parfois tardives. Décès rare.

Il existe une forme rare de l’adulte (moyenne 56 ans), sous forme d’une lésion assez volumineuse de 2 à 10 cm, kystique ou multikystique avec un contenu pseudo colloïde (10 ;11), ACE +, BA +, PAS +, TG -. La composante in situ est de type CIC papillaire, la composante invasive est peu différenciée, solide (6).

http://pathologyoutlines.com/breast.html#juvenile

 

  Carcinome secrétoire kystique

AJSP 2004 ;28:789, Cancer 1988 ;61:1611, Am J Surg Pathol. 2014 Jan ;38(1):45-53 : décrite en 1984 (AJSP 1984 ;8:31), rare (<100 cas décrits) ; grande masse palpable douloureuse, moyenne de 54-56 ans (32-79 ans)

Macroscopie  : nombreux kystes à secrétions collantes, mucoïdes ou gélatineuses, taille de 0.2 à 2.7 cm (moyenne de 0.9 cm) Am J Surg Pathol. 2014 Jan ;38(1):45-53

Histologie  : canaux dilatés et kystes, bordés de carcinome micropapillaire ; contenu éosinophile ressemblant à de la colloïde ; qui peut se rétracter, grade nucléaire intermédiaire ou élevé, contexte d’hyperplasie secrétoire kystique +/- atypies, tous her2 -. La nature intracanalaire est confirmée par la positivité circonférentielle de p63 Am J Surg Pathol. 2014 Jan ;38(1):45-53.

Images histologiques  : #0, #1 ; #2, #3, #4, #5, #6 Autres Images histologiques  :#0, #1, #2

Cytologie : fond, granulaire, pseudo-colloïde avec artéfacts de rétraction, amas de cellules malignes (+ histiocytes et cellules apocrines)

Diagnostic différentiel   : maladie fibrokystique (métaplasie apocrine, revêtement bénin, pas de micropapilles ni colloïde), papillomatose juvénile (adolescents, aspect en fromage suisse, hyperplasie papillaire, adénose sclérosante), carcinome sécrétoire, mucocèle, cystadénocarcinome mucineux, carcinome thyroïde métastatique (TG+)

La présence de débris nucléaires, fantômes cellulaires, nécrose doit faire rechercher des zones diagnostiques.

http://pathologyoutlines.com/topic/breastmalignantcystichypersecretoryinvasive.html

 

 (1) Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby, 1996.

 (2) Rosen PP, Cranor ML. Secretory carcinoma of the breast. Arch Pathol Lab Med 1991 ; 115(2):141-144.

 (3) Krausz T, Jenkins D, Grontoft O, Pollock DJ, Azzopardi JG. Secretory carcinoma of the breast in adults : emphasis on late recurrence and metastasis. Histopathology 1989 ; 14(1):25-36.

 (4) Tavassoli FA, Norris HJ. Secretory carcinoma of the breast. Cancer 1980 ; 45(9):2404-2413.

 (5) Oberman HA. Secretory carcinoma of the breast in adults. Am J Surg Pathol 1980 ; 4(5):465-470.

 (6) Rosen PP. Breast Pathology : Diagnosis by Needle Core Biopsy. Philadelphia : Lippincott Williams & Wilkin’s, 1999.

 (7) Pathology and Genetics of Tumor of the Breast and Female Genital Organs. International Agency for Research on Cancer (IARC) - Lyon, 13-112. 2003. IARC Press. WHO Classification of Tumors. Tavassoli, FA and Devilee, P.

Ref Type : Serial (Book,Monograph)

 (8) Rosen PP, Cranor ML. Secretory carcinoma of the breast. Arch Pathol Lab Med 1991 ; 115(2):141-144.

 (9) Diallo R, Schaefer KL, Bankfalvi A, Decker T, Ruhnke M, Wulfing P et al. Secretory carcinoma of the breast : a distinct variant of invasive ductal carcinoma assessed by comparative genomic hybridization and immunohistochemistry. Hum Pathol 2003 ; 34(12):1299-1305.

 (10) Rosen PP, Scott M. Cystic hypersecretory duct carcinoma of the breast. Am J Surg Pathol 1984 ; 8(1):31-41.

 (11) Guerry P, Erlandson RA, Rosen PP. Cystic hypersecretory hyperplasia and cystic hypersecretory duct carcinoma of the breast. Pathology, therapy, and follow-up of 39 patients. Cancer 1988 ; 61(8):1611-1620.

 



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