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Condylome


L'infection à HPVest cliniquement silencieuse et le virus est naturellement éliminé dans 90% des cas sans traitement dans un délai d'un an. Quand le virus persiste dans les tissus, il peut entraîner des manifestations cliniques qui différent selon le génotype. Il s’agit d’infections génitales très contagieuses se caractérisant cliniquement par des condylomes acuminés (crêtes de coq) ou des condylomes plats (papules surélevées), indolores, multiples, localisées aux organes génitaux externes et à l’anus, mais aussi au rectum, et à l’urètre, induites par certains HPV (HPV 6 et 11 dits à bas risque). HPV est absent ou rare si hyperplasie malpighienne, PeIN différencié et carcinomes kératinisants de bas grade, et p 16 -. HPV présent si : condylome, PeIN verruqueux/basaloïde, carcinomes verruqueux/basaloïde. Certains condylomes et lésions planes, surtout si atypies sont associés à des HPV de haut risque. p16 + dans lesions HPV + sauf condylomes avec HPV à faible risque Am J Surg Pathol. 2017 Jun ;41(6):820-832.

- Condylome Acuminé  : surtout dû à l’HPV 6 et 11, les sérotypes 16 et 18 étant rarement mis en cause dans le condylome. Cette lésion prédomine au niveau du méat urétral, surtout entre 20 et 40 ans, mais peut se voir n’importe où sur les organes génitaux externes mesurant de quelques mm à quelques cm le plus souvent multifocal (papillaire, végétant, verruciforme). Images cliniques : #0, #1, #4, lésion scrotale

Histologie : classique avec une papillomatose, une acanthose, une parakératose focale et une hyperkératose avec dans les formes typiques des koïlocytes et une augmentation du marquage au MiB1 au niveau des couches superficielles, présence de lymphocytes T, possibilité d’atypies réactionnelles. Images : #1, #2, #3, #4, #5,
Le condylome géant ou tumeur de Buschke-Löwenstein correspond à une rare lésion papillaire exophytique du pénis, du prépuce et gland en chou-fleur, avec à la coupe une démarcation nette d’avec le stroma sous-jacent. Il regrouperait plusieurs entités liées à HPV, allant du condylome au carcinome condylomateux ou verruqueux et est donc une entité très discutable.
Diagnostic différentiel : Carcinome cuniculatum : pas de koïlocytose, aspect verruqueux, croissance endophytique en profondeur, carcinome papillaire : pas de koïlocytose, papilles complexes avec axes ibrovasculaires irréguliers.
Le traitement des végétations vénériennes comporte la désinfection locale, l’application prudente d’une préparation à base de podophyllotoxine à 0,5% en cas de petits condylomes des organes génitaux externes, de l’anus ou si la lésion fait plus de 3 cm sur la cryothérapie, l’électrocoagulation ou l’excision chirurgicale. Il faut traiter toutes les lésions en relief, à tous les étages, car elles sont contagieuses (ne pas oublier le niveau anal).
L'examen du partenaire et la recherche d'autres IST (rapports non protégés) sont indispensables. La circoncision réduit le risque d'infection par le HPV chez la femme de manière significative contrairement à celui de la transmission du VIH chez la femme par le partenaire.


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