» Médecine du sport EPILEPSIE ET SPORT

EPILEPSIE ET SPORT


Epilepsies et sport : La maladie, par elle-même, n'influe pas sur les capacités sportives. Les antiépileptiques peuvent provoquer des difficultés de coordination et de concentration, une augmentation des temps de réaction et une diminution de la rapidité. Ceci limite les performances. Les antiépileptiques ne donnent pas de réponse au contrôle antidopage.
Le sport entraïne une diminution de la fréquence des crises, alors que l'hyperventilation volontaire déclenche des crises (surtout chez l'enfant), mais celle-ci s'accompagne d'alcalose non présente à l'effort.
Certains sports sont épileptogènes à cause de : l'hypoxie (sports de haute montagne (> 2000 m), l'oxygène hyperbare, utilisé en plongée, les efforts prolongés (cyclisme, marathon, triathlon, natation) l'hyperhydratation, l'hyponatrémie, l'hypoglycémie et l'hyperthermie.
Le sport est un loisir important ; il améliore la forme physique et le contrôle de soi, le sport collectif, favorise l'intégration sociale et la confiance en soi, or les épileptiques souffrent de problèmes psychosociaux (surprotection, sous-stimulation, faible estime de soi, isolement). C'est pour ces raisons que le sport doit être encouragé dès l'enfance, au moment du développement de la personnalité.
Les règles sont individuelles et dépendent de la symptomatologie des crises, de leur fréquence, de leur horaire de survenue (chez certains patients, les crises sont uniquement nocturnes) et de l'efficacité du traitement. Y a-t-il perte de conscience ? Survient-elle d'emblée ou après une sensation subjective qui permet au patient de se mettre à l'abri ? Y a-t-il des chutes, des automatismes dangereux, une généralisation tonico-clonique ?
Risque particulier des sports aquatiques, la noyade est la cause principale de décès accidentel des épileptiques (33 à 78 %, responsable de 3 à 16 % des décès, loin devant les accidents de la voie publique et du travail. En pratique, les patients doivent toujours être surveillés et éviter l'eau profonde. Pour les enfants, il faut un adulte par enfant, dans l'eau ou au bord selon le type de crises.


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