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NEVRALGIE ET PARALYSIE CERVICOBRACHIALE


Thoracic Outlet Syndrome : regroupe 3 syndromes avec douleurs du bras, épaule, cou : forme neurogène (compression du plexus brachial), vasculaire (compression artère/veine sous-clavière) idiopathique. Nombreux diagnostics différentiels : syndrome de la coiffe des rotateurs, pathologie discale cervicale, fibromyalgie, sclérose en plaques, tumeurs médullaires. Dans la forme neurogène, il existe une atrophie de la loge thénar (main de Gilliatt-Sumner), anesthésie de main et avant-bras, douleur sourde du cou, épaule, creux axillaire
Dans la forme vasculaire : pâleur, diminution du pouls, bras
Forme idiopathique : douleur sourde du cou, épaule, creux axillaire, aggravée lors d’activité. Souvent déclenché par un traumatisme, se voit chez des sportifs
La névralgie cervico-brachiale est l'équivalent d'une sciatique du bras, le conflit se situe au niveau d'une vertèbre cervicale, et le territoire douloureux des racines nerveuses concernées se fait dans la région de la clavicule, le haut du dos et de la poitrine, et le bras (plexus brachial). Les lésions du plexus brachial se voient surtout dans un contexte de sport de contact, des accidents de moto elles sont souvent non diagnostiquées. On exclut une éventuelle myélopathie cervicale telle une modification de la démarche, dysfonction colique et de la vessie.
On note les innervations suivantes :
C4 - Trapèze ; épaule (partie haute)
C5 – Deltoïde, coiffe des rotateurs ; abduction du bras ; bras latéral > et radius distal
C6 - Biceps, coiffe des rotateurs ; flexion de coude ; avant-bras latéral et pouce
C7 - Triceps ; extension de coude ; index et bout des doigts du milieu
C8 - Extension des doigts ; pouce distal ; 3ème et 4ème doigts
Les 3 mécanismes impliqués sont :
Traction par flexion latérale du cou du coté oppose, impact direct, compression nerveuse par hyperextension du cou et rotation ipsilatérale
Clinique : Début le plus souvent insidieux avec douleur variable sourde à lancinante du cou, épaule, bras, avec dysesthésies/paresthésies, avec fourmillements, engourdissements, gonflement, courant électrique, non influencés par les mouvements du bras, changeantes et migratrices, les symptômes sont de durée très variable, très bref à plusieurs semaines. Le repos n'est pas efficace. On note une diminution de la mobilité active surtout en extension, rotation, et flexion latérale.
A la palpation : sensibilité des muscles paraspinaux surtout du coté homolatéral et dans les territoires où la douleur se projette.
On peut distinguer 2 formes :
-inflammatoire avec douleurs invalidantes, permanentes, nocturnes, sensible aux AINS ou corticoïdes y compris en infiltration + immobilisation conseillée (collier cervical ou minerve) et du bras (utilisation coude au corps)
- peu inflammatoire avec douleurs modérées, intermittentes, réveillée dans les jours suivant une activité inhabituelle, médicaments inefficaces.
Tests : on cherche à reproduire la douleur par extension du cou avec rotation(spécifique (93%), mais non sensible (30%). Signe de Lhermitte négatif : flexion du cou à la recherché d'une douleur sous forme de choc électrique dans la colonne.
Causes : arthrose cervicale (qui débute tôt dans la vie) et hernie discale (20-25% des cas). L'arthrose avec ses déformations en becs de perroquet, et la hernie (petites hernies bien tolérées) empiètent sur les trous de conjugaison. Certains gestes ou postures irritent le nerf (soulever des poids, utiliser des outils vibrants), rarement tumeurs, artérite gigantocellulaire, infections spinales).
Imagerie  : multiples incidences de la colonne cervicale ; antéropostériieure, latérale, odontoïde, obliques à la recherche d'une sténose du canal cervical, d'une hernie discale (réduction de l'espace entre 2 vertèbres (alors que les disques sont de + en + gros de C2 à C6) ou d'arthrose, d'une sténose foraminale. La RMN recherche une atteinte de la moelle épinière ou des racines nerveuses. L'importance des lésions n'est pas corrélée au pronostic.
Traitement : NSAID, mobilisation précoce, application locale de chaleur pour les lésions aiguës. Chirurgie possible si traitement médical inefficace
Si franche hernie discale, "molle" (récente), avec peu d'arthrose : le résultat est habituellement excellent, sans douleurs résiduelles.
Si association arthrose et hernie : les résultats sont moins constants.
La paralysie de Dejerine-Klumpke est une paralysie du plexus brachial<, celle de Erb-Duchenne est une paralysie du plexus brachial>. Chez le bébé, elles sont secondaires à des dystocies (difficultés d’engagement des épaules dans le basin maternel). La paralysie du membre supérieur secondaire à l’atteinte du plexus brachial est totale ou partielle (épaule, coude, main). Il existe 4 types de lésions du plexus brachial : l’avulsion, le nerf est arraché de la colonne ; rupture, = arrachement + distal ; névrome = déchirure guérie cicatrisée, le cal gênant la propagation de l’influx nerveux ; neuropraxie ou étirement, qui est la lésion la + commune.
La paralysie du plexus brachial nécessite une prise en charge rapide. En présence d’une lésion avérée du plexus brachial, l’unique traitement est chirurgical. Les résultats sont fonction du type de paralysie et surtout fonction du délai de prise en charge.


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