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HALLUX VALGUS


Hallux valgus : le premier métatarsien est varisé alors que le gros orteil est valgisé formant un angle dont le sommet crée une saillie interne (oignon). La tête métatarsienne ne repose plus sur ses sésamoïdes ce qui la prive de leur force propulsive et surcharge les autres rayons du pied. Le tendon fléchisseur prend la corde de l’arc et pérennise la déformation.
Causes : prédisposition congénitale (tendance familiale dans 1/3 des cas), prédominance féminine (20/1), gros orteil long (pied égyptien).
Pathologie la plus fréquente de l’avant pied : risque de bursite qui peut se surinfecter avec arthrite sous-jacente et perte de la fonction par arthrodèse. Au niveau des orteils voisins coup de vent externe quand ils sont refoulés par le valgus du gros orteil très inesthétique. Griffe avec cor conflictuel avec la chaussure et son risque de surinfection (orteil en marteau).
Métatarsalgies du deuxième rayon par hyperappui réactionnel à l’insuffisance du gros orteil, avec durillon d’appui et tiroir dorsoplantaire douloureux conduisant à la luxation.
Pied rond antérieur avec insuffisance de tous les rayons et métatarsalgies médianes.
Evolution à mesure que cèdent les articulations d’avant en arrière.
Au début de l’IPP parfois très précoce par déviation de P1 sur P2 ou clinodactylie, source d’ongles incarnés à répétition par conflit entre les deux premiers orteils.
Puis la MTP cède et se crée l’hallux abductus et la saillie exostosique interne, puis bursite interne par conflit avec la chaussure.
Puis la cunéométatarsienne cède à son tour et apparaït le métatarsus varus. L’évolution se fait par poussées douloureuses successives entrecoupées d’accalmies trompeuses car la déformation continue de s’aggraver. Elle frappe les rayons voisins qui deviennent souvent les motifs de consultation. L’évolution se fait vers une extension des désordres statiques à tout l’avant pied pouvant gêner considérablement le port de chaussures et la marche.
Chirurgie : ostéotomie du métatarsien et première phalange. L’atteinte des orteils voisins complique l’intervention. Les griffes peuvent se traiter par simple ténotomie de l’extenseur voire arthrodèse de l’IPP ou raccourcissement diaphysaire de P1 avec brochage provisoire de 25 j. En cas de luxation dorsale de P1 du 2ème orteil, il faut souvent brocher l’articulation après réduction et ostéotomie de la tête, ce qui entraïne des risques de raideur. Une semelle post-opératoire est parfois utile.
Les suites sont simples. Reprise de l’autonomie précoce : appui talonnier pendant 20 jours sur des chaussures post-opératoires, puis chaussures souples fonction de l’importance de l’oedème constant pendant un minimum de 45 jours. Rééducation au 15ème jour.


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