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LYMPHOGRANULOME VENERIEN (NICOLAS-FAVRE)


Le Lymphogranulome vénérien (maladie de Nicolas-Favre) : maladie tropicale vénérienne due au chlamydia trachomatis des sérotypes L1, L2 et L3, de distribution mondiale mais endémique dans les régions tropicales ou subtropicales d'Amérique, d'Afrique de l'Ouest et d'Asie du Sd-Est, prédominance masculine. Les facteurs favorisant la lymphogranulomatose vénérienne sont la bisexualité, la multiplicité des partenaires et les mauvaises conditions socio-économiques. Les rteurs asymptomatiques constituent un réservoir probablement important. Rôle favorisant de la lymphogranulomatose vénérienne dans la transmission de l'infection par le VIH. Période d'incubation de 3 à 30 j. Une petite papule indolore apparaît au site d'inoculation qui peut s'ulcérer. La lésion est sur le prépuce ou gland, vulve, paroi vaginale ou col. Cette première lésion guérit spontanément. Au second stade, des semaines plus tard qui touche les N inguinaux (surtout chez l'homme), ou l'anus et rectum (surtout femme et homosexuel), adénopathies superficielles, uni- ou bilatérales, douloureuses, inflammatoires, entourées d'une péri-adénite, dans un contexte d'altération de l'état général avec fièvre, frissons, céphalées et myalgies. Les adénopathies sont molles et fistulisées à la peau (en « pomme d'arrosoir ») d'où sourd un pus jaunâtre et sanguinolent dans 1/3 des cas, unilatérales, fermes, quasi constantes
Egalement proctocolite (surtout chez les femmes), de durée et sévérité variable avec diarrhées, constipation, rectorragie, sang et pus dans les selles. La muqueuse est grossière et granulaire au TR. La sigmoïdoscopie montre la proctite aiguë avec inflammation et pseudomembrane. Signes généraux avec malaise, anorexie, céphalées et fièvre, rarement méningo-encéphalite.
AU 3ème stade on a une proctite chronique avec fibrose extensive avec sténose anorectale à portée de TR, avec douleurs, ténesmes, constipation, voire fistules. Possibilité de fistule rectovaginale, recto-vésicales ou vésico-vaginale, , fistules de la verge, d’abcès péri-anaux et d’éléphantiasis vulvaire ou péno-scrotal ou rétrécissement ano-rectal. La peau péri-anale est épaissie et oedémateuse.
Images cliniques : #0, #1, #2, #3
Histologie : ulcération et tissu de granulation, dans les ganglions : inflammation suppurée puis hyperplasie lymphoïde, plasmocytose, puis nécrose stellaire entourée par les histiocytes en palissade, puis fistulisation avec fibrose. Organisme de 0.2 à 2µ gram -, noirs au Whartin-Starry (Mod Pathol 1995 ;8:924).
Biologie : sérologie par fixation de complément qui ne distingue pas les différentes infections à chlamydia (C trachomatis, C psittaci, C pneumoniae), 1 taux >1/256 est +, (FC, IFI, ELISA) et sur la PCR.
C trachomatis peut être isolé sur aspiration de N+ ou sur ulcération.
Plusieurs techniques peuvent être utilisées pour rechercher et identifier C. trachomatis :
- la culture cellulaire (cellule Mc Coy, Hela 229) ;
- la technique immuno-enzymatique ;
- l'immunofluorescence directe ;
- la technique d'amplification génique.
Traitement  : doxycycline 100 mg 2X/j sur 14 j ou tétracycline 500 mg 4X/j sur 14 j ou érythromycine 500 mg 4X/j sur 21 j (en particulier si grossesse). Il faut dépister et éventuellement traiter le ou les partenaires et rechercher d'autres IST de contamination synchrone.
Diagnostic différentiel : difficile avec chancroïde.


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