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ENTERITE EOSINOPHILE


L'entérite éosinophile et la gastro-entérite sont souvent accompagnées d’une éosinophilie périphérique marquée et de symptômes allergiques (voir estomac). L'évolution clinique spontanée et sous traitement corticoïde suggère une origine allergique alimentaire et le diagnostic impose d'éliminer toute parasitose ou autre localisation extra-intestinale.
L'atteinte du grêle peut revêtir trois aspects cliniques selon le niveau d'infiltration dans la paroi :
- l'infiltration muqueuse prédominante conduit à un tableau d'entéropathie exsudative ; les lésions sont en général multifocales disséminées sur l'antre et les anses jéjuno-iléales, caractérisées par des plis épaissis transversalisés rarement nodulaires.
- l'infiltration se traduit par des sténoses segmentaires avec épaississement pariétal mais sans anomalie du plissement. Cette forme est en fait surtout observée au niveau de l'antre gastrique.
- l'infiltration séreuse est généralement associée aux précédentes et entraîne une ascite exsudative riche en éosinophiles. Elle peut s'accompagner d'adénopathies.
Clinique : Nausées, vomissements, diarrhées, douleurs, stéatorrhée et entéropathie avec déperdition de protéines. On note un infiltrat éosinophile diffus de la paroi intestinale accompagné d’autres cellules inflammatoires, d’une vascularisation accrue voire, dans certains cas, de granulomes nécrosants et de vascularite, certains cas sont dus à une infestation parasitique tel que l’ankylostoma caninum, d’autres étant secondaires à une connectivite.
Il existe des formes de passage entre la gastro-entérite à éosinophiles et le syndrome hyperéosinophilique idiopathique (syndrome de Chusid).
Diagnostic : terrain atopique (50 % des cas), hyperéosinophilie (75 %), infiltration pariétale par des PNE, parfois seulement détectée à l'examen d'une pièce de résection chirurgicale.
Diagnostic différentiel : vascularite de type périartérite noueuse ou Churg-Strauss, infestation parasitaire y compris les shistosomes, intolérance aux protéines du lait, maladie de Crohn, histiocytose X, lymphome, mastocytose systémique.
Traitement : corticothérapie (cures répétées souvent nécessaires), Cromoglycate disodique (Nalcron), parfois efficace.
 


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