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Epidémiologie du cancer colorectal

facteurs de risque de survenue de cancer colique


Epidémiologie  : (1) : En France, le cancer colorectal (CCR) est le plus fréquent (15 % de l’ensemble des cancers (2) vs 9.7% dans le monde en 2008 (3)) des cancers dans l’ensemble de la population. Les données d’incidence fournies par le réseau français des registres de cancers permettent d’estimer à 37400 en 2008 les nouveaux cas par an dont 61% de CCR. L’âge moyen lors du diagnostic est d’environ 70 ans. Le nombre de décès par CCR est de l’ordre de 15000 à 16000 / an. Le CCR est rare avant 50 ans (moins de 6% des cas). L’incidence augmente rapidement à partir de cet âge, plus vite chez l’homme que chez la femme (sex ratio H/F = 1,5). Le taux d’incidence du CC a augmenté régulièrement de 1970 à 1990 ; il semble actuellement se stabiliser. En revanche, le taux de décès est resté stable durant les 20 dernières années. Le pronostic s’est donc amélioré ; les deux facteurs déterminants de ce progrès sont la baisse de la mortalité péri-opératoire chez les sujets âgés et, pour une part plus faible, un diagnostic plus précoce. Le taux de survie brute à 5 ans en France est estimé à 41 %, le taux de survie relative à 53%.
L’immense majorité des CCR sont des adénocarcinomes. Dans les pays occidentaux, 60 à 80% des CCR, en particulier les localisations distales, résultent de la transformation d’une lésion préexistante, le polype adénomateux. Les adénomes se répartissent à peu près également entre le côlon droit et le côlon gauche. En revanche, 1/3 seulement des CCR sont situés dans le côlon droit.
Selon les données d’autopsie, un tiers de la population est porteur d’un adénome à l’âge de 65 ans, la prévalence étant un peu plus fréquente chez les hommes, le risque net moyen d’être atteint d’un CCR avant l’âge de 74 ans est estimé à 3,5%.. Sur 1000 adénomes, 100 atteindront la taille de 1 cm et 25 deviendront des cancers dans un délai de 10 à 20 ans. Outre la taille, le risque de transformation dépend de la structure histologique. La présence de foyers cancéreux dans les adénomes tubuleux est de 1,3%, de 11,6% dans les adénomes tubulo-villeux et de 14,4% dans les adénomes villeux. Il arrive exceptionnellement (0,3%) que des adénomes de petite taille subissent directement une transformation cancéreuse.
Après exérèse par polypectomie endoscopique, les adénomes peuvent récidiver. Le taux de récidive à 3 ans des adénomes de plus de 1 cm de diamètre se situe autour de 3%. Il est maintenant démontré que la polypectomie endoscopique diminue la mortalité et l’incidence du CCR.
Dans la population, on identifie trois niveaux de risque de CCR :
- Le niveau élevé : Les patients ayant des antécédents, personnels ou familiaux d’adénome ou de CCR ont un risque net avant 74 ans qui varie de 6 à 10% selon le nombre de parents atteints et l’âge minimum auquel la maladie a été découverte chez les apparentés. Les sujets atteints de maladie inflammatoire chronique de l’intestin, RCUH et maladie de Crohn, sont aussi des sujets à risque élevé en cas de pancolite
Cas familiaux sporadiques : 15 à 20 % de patients avec CCR (4) ont un antécédent familial (10% dans la population générale), un seul cas de CCR chez un parent au premier degré multiplie le risque personnel par un facteur 2 (5), si le parent est âgé de moins de 45 ans au diagnostic, le risque relatif est multiplié par 4, alors qu’il est voisin de celui de la population générale si ce parent avait plus de 60 ans, le risque relatif est également de 4 si deux parents du premier degré ont été atteints d’un CCR.
- Il est conseillé une coloscopie de dépistage chez tout apparenté au premier degré d’un malade atteint de CCR avant 60 ans ou si deux parents au premier degré sont atteints d’un CCR quel que soit l’âge du diagnostic. La coloscopie est faite à partir de 45 ans ou 5 ans avant l’âge du diagnostic du cas index. Après une coloscopie normale, une surveillance tous les 5 ans est suffisante. En cas de CCR après 60 ans chez le sujet index, il est difficile de conseiller chez les apparentés au premier degré une stratégie dans l’état actuel des connaissances.
Sujets à risque élevé du fait d’antécédents personnels : Dans le cas d’antécédents de CCR ou d’adénome unique supérieur à 1 cm, d’adénomes avec contingent villeux, une coloscopie est effectuée à 3 ans, et si elle est normale, 5 ans après. En cas de pancolite, une coloscopie est conseillée tous les 2 ans après 15-20 ans d’évolution.
Environ deux tiers des cancers se situent sur le côlon gauche, un tiers sur le côlon droit ; les cancers du côlon droit augmentent de fréquence. En population générale (données du réseau français des registres du cancer), le diagnostic est fait à partir de symptômes dans près de 71% des cas, en urgence dans 15 à 18% des cas. Environ 7% des cancers sont de découverte fortuite.
Relations entre les polypes et polyposes avec le carcinome et leur traitement
- Les polypes isolés de type hyperplasique rétentionnel et de Peutz-Jeghers ne comportent qu’un risque négligeable de dégénérescence maligne.
- Tous les patients avec un syndrome de polypose présentent un risque accru de cancérisation. Ce risque est maximal, proche de 100% dans la polypose adénomateuse familiale et dans le syndrome de Gardner. Il est bien plus faible mais toujours augmenté par rapport à la population normale chez les patients avec un syndrome de Peutz-Jeghers, polypose juvénile et polypose hyperplasique. Ceci étant clairement lié au fait que tous ces syndromes de polypose peuvent être accompagnés par une transformation adénomateuse de certains des polypes.
– Les polypes adénomateux, adénovilleux ou villeux présentent un risque significatif de dégénérescence maligne, en particulier dans les formes villeuses. Bien que le risque de dégénérescence adénomateux classique soit d’environ 5%, ce risque augmente nettement avec la taille (exceptionnel si < 0,5 cm, 0,3% si < 1 cm, 9% entre 1 et 2 cm, 28% si > 2 cm), le type de polype (1,3 % si tubuleux, 12% si tubulovilleux, 15% si villeux), et surtout le degré de dysplasie observé au niveau du polype. De nombreuses preuves épidémiologiques relient les polypes adénomateux au carcinome colique. Ainsi Stryker (6) a montré une incidence cumulée de 25% de cancérisation à 20 ans si la taille est supérieure à 1 cm. Les différents aspects morphologiques, histochimiques, immunohistochimiques, cytométrie en flux, morphométrie nucléaire et de microscopie électronique sont sensiblement identiques entre l’adénocarcinome bien différencié et les polypes adénomateux dans leurs territoires dysplasiques. Cette transformation cancéreuse est devenue le prototype de la pathologie néoplasique chez l’être humain. Le passage du polype adénomateux par les différents stades de dysplasie au carcinome infiltrant étant accompagné et vraisemblablement dû à une série d’altérations moléculaires par activation mutationnelle d’oncogènes ou l’inactivation de gènes suppresseurs de tumeurs. Une accumulation de pertes en 8p21-pter, 15q11-q21, 17p12-13, 18q12-21, de gains en 8q23-qter, 13q14-31, 20q13 sont associés à la progression de l’adénome vers le carcinome, la présence de 2 ou plus de ces anomalies se voit dans les adénomes cancérisés et adénocarcinome colorectal (7).
Génétique du CCR Arch Pathol Lab Med. 2011 May ;135(5):578-87 : Environ 80% des carcinomes colorectaux présentent une perte d’hétérozygotie (LOH), 15 à 19% une instabilité microsatellitaire (MSI) (8) environ 5% ont des anomalies génétiques inclassées.
Les carcinomes LOH (9) présentent comme événement précoce une mutation de Ki Ras (qui code une p21 à la face interne de la membrane impliqués dans la transduction de signaux à partir de récepteurs) dont le % est très variable selon les équipes (les mutations activatrices de Ki Ras (exons 2, 3, et 4) et de N Ras (exons 2, 3, et 4), présentes dans 30 à 40 % des carcinomes Lieberkuhniens sont une CI aux anti-EGFR (erbitux), avec forte concordance du statut Ki Ras entre le primitif et les métastases (Oncologist 2008 ;13:1270)), on note aussi des mutations somatiques du gène APC en 5q21 qui sont très fréquentes ce qui aboutit à une accumulation de bêta-caténine qui s’accumule dans le noyau et déclenche la transduction de gènes impliqués dans le cycle cellulaire avec accélération du cycle cellulaire. Les événements suivants sont des mutations en 18q avec atteinte possible de 3 gènes DCC, SMAD2, SMAD4 ainsi qu’une délétion en 17p (p53). Pertes en 1p, 8p et 22q (gènes non identifiés à présent) (10), mutations de Kras dans 50%, p53 dans 70%, parfois mutations de BRAF (de mauvais pronostic) ou de PIK3CA dans 25% (3).
Série de 1735 CCR dont 1002 mutés RAS associé à : sexe masculin, formes histologique classique, bien / moyennement différencié, MSS. Si mutations de l’exon 3 (rare = 23 cas) = associé à histologie mucineuse / sous type histologique rare dans le rectum. Si exon 4 (n=33) associé à histologie mucineuse / sous type histologique rare. N Ras (n=37) non corrélé aux données clinicopathologiques Mod Pathol. 2018 Mar ;31(3):517-526.
Il y a néanmoins d’assez nombreuses preuves que le carcinome colorectal peut survenir de novo sans contexte de polype préexistant.
Les adénomes villeux doivent être enlevés en totalité, de préférence en monobloc pour permettre une orientation satisfaisante du spécimen et permettre ainsi l’évaluation des limites d’exérèse.
Quand les polypes sont isolés ou peu nombreux, la résection endoscopique est largement suffisante. En cas d’une lésion relativement volumineuse en situation proximale, il existe un risque non négligeable de ne pas échantillonner un territoire de dégénérescence carcinomateuse sur une simple biopsie. Une résection par voie antérieure d’un segment du colon paraît à ce préférable.
Quand un polype montre une dégénérescence maligne, les thérapeutiques varient. En effet, s’il s’agit d’un petit foyer de carcinome intramuqueux sans extension à travers la musculeuse aux muqueuses constituées de glandes adossées avec perte totale de polarité. La polypectomie semble suffisante. En effet, le risque de métastase ganglionnaire et systémique est proche de zéro. Le carcinome peut infiltrer la musculaire muqueuse mais rester très limité et être à distance de la limite d’exérèse définitive au niveau du pédicule. Il existe un risque très faible <1% de métastase ganglionnaire justifiant à nouveau une simple polypectomie hormis si la lésion est de haut grade ou s’accompagne de perméations vasculaires. En cas d’invasion du pédicule, le risque de métastase n’est plus négligeable, une résection colique est donc préférable.
Le niveau très élevé  : Sujets appartenant à une famille atteinte de cancers à transmission héréditaire autosomique dominante. Un peu moins de 1% des CCR sont dus à la Polypose Adénomateuse Familiale (PAF), environ 3 % des CCR sont des cancers héréditaires sans polypose (HNPCC) nouvelle dénomination du syndrome de Lynch, risque d’autres types tumoraux (endomètre).
De transmission héréditaire autosomique dominante à forte pénétrance et expressivité variable
Les CCR héréditaires sans polypose HNPCC (11 ;12) (10)  : Hereditary non polyposis colon cancer, de 80 à 90% des porteurs du gène présentent un CRC qui peut se voir à tout âge de 14 à 82 ans (entre 40 et 45 ans surtout), a tendance a être multiple synchrone ou métachrone avec un risque important de récidive en l’absence de colectomie subtotale
Il représente 1 à 6% des CCR, défini par 3 critères et recherchés pour un cancer de type HNPCC (colorectal, endomètre, grêle, vessie) critères d’Amsterdam :
- 3 sujets atteints de CCR dont l’un est uni aux deux autres par un lien de parenté au premier degré.
- Deux générations successives sont concernées.
- Chez un des malades, le diagnostic de cancer de type HNPCC a été porté avant l’âge de 50 ans (pas de FAP).
Critères de Bethesda (tous doivent être présents) : Cancer diagnostiqué chez un individu issu d’une famille validant les critères d’Amsterdam Cancer colorectal diagnostiqué chez un individu avec antécédent personnel de cancer colorectal ou du spectre HNPCC, synchrone ou métachrone, quels que soient les âges au diagnostic
Cancer colorectal diagnostiqué chez un individu ayant au moins un apparenté au premier degré atteint d’un cancer du spectre HNPCC diagnostiqué à un âge inférieur à 50 ans ou d’adénome(s) colorectal(ux) diagnostiqué(s) à un âge inférieur à 40 ans Cancer colorectal ou cancer de l’endomètre diagnostiqué avant 45 ans Cancer du côlon « proximal », d’architecture « medullaire/cribriforme » diagnostiqué avant 45 ans CCR avec cellules de type « signet-ring » diagnostiqué avant 45 ans
Adénome colorectal diagnostiqué avant 40 ans CCR chez un individu avec au moins 2 apparentés au premier ou au deuxième degré atteint d’un cancer du spectre HNPCC quels que soient les âges au diagnostictable (J Natl Cancer Inst 2004 ;96:261)
Critères de Bethesda révisés
CCR avant 50 ans, CCR sur antécédent personnel de CCR ou du spectre HNPCC, synchrone ou métachrone, quels que soient les âges au diagnostic CCR avec histologie évocatrice (faible degré de différenciation, architecture medullaire/cribriforme, infiltration lymphocytaire dense du stroma tumoral) avant 60 ans
CCR avec au moins un apparenté au premier degré avec cancer du spectre HNPCC avant 50 ans
CCR avec au moins 2 apparentés au premier ou au deuxième degré à cancer du spectre HNPCC quels que soient les âges au diagnostic.
CCR si famille avec syndrome HNPCC/Lynch avéré, surtout si avant 60 ans
CCR avec phénotype MSI et défaut d’expression des protéines MSH2 et/ou MSH6, quel que soient l’âge au diagnostic et l’histoire familiale
CCR distal (en aval de l’angle colique gauche) ou du rectum à phénotype MSI et défaut d’expression de MLH1 (surtout avant 60 ans et/ou si agrégation familiale de CCR ou autres cancers du spectre de l’affection)
Situations cliniques à probabilité « intermédiaire » de syndrome HNPCC/Lynch  : CCR chez un individu d’une famille avec agrégation forte de CCR et/ou de cancers du spectre HNPCC/Lynch (validation des critères d’Amsterdam I ou II) sans étude moléculaire constitutionnelle sans information concernant le phénotype tumoral (statut des microsatellites et expression des protéines MMR).
Situations cliniques à probabilité faible de syndrome HNPCC/Lynch
Cancer du côlon proximal (en amont de l’angle colique gauche) avec phénotype MSI et défaut d’expression de MLH1 après 60 ans sans agrégation familiale de CCR et/ou du spectre HNPCC.
Exclusion du diagnostic de syndrome HNPCC/Lynch très probable  : CCR à phénotype MSS et conservation de l’expression de MLH1, MSH2, MSH6 et PMS2.
Screening recommandé : Coloscopie complète annuelle ou bisannuelle dès 20-25 ans, screening annuel de l’endomètre dès 25-35 ans, , urinalysie et cytologue urinaire annuelle dès 25 ans , surveillance annuelle de la peau, endoscopie digestive haute annuelle dès 35 ans si cancer gastrique dans la famille (JAMA 2006 ;296:1507)
HNPCC
Carcinome colorectal et microbiote intestinal :
La voie orale est la voie d’exposition la plus importante, l’alimentation est la première source de contact entre la muqueuse colorectale et l’environnement. L’une des premières catégories concerne la quantité et le type d’énergie ainsi apportés : l’excès énergétique, la faible activité physique, l’obésité, la consommation de viande grillée à haute température ou la carence en certaines vitamines. Rôle de l’ingestion d’aliments ou boissons avec résidus de pesticides ainsi que l’ingestion non alimentaire (poussières), surtout par les enfants. La 3ème catégorie de facteurs de l’environnement concerne les micro-organismes (virus, bactéries, parasites, 16% des cancers seraient liés aux micro-organismes (cancer gastrique et Helicobacter pylori).
Le microbiote humain est l’ensemble des micro-organismes hébergés par l’homme, et le microbiote colique est l’ensemble des bactéries de cet organe (1014 de microbes dans l’intestin humain avec un millier d’espèces bactériennes différentes dont l’équilibre est unique, dont la concentration augmente de l’œsophage au rectum). Tout au long du tractus digestif, il existe un gradient de concentration en bactéries : 10²/ml dans l’estomac, 104 à 105 dans le duodénum / jéjunum avec des bactéries aérobies-anaérobies facultatives, 109 à 1011 dans le cæcum allant jusqu’à 1011-12 bactéries vivantes et mortes / g de selles. L’intestin d’un adulte abrite 1 kg de bactéries actives sur une surface de 400 m². A l’âge adulte, on héberge dans le tube digestif 170 espèces bactériennes différentes (métagénome 150 fois plus important que le génome humain). L’abondance des espèces microbiennes diffère d’un individu à l’autre, mais la composition du microbiote reste relativement stable chez l’adulte sain.
Les types de communautés du microbiote (entérotypes) sont des signatures bactériennes intestinales spécifiques à chaque individu, 3 entérotypes sont décrits, non liés au : sexe, âge, origine géographique.
Liens entre le CCR et microbiote : Les cancers du grêle sont rares et ceux du côlon fréquents, alors que la densité bactérienne par unité de surface muqueuse est 106 fois plus importante dans le côlon que dans le grêle. Les cancers coliques proximaux sont plus liés à un risque familial, avecforme particulière liée au Streptococcus bovis/gallolyticus.
L’étude phylogénétique par séquençage de l’ARN 165 montre une différence entre les patients à coloscopie normale et ceux avec tumeur, avec augmentation des Baeteroides si CCR.
Dans les modèles animaux de CCR, le rendement d’apparition de tumeur est plus élevé en situation axénique (germ-free). Il n’a pas été établi si une ou des bactéries peuvent directement initier un CCR. Les bactéries adhérentes (Fusobacterium nucleatum) ont été isolées à partir de tissu cancéreux alors que leur représentativité dans les selles n’est pas toujours rapportée. Probablement ces bactéries ( S. gallolytics) sont des espèces passagères accélérant la transformation du polype vers le cancer.
Le microbiote fécal d’enfants africains en milieu rural au Burkina Faso - une région à très faible incidence de CCR -, avec alimentation riche en fibres et produits végétaux, présente moins de Firmicutes et plus de Bacteroidetes (Prevotella et Xylanibacter surtout), alors que les enfants d’une région d’Italie à forte incidence de CCR, avec alimentation sucrée et carnée ont un microbiote plus riche en Enterobacteriaceae (surtout Escherichia) .A l’âge adulte et lors du vieillissement, la famille Prevotella adaptée aux régimes riches en hydrates de carbone se retrouve déséquilibrée chez les patients atteints de CCR au profit des entérotypes dominés par les Bacteroides, associés à une alimentation riche en protéines ou en graisses animales.
Modalités du dépistage  : l’efficacité du dépistage endoscopie est démontrée : diminution de l’incidence des cancers colorectaux (de l’ordre de 62 %, grâce à l’identification et à l’exérèse des polypes adénomateux ; plus grande précocité du diagnostic des cancers colorectaux ; diminution de la mortalité globale et spécifique (de l’ordre de 65 %).
Chirurgie prophylactique dans le cadre Syndrome HNPCC/Lynch  : Les modalités de prise en charge des cancers coliques MSI associés (ou non à un syndrome HNPCC/Lynch) sont identiques à celles des cancers coliques de phénotype MSS, pour ce qui concerne l’indication et les modalités de la chimiothérapie adjuvante basée sur le statut ganglionnaire (pN+ versus pN0).
Le risque élevé de lésions néoplasiques colorectales métachrones impose une surveillance endoscopique du segment digestif restant (côlon/rectum après colectomie segmentaire ; rectum après colectomie subtotale) par coloscopie
Chirurgie prophylactique dans le cadre Syndrome HNPCC/Lynch avéré avec cancer ou lésion(s) adénomateuse(s) colique(s) non accessible(s) à une exérèse endoscopique  :
Deux types d’intervention sont possibles : la colectomie segmentaire ou la colectomie subtotale avec anastomose iléorectale. Les sujets jeunes atteints de cancers précoces sont les meilleurs candidats à la colectomie subtotale avec anastomose iléorectale. La coloproctectomie totale avec anastomose iléo-anale n’a pas de place dans cette indication.
Dans tous les cas, surveillance endoscopique périodique du segment digestif restant.
Cas particuliers  : cancer du côlon chez un patient suspect de HNPCC/Lynch, sans confirmation moléculaire au diagnostic. Si probabilité très élevée voir ci-dessus. L’immunohistochimie des protéines MMR sur biopsie est souhaitable. Si probabilité intermédiaire  : traitement chirurgical du cancer colique sporadique.
Chirurgie prophylactique dans le cadre Syndrome HNPCC/Lynch avéré avec cancer ou lésion(s) adénomateuse(s) rectal(s) non accessible(s) à une exérèse endoscopique  :
Conservation sphinctérienne possible : proctectomie avec anastomose colo-anale et réservoir colique et coloproctectomie avec anastomose iléo-anale (pas de différence permettant de privilégier l’une ou l’autre des deux interventions). Les sujets jeunes avec cancer rectal précoce sont les meilleurs candidats à la coloproctectomie totale avec anastomose iléo-anale.
Conservation sphinctérienne impossible  : amputation abdominopérinéale avec colostomie et coloproctectomie totale avec iléostomie. La 1ère intervention est privilégiée, compte tenu des séquelles moindres de la colostomie par rapport à l’iléostomie.
Situations cliniques particulières  : cancer du rectum sur antécédent personnel de cancer colique
Après hémicolectomie droite, la proctectomie avec totalisation de colectomie et anastomose iléo-anale est la seule alternative pour des impératifs vasculaires.
Après hémicolectomie gauche / colectomie sigmoïdienne, soit proctectomie + anastomose colo-anale, soit proctectomie avec totalisation de colectomie et anastomose iléo-anale. Les traitements néoadjuvants des cancers du rectum (et plus particulièrement la radiothérapie ou radiochimiothérapie concomitante) ont des effets délétères connus sur les résultats fonctionnels des anastomoses colo-anales ou colorectaux.
Chirurgie prophylactique dans le cadre Syndrome HNPCC/Lynch avéré sans néoplasie colorectale ou avec lésions adénomateuses colorectales accessibles à une exérèse endoscopique  : surveillance coloscopique prolongée (chromoendoscopie qui améliore le dépistage des lésions sessiles et planes, à partir de l’âge de 20 - 25 ans / 2 ans) +/- mucosectomie per endoscopique. Chirurgie prophylactique (morbimortalité opératoire de la colectomie et conséquences fonctionnelles) que lorsque coloscopies non réalisables (mégadolichocôlon ; diverticulose colique sévère, séquelles de RTE pelvienne).
Chirurgie prophylactique gynécologique : Risque accru de cancer de l’endomètre / ovaire chez des femmes + jeunes de 10 ans, de pronostic similaire aux formes sporadiques, absence de stratégie de dépistage des cancers gynécologiques lors du syndrome HNPCC/Lynch.
Hystérectomie si indication de chirurgie utérine (fibrome), si indication d’annexectomie on y associe une hystérectomie prophylactique. L’hystérectomie/annexectomie est envisagée si chirurgie colique pour cancer localisé après la ménopause / après accomplissement du projet parental (augmentation du risque de fistule rectovaginale si proximité de l’anastomose colorectale et de la suture vaginale, risque moindre si interposition d’epiploon et dérivation transitoire).
Chirurgie prophylactique des autres localisations tumorales à risque  : absence d’indication concernant l’estomac, grêle, voies biliaires et voies urinaires. Pas de consensus sur un dépistage systématique / modalités de celui-ci. Réalisation périodique d’une échographie abdominale et rénale et d’une analyse d’urine (hématurie microscopique et étude cytopathologique du culot urinaire) si antécédent familial de cancer des voies excrétrices urinaires. Surveillance périodique de l’estomac par fibroscopies contemporaines des coloscopies (qui permettent également de dépister une éventuelle infection à Helicobacter Pylori par la réalisation de biopsies antrales)
Les cancers coliques à phénotype MSI sont de pronostic plus favorable que les cancers coliques de phénotype MSS, la signification pronostique de l’instabilité des microsatellites est indépendante de celle des critères histopronostiques classiques et d’autres paramètres moléculaires, les cancers coliques MSI ont une sensibilité moindre au 5-FU.
Risque de second CCR après chirurgie conventionnelle d’un premier cancer sur syndrome HNPCC/Lynch) est compris entre 15 et 30 % à 10 ans, risque de cancer rectal métachrone après colectomie totale / subtotale entre 3,4 et 10 % à 10 ans).
http://www.genetests.org/query?dz=hnpcc
http://atlasgeneticsoncology.org/Tumors/colon5006.html
http://www.fmcgastro.org/wp-content/uploads/file/pdf/191.pdf
Il existe des familles HNPCC mais MSS qui ont été dénommées CCR familial de type X ou HNPCC mismatch repair proficient (3)
D’autres syndromes ont été impliqués non spécifiques du CCR dont : Li-Fraumeni avec mutation germinale de p53, BRCA1 (3)
http://www.fmcgastro.org/wp-content/uploads/file/pdf/191.pdf

Polypose adénomateuse familiale

Il existe également un risque accru dans le syndrome de Li-Fraumeni (près de 7% des tumeurs dans ce contexte), les cancers survenant chez des sujets plus jeunes (moyenne de 45 ans) avec prédominance masculine (1,5/1), pas d’accord sur la présence ou non d’un risque dans BRCA1 ou 2 (51).
Polypose associée au MUTYH (3) : forme rare, sans mutation d’APC mais avec mutation germinale biallélique de MYH = MUTYH d’hérédité autosomique récessive. Le MUTYYH est un gène de réparation de l’ADN en 1p34 (Mod Pathol 2013 ;26:1371) (lésions oxydatives de l’ADN, surtout mutations Y165C et G382D), responsable d’une forme atténuée de FAP (10a). Nombre variable de polypes colorectaux de divers types histologiques (surtout des polypes adénomateux, des polyes festonnés et quelques polypes hyperplasiques) avec risque de malignité (< 1% des CCR (Gastroenterology 2009 ;136:1251), surtout proximal (Gastroenterology 2010 ;138:2044)), possibilité de polypes duodénaux (11%, risque cancéreux augmenté) ou stomachiques (17%, risque cancéreux non augmenté) pas de mutation germinale de APC. Le diagnostic différentiel se fait avec une PAF atténuée ou atypique avec quelques dizaines à centaines de polypes, dans 2/3 < 100 polypes (Int J Cancer 2004 ;109:680), diagnostiqué à l’âge moyen de 45 - 50 ans (+ élevé que dans la FAP).
Risque de CCR X 93 (<1% des CCR) (Am J Hum Genet 2005 ;77:112) NB : jusqu’à 33% des CRC avec mutation biallélique de MUTYH (situé en 1p34.1) n’ont pas de polypose. Cette mutation biallélique de MUTYH X 50 le risque de CCR versus X 3 si monoallélique (Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2006 ;15:312) , risque de cancer ovarien, vésical et mammaire voire sébacé.
Diagnostic différentiel : FAP et FAP atténuée : mais pas de mutation de APChttp://pathologyoutlines.com/topic/colontumormyhassociated.html

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