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PERIOSTITE (AVANT-BRAS)


Diagnostic d’une douleur chronique de l’avant-bras : 1 % des consultations en traumatologie sportive. Les sports à risque sont : de raquette (tennis, squash, badminton, où 40 % des atteintes traumatiques touchent le coude/avant-bras/poignet) ; de lancer, de contact avec 20 % d’atteintes coude/avant-bras/poignet ; la gymnastique (lésions plutôt radiales chez les femmes, plutôt cubitales chez les hommes), surtout les sports de glisse (wind surf, kite surf, le ski nautique) ; les sports mécaniques (VTT, motocyclisme, skateboard, le roller)
Les périostites ont été décrites au niveau du tibia, de l’humérus (lanceurs), de l’avant-bras. Tout processus agressant le périoste entraïne une activation ostéoblastique et la genèse d’un tissu ostéoïde débordant le cortex (fracture de fatigue longitudinale, hématome sous-périosté ( volleyeur en réception, karatéka en défense), entre les 2 feuillets profond et superficiel du périoste (mécanismes de torsion-traction, chez les gymnastes et lanceurs), en parostéal (sarcomes). La symptomatologie des périostites est similaire à celle des fractures de fatigue, même contexte sportif, même douleur mécanique, cédant au repos, mais topographie plus étendue, sur 4 à 6 cm, non circonférentielle, souvent majorée par les contractions isométriques contre résistance manuelle en pronosupination La radiographie est le plus souvent normale, en cas de positivité, on discute d’autres causes d’apposition périostée : maladie générale (pachydermopériostose, syndrome de Pierre Marie ou ostéo-arthropathie hypertrophiante pneumique qui est un rhumatisme inflammatoire des grosses articulations, avec hippocratisme digital et périostose radiologique ; souvent associé à un cancer du poumon) ; apports exogènes (hyper-vitaminose A, hyper-vitaminose D, augmentation de l’hormone de croissance) réalisant un syndrome pseudo-acromégalique ; cause locale : tumeur bénigne ou, plus rarement, maligne.
La scintigraphie est toujours positive en cas de fracture de fatigue, aux temps précoce et tardif, inconstamment positive, longitudinale étendue en cas de périostite au temps tardif. L’IRM, malgré son coà»t, reste l’examen de choix faisant la part des choses entre fracture de fatigue et lésions périostées.http://www.emedicine.com/sports/topic30.htm



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