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Dermatoses, troubles pigmentaires et hyperplasie cutanés


Dermatoses systémiques : il n’y a que peu de dermatoses systémiques, ceci étant dû au fait qu’il s’agit d’un site peu biopsié et à l’abri quasi total de la lumière. On observe des dermatoses spongiotiques, des mycoses (épidermophyton, trichophyton) surtout au niveau des plis, l’érythrasma est dû au corynebactérium minutissimum (atteinte surtout scrotale). Il est décrit également des candidoses, le pou, le lichen plan [macroscopie, histologie], le syndrome de Behçet avec ulcères récidivants et le psoriasis.
Gale : parasitose la plus fréquente du pénis (contexte d’infection généralisée)
Clinique : papules / nodules rouges, très contagieux (contacts proches lors de rapports familiaux ou sexuels) et de diagnostic tardif, car signes retardés (délai jusqu’à 6 semaines) (Clin Microbiol Rev 2007 ;20:268), puis démangeaisons aggravées la nuit et après bain chaud. Présence de petits sillons tordus de 4-6 mm et papules/nodules érythémateux. le grattage peut aboutir à des ulcérations, surinfections bactériennes, forme norvégienne crouteuse si immunodépression (J Am Podiatr Med Assoc 2004 ;94:583) Peut imiter un eczéma, mycosis fungoide, syphiliset pemphigoïde bulleuse (Dermatol Online J 2006 ;12:19


Histologie  : parasites et selles indurées dans l’épiderme , les sillons sont dans la couche cornée. Images histologiques : #0


 

Mélanose pénienne : grande macule, isolée, plane à bords irréguliers, pigmentée, peut être associé à un syndrome de Laugier-Hunziker (Int J Dermatol 2004 ;43:571)
Histologie  : hyperplasie mélanocytaire, hyperpigmentation de la couche basale.
 
Lentiginose pénienne  : lésions de 0.2 à 2 cm, ovales ou irrégulières à pigmentation homogène ou non avec zones dépigmentées, éparpillées, association possible à un syndrome de Cowden (J Cutan Med Surg 2001 ;5:228) ou de Bannayan-Riley-Ruvalcaba
Histologie : Elongation des crêtes épidermiques + hyperpigmentation des couches basales, discrète hyperplasie mélanocytaire, hyperplasie épithéliale et mélanophages du stroma, sans atypies (J Am Acad Dermatol 1990 ;22:453), des lymphocytes détruisent les mélanocytes avec dépigmentation des kératinocytes adjacents (Pigment Cell Res 1992 ;5:404)
 
Hyperplasie malpighienne  : > 15 couches sans atypies.
Clinique : souvent associé à un carcinome
Zone plane, lisse, légèrement surélevée blanc perle
Histologie :Hyperkératose, acanthose, hypergranulose avec maturation normale, peu / pas de parakératose, ni atypies, ni koïlocytose, souvent plat, parfois papillaire ou pseudo-épithéliomateux ou verruqueux avec acanthose marquée et hyperkératose, discrète papillomatose


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