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Rétinite à CMV


CMV : contexte d’immunosuppression, parfois congénital, souvent diagnostiqué à la sérologie ou surprélèvements biologiques car souvent asymptomatique.
Clinique : Myodésopsies et brouillard visuel peuvent rester méconnus du malade. Une baisse de l’acuité ou un déficit campimétrique révélant une localisation en rétine parlante, macula ou rétine proche du pôle postérieur, de pronostic fâcheux. L’atteinte de la papille est souvent compliquée d’occlusions veineuses et compromet gravement le fonctionnement des fibres nerveuses rétiniennes.
Fundoscopie  : rétinite, bien délimitée ; parfois en feu de buisson avec nécrose et hémorragie +/- vitrite, parfois zone isolée blanche non confondue avec tâche de coton
Histologie : nécrose de coagulation avec inflammation choroïdienne secondaire, grandes inclusions intranucléaires et petites intracytoplasmiques.
L’évolution du foyer est centrifuge avec aspect en cocarde.
Le traitement de la rétinite à CMV, lourd et contraignant, repose sur des virostatiques, le ganciclovir et le foscavir, utilisés par voie systémique et en 2 phases : la première, d’attaque, d’une durée de 3 semaines environ ; la deuxième, d’entretien, posant justement le problème de son interruption, fonction de la tolérance, de la négativité des prélèvements et de l’absence de reprise évolutive de la rétinite. Les effets secondaires et la durée de chaque perfusion, moindres avec le ganciclovir, le font souvent choisir en première intention
 


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