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DEFILE DES SCALENES


Le défilé des scalènes est délimité par les 3 muscles scalènes, la 1ère côte (ou côte cervicale de longueur variable (ou une apophysomégalie de C7) et la clavicule, passage des structures neurovasculaires du cou/thorax dans le creux axillaire, avec 3 petits espaces qui se suivent et qui rétrécissent à certaines manœuvres du bras (abduction, rotation externe (natation)). Le triangle interscalène délimité par le scalène antérieur et le médian et la 1ère côte, le triangle costoclaviculaire entre clavicule, 1ère côte et omoplate, l’espace sous l’apophyse coracoïde et le petit pectoral.
La symptomatologie liée à son atteinte (pince costoclaviculaire) est très variable, l’évaluation de son incidence est donc aussi très variable (3-80 cas/1000), se voit surtout chez les femmes, peu muscles avec mauvaise posture.
Clinique : Affection de l’adulte jeune à prédominance féminine, clinique variable selon la compression vasculaire, nerveuse ou mixte. Les signes cliniques associent douleurs de topographie radiculaire C8 et D1 (les 2 derniers doigts) provoquées par certaines positions rétrécissant le défilé interscalénique : élévation du bras, geste d’écrire au tableau, port de fardeau abaissant l’épaule (syndrome du havresac), au cours de la rotation de la tête du même côté (tension du scalène antérieur), parfois au décubitus (rétropulsion de l’épaule) ; amyotrophie des petits muscles de la main avec diminution de la force segmentaire sans trouble sensitif ; des signes vasculaires : syndrome de Raynaud unilatéral, claudication intermittente du membre supérieur, thrombose vasculaire avec ulcération trophique des doigts, plus rarement dilatation anévrismale de l’artère sous-clavière dans le creux sus-claviculaire.
Les tests diagnostiques étudient de façon comparative le pouls radial et ses variations selon la position de la tête et du bras ainsi que la survenue de paresthésies digitales.
Le test d’Adson modifié : le patient est assis, mains sur les genoux, l’examinateur doit percevoir le pouls radial lorsqu’il demande au patient de pencher la tête en arrière, de tourner la tête du côté opposé et enfin de bloquer la respiration en inspiration profonde.
Le test est positif du point de vue vasculaire si le pouls diminue ou disparaît.
Il est positif du point de vue neurologique si des acroparesthésies apparaissent.
L’examen radiographique explore l’intégrité du rachis cervical et de l’apex pulmonaire.
On met en évidence la présence d’une côte cervicale ou d’une apophysomégalie transverse. L’étude doppler permet de confirmer les anomalies cliniques du test d’Adson ou de Leriche.
L’artériographie est indiquée si une intervention est discutée : les clichés sont faits les membres supérieurs étant à la verticale.
L’artériographie permet de noter la compression artérielle et précise l’état vasculaire en aval.
- forme vasculaire, rare des vaisseaux sous-claviers (surtout quand le bras est surélevé). Si obstruction veineuse, oedème du bras, distension veineuse, cyanose, ou douleurs diffuses du bras ou main. Si obstruction artérielle : douleurs diffuses du bras ou main, claudication intermittente, pâleur et froideur du membre, pouls diminués (diminution de la tension artérielle), grâce aux collatérales vasculaires les symptômes restent modérés (les patients ne consultent que si évènement ischémique (ulcération, gangrène, pouls absents).
- forme nerveuse pure rare, atteinte du plexus brachial, atrophie des muscles intrinsèques de la main, voire paresthésies, perte de sensibilité.
- forme non spécifique : douleurs inexpliquées du bras, épaule, et cou, souvent après un accident.
Le fait de placer l’épaule en abduction/rotation externe, puis extension du cou avec rotation du côté de l’épaule sensibilise l’examen et reproduit les signes cliniques.
Causes : anomalies osseuse (côte cervicale, exostoses), hypertrophie musculaire si musculation excessive, rares tumeurs ou pseudotumeurs, post traumatique (fréquent, avec hématome, myosite ossifiante, cicatrice).
Imagerie : Clichés de la colonne cervicale, thorax, épaule et clavicule. On peut proposer une EMG.
Traitement : si atteinte vasculaire aiguë ou neurologique on propose une chirurgie
Si thrombose, thrombolyse par urokinase + anticoagulation sur plusieurs mois, décompression chirurgicale.
Sinon repos relatif, AINS, rééducation pour corriger mauvaise posture..


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