» Médecine du sport FRACTURES DE FATIGUE DU PIED

FRACTURES DE FATIGUE DU PIED


Les fractures de fatigue du pied  : Les fractures de fatigue du pied sont connues depuis le milieu du XIXème siècle (Breithaupt en 1855), appelées "pied de marche" ou "pied forcé" ou "fracture de marche". Les grandes séries sont presque exclusivement militaires coïncident avec les périodes d'effort de guerre et ont représenté 100 % des fractures de fatigue pendant longtemps, les autres localisations n'étant pas connues. Les séries récentes montrent une fréquence relative de 20 %, dont 50% des métatarsiens. Le sport supplante, égalise ou dépasse petit à petit l'entraînement militaire quant au risque de survenue de ce type de pathologie (marche, course à pied, danse et sports d'impulsion sur sol dur tels que volley, basket).
Elles siègent essentiellement sur les 2 et 3ème métatarsiens (90 % des localisations de la palette), avec dans l’ordre décroissant : M2, M3, M4, M1, M5, celles de M1 étant souvent méconnues.
Considérations générales à toutes les localisations : maladie d'adaptation de l'os à l'effort, suite à une activité intense, inhabituelle et répétée, notamment par changement de sol, au cours de tous les sports. Une progression trop rapide de la charge de travail est toujours en cause. Rôle de la conjonction d'un diamètre faible et de la longueur de ces métatarsiens associés à la fixité de leur base, particulièrement au niveau du 2ème métatarsien coincé entre les 1er et 3ème cunéiformes. Cette fixité rend le 2e rayon plus sensible à une éventuelle insuffisance du 1er rayon, ainsi qu'à une position postérieure des sésamoïdes.
Clinique : douleur progressive de l’avant-pied, mécanique, avec œdème sur le dos du pied. Le repos apporte un soulagement au moins à la phase initiale. Les symptômes sont d’abord reliés aux activités physiques puis finissent par devenir invalidants dans la vie quotidienne avec boiterie. Association possible avec polyarthrite rhumatoïde, ostéoporose, pied neuropathique. Chez la femme rechercher la triade athlétique féminine (athlétisme, ostéoporose, aménorrhée)
Examen clinique : tuméfaction dorsale +/- bien localisée, les tests en charge de montée sur demi-pointe et de saut réveillent la douleur, ainsi que la mobilisation de la tête métatarsienne, (flexion dorsale forcée ou la pression dans l’axe du métatarsien). Plus tard : parfois le long d’un fût diaphysaire, tuméfaction allongée, dure, douleur progressivement moins vive et tests en charge progressivement indolores. On insiste sur les signes négatifs : pas de douleur de l'articulation métatarso-phalangienne, ni à la mobilisation douce de cette articulation, ni de tuméfaction des espaces inter-métatarsiens.
La fracture de M5 : Si la fracture proximale de la grosse tubérosité de M5 est bien individualisée, il existe une confusion entre la fracture de Jones et celles de fatigue qui sont métaphyso-diaphysaires, légèrement plus distales. Le mode de survenue est variable av


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