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Grippe


La grippe : virose épidémique des voies respiratoires supérieures, nez, gorge, bronches, et rarement des poumons. L'infection dure en général une semaine environ avec apparition brutale d'une forte fièvre, myalgies, céphalées, malaise, toux sèche, gorge irritée et rhinite. La plupart guérit en 1 à 2 semaines spontanément, chez des patients fragiles possibilité de graves complications des pathologies concomitantes.
Lors des épidémies annuelles, 5 à 15 % de la population est atteinte avec entre 3 et 5 millions de cas graves et 250000 à 500000 décès/an dans le monde (dans les pays industrialisés, décès chez les > 65 ans.
Les virus grippaux pathogènes se classent en deux groupes, A et B. Les virus A avec 2 sous-types : A(H3N2) et A(H1N1), le premier des deux étant celui que l'on trouve le plus souvent en cas de décès. Deux antigènes de surfaces différents définissent les différents types de virus (hémagglutinine (H) et neuraminidase (N).
La composition génétique des virus grippaux permet de fréquentes modifications mineures, connues sous le nom de dérive antigénique, ce qui impose de reformuler chaque année les vaccins.
Pandémies de grippe : Trois fois au cours du siècle dernier, les virus grippaux A ont subi des modifications génétiques majeures de l'élément H qui ont provoqué des pandémies avec une forte morbidité et un grand nombre de décès. La grippe espagnole qui, en 1918 et 1919, a touché une grande partie de la population mondiale et a tué au moins 40 (voire entre 50 et 100selon certaines estimations) millions de personnes, puis en en 1957 (grippe asiatique) et 1968 (grippe de Hong Kong), avec morbidité et mortalité importantes. Plus récemment à Hong Kong, on a observé en 1997 et 2003 des flambées limitées d'un nouveau sous-type viral, le A(H5N1), se transmettant directement de l'oiseau à l'homme.
Transmission entre personnes par voie aérienne. Le virus grippal pénètre par le rhino-pharynx, symptômes 1 à 4 jours après la contamination. Les sujets atteints deviennent contagieux un jour avant l'apparition des symptômes et le restent pendant 7 jours.
La maladie se propage rapidement, en particulier quand il y a de fortes concentrations de populations. Le virus survit plus longtemps à l'extérieur de l'organisme lorsque le temps est sec et froid, raison pour laquelle les épidémies saisonnières surviennent en hiver dans les climats tempérés.
Diagnostic : suspicion clinique, la confirmation du laboratoire est requise pour les cas se produisant en dehors des épidémies annuelles. On trouve depuis peu des tests rapides permettant de déceler les virus grippaux en 30 minutes. Malgré la disponibilité de ces tests, il reste indispensable de prélever des échantillons cliniques pour la culture virale, afin d'obtenir des informations sur les sous-types et les souches virales en circulation. Ces renseignements sont en effet nécessaires pour décider des traitements, de la chimioprophylaxie et de la formulation du vaccin pour l'année suivante.
Prévention  : vaccins antigrippaux
Différents types de vaccins existent, sûrs et efficaces pour la prévention des effets bénins et graves de la grippe. Il est recommandé de vacciner toutes les personnes âgées et tous les sujets considérés à haut risque de complications en raison de pathologies sous-jacentes.
Chez les personnes âgées, la vaccination diminue de 60 % la morbidité et de 70 à 80 % la mortalité due à la grippe. Tous les vaccins inactivés contiennent des traces de protéines d'oeuf et ils ne doivent donc pas être utilisés chez le sujet allergique à celles-ci.
Les modifications génétiques constantes des virus grippaux imposent d'ajuster chaque année la composition du vaccin de façon à y introduire les souches les plus récentes A(H3N2), A(H1N1) et B en circulation.
Traitement : symptomatique, antibiotiques si surinfection, agents antiviraux qui lorsqu'ils sont administrés avant l'infection ou dans les deux jours suivant l'apparition des symptômes, peuvent prévenir l'infection ou réduire la durée des symptômes d'1 à 2 j.
L'amantadine et la rimantadine sont peu onéreux, efficaces contre les virus de type A, parfois effets secondaires (délires et convulsions,à forte dose chez les personnes âgées) et de résistances. Les inhibiteurs de la neuraminidase avec le zanamivir et l'oseltamivir, ont moins d'effets secondaires avec moins de résistances, ils sont onéreux et non disponibles dans de nombreux pays.
En cas d'atteinte grave, il peut s'avérer nécessaire d'hospitaliser le malade et de le placer sous soins intensifs, antibiothérapie pour la prévention des surinfections et assistance respiratoire.
 


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