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Lettre A


Abcès :Lésion inflammatoire constituée par un foyer circonscrit de nécrose tissulaire suppurée. Corrélats : Inflammation purulente, pus, phlegmon.
Au sens strict : abcès dont l`évolution n'est pas accompagnée des signes cliniques de l'inflammation aiguë. En pratique, ne s'emploie que pour désigner l'abcès froid tuberculeux c'est à dire une accumulation de caséum ramolli provenant d'une nécrose locale ou ayant migré à partir d'un foyer situé à distance.
 
Acide : composé chimique qui libère des protons H+, l’acidité se mesure par le pH (un acide a un pH < 7)
Acide aminé : molécule à squelette carboné avec 2 fonctions : une amine (-NH2) et un acide carboxylique (-COOH). Ils sont les unités structurales de base des protéines, 22 acides aminés sont représentés dans le code génétique animal. Dans la cellule, les acides aminés peuvent exister à l'état libre ou de biopolymères (peptides ou protéines), Ils sont reliés de manière covalente au moyen de fonctions amine et carboxylique (liaison peptidique). L'enchaînement des acides aminés constitue la structure primaire des protéines. Toutefois, ces dernières tirent leur propriétés de leur structure tertiaire, ou repliement spatial. Si le nombre d'acides aminés est inférieur à 20, on parle de peptide, et de 20 à 100 de polypeptide. Les acides aminés servent notamment à construire les muscles, certains peuvent servir de carburants, d’autres pourront devenir du glucose dans le foie. Leur dégradation oblige le corps à se débarrasser de l’azote qu’ils ont ans leur structure, sous forme d’urée et d’ammonium, dont les éliminations sont urinaires.
Acides gras : ils composent les graisses du corps et sont accrochés 3 par 3 au glycérol. Ils peuvent quitter le glycérol et circuler libres dans le sang. Les acides gras servent de carburant pour les muscles dans un métabolisme avec oxygène (aérobie) dans les fibres rouges, lentes et peu fatigables. Au repos et dans les sports d’endurance, les acides gras sont consommés et servent à fabriquer de l’ATP. La consommation des acides gras pour fournir de l’énergie ne peut plus se faire si les cellules ont épuisé complètement le glucose.
 
Acide lactique :il peut atteindre des concentrations importantes, > 10N, d'abord dans les muscles concernés. Puis, cet acide diffuse en partie dans le sang, car trop d'acidité bloquerait d'abord le fonctionnement des fibres puis détruirait même certaines d'entre elles. Tout un système se met alors en train pour protéger le corps du sportif contre la partie de l'acide responsable de l'acidité (atome d'hydrogène), et pour récupérer l'énergie qui est encore contenue dans sa fraction non acide. Cette fraction de l'acide, qui n'est pas responsable de l'acidité, est justement celle que l'on a l'habitude de doser sans le sang des sportifs et que l'on appelle "les lactates"
Acidose : L’acidose du sang et des cellules musculaires est caractérisée par une trop grande quantité d’acides ayant libéré des H+. Le pH du milieu est très abaissé, celui du sang peut passer de 7,40 à 7,10 et même au-dessous dans un contexte d'acidose soit métabolique soit respiratoire. Comme c’est l’acide lactique qui est le plus souvent incriminé, on parle d’acidose lactique. Les fortes acidoses provoquent des troubles musculaires et cardiaques graves, pouvant même entraîner la mort chez des sujets fragiles. Chez les sportifs, l’acidose lactique disparaît rapidement pendant le repos qui succède à l’effort.
Acromégalie :Développement exagéré des os de la face et des extrémités des membres. Elle apparaît quand le sujet a trop d’hormone de croissance, peut se voir dans le contexte d'un dopage à la GH.
ACTH  : cortico-stimuline, est considérée comme une hormone dopante si elle est injectée aux sportifs. Le taux d'ACTH du sujet normal, non dopé, varie dans la journée. On mesure dans le sang une concentration minime vers minuit et un maximum vers 6 ou 7 heures du matin. La valeur moyenne est trouvée aux environs de midi.
Actine :  protéine du muscle qui compose le filament mince. L’actine et la myosine constituent le sarcomère. Dans la contraction de la fibre, c’est l’actine qui se déplace sous l’effet de l’action des têtes de myosine.
Adaptation  : Transformations morphologiques observables dans une cellule ou un tissu qui modifient leurs propriétés fonctionnelles en réponse à un stimulus pathogène ou physiologique.
• Adaptation
• Adénectomie
• Adéno (du gr. adên, glande)
• Adénocarcinome : Tumeur maligne dont la structure reproduit de façon plus ou moins fidèle et reconnaissable celle d'un épithélium glandulaire, quel que soit le siège de développement : muqueuse ou glande exocrine ou endocrine
 
Adénofibrome ; Tumeur bénigne comportant à la fois une prolifération d'un épithélium glandulaire et une prolifération de tissu conjonctif
Adénome : Tumeur bénigne constituée par la prolifération d'un épithélium glandulaire dans une muqueuse ou une glande exocrine ou endocrine.
 
Adénomyome : tumeur bénigne comportant à la fois une prolifération d`un épithélium glandulaire et une prolifération de tissu musculaire lisse.
 
Adénomyose : Terme désignant l'endométriose utérine (localisation de tissu endométrial normal dans le muscle utérin)
Adénosine : composé chimique formé d’une base purique, l’adénine et d’un sucre, le D-ribose, qui peut fixer 1, 2 ou 3 phosphates (AMP, ADP, ATP) devenant ainsi porteur d’énergie utilisable. L’ADP provient souvent de l’ATP qui a abandonné un phosphate en produisant de l’énergie et de la chaleur. Cette réaction est responsable de l’énergie musculaire. L'AMP résulte souvent de l’ATP qui perd 2 phosphates. Ainsi ATP devient ADP qui devient ensuite AMP. Le catabolisme de l’AMP produit de l’ammonium, puissant toxique musculaire et nerveux. L'ATP est le carburant de l'organisme et musculaire par excellence. La séparation des phosphates de l’ATP génère de l’énergie utilisable transmise à d’autres composés chimiques responsables de la vie et de la fonction cellulaire. Les stocks cellulaires d’ATP sont minimes. Par conséquent, la cellule doit resynthétiser en permanence l’ATP dégradé grâce au métabolisme du glucose et des lipides dans les mitochondries (en présence d’oxygène, métabolisme aérobie). Le glucose peut fournir de l’énergie servant à régénérer l’ATP sans oxygène (glycolyse anaérobie lactique).
• Adhérence
• Adjuvant
• ADN
• Adolescence
Adrénaline (ou épinéphrine) : hormone sécrétée par la médullosurrénale Avec la noradrénaline et le dopamine, elle fait partie des catécholamines. Elle est libérée en plus grande quantité dans le sang lors des activités physiques, du stress, et des états émotionnels, de l’exposition au froid, au chaud, de l'hypoglycémie, douleur, hypoxie et hypotension artérielle. Elle permet de libérer les combustibles pour les besoins du muscle (acides gras avec la lipolyse et glucose avec la glycogénolyse) Les catécholamines augmentent le volume de sang éjecté à chaque contraction cardiaque (volume d’éjection systolique) élèvent la pression artérielle et le débit cardiaque. L’adrénaline augmente la production de noradrénaline.
• Adriamycine
• Adrien hors du silence (Presses de la Renaissance, 2000)
• Adventistes
• AFEC (Association Française pour l'Étude du Cancer)
• Affection de longue durée
• Aflatoxine
• Afrique
• Agathe (Sainte)
• Age
Agénésie : Absence complète d`un organe, liée à l`absence de son ébauche embryonnaire. (Corrélats : APLASIE)
• Alcool : nom chimique = alcool éthylique ou éthanol = C2H5OH. L'alcool apporte des calories peu métabolisables, transformées en graisses et gêne le métabolisme d'autres substances vcers le glucose d'où risque d'hypoglycémie (fatigue, malaises, voire perte de connaissance)..
Amidon : sucre complexe (réserve de glucides chez les végétaux (céréales, maïs, pommes de terre, manioc, pâtes, riz, légumes secs…) sans goût sucré. L’amidon consommé par l’homme est décomposé en glucides assimilables par l’action des enzymes du tube digestif, à commencer par l’amylase salivaire lors de la mastication, puis des amylases sécrétées par le pancréas dans l’intestin. Les aliments apportant de l’amidon sont cuits. Le glucose provenant de l’amidon arrive lentement dans le sang (glucides lents), contrairement aux sucres simples dits rapides (sucreries, miel, confiture, jus de fruits, aliments et boissons glucosées)
Ammonium : Les muscles des sportifs épuisés produisent de l’ammonium. NH4+ est un déchet azoté provenant de la transformation des acides aminés (désamination), c’est de l’ammoniac, (NH3) qui a capté un proton. Il toxique pour les cellules musculaires et nerveuses car il bloque le métabolisme aérobie (cycle de Krebs) et favorise la production d’acide lactique. Un taux d’ammonium trop élevé dans le sang bloque le fonctionnement des neurones cérébraux et provoque une obnubilation puis un coma (hyperammoniémie). L’organisme fixe l’ammonium toxique sur des transporteurs sous forme de glutamine, éliminé dans l’urine, le foie transforme l’ammonium en urée dont l’excrétion est également urinaire. L’urée résulte de la fixation dans la cellule hépatique de deux ammoniums sur un bicarbonate (cycle de l’urée).
 
Amphétamine : stimulant du SNC qui fait disparaître la sensation de fatigue, stimule l’activité mentale avec sensation de bien-être et est anorexigène. Le nom « amphétamine » provient d'un de ses noms chimiques : alpha-méthyl-phényléthanamine (d'où a-m-phe-eth-amine = amphétamine). Elles augmentent la libération dans l’espace synaptique de dopamine et noradrénaline. Risque d’accoutumance, avec prise de doses trop fortes, d'où toxicité sous forme de sécheresse de la bouche, céphalées, fièvre, hypersudation, HTA, hyperpnée, insomnie, forte irritabilité, voire des hallucinations, convulsions, hyperthermie, coma.
C'est un dopant et donc interdit (décès de Tom Simpson le 13/07/1967 lors de l’ascension des pentes du mont Ventoux au tour de France suite à amphétamines).
Amyloïde : Terme qualifiant un ensemble de substances de nature protéique ou glyco-protéique et de composition chimique complexe et variable, ayant en commun :
- un aspect ÉOSINOPHILE homogène après coloration par l'HÉMATÉÏNE ÉOSINE,
- des affinités tinctoriales particulières (Rouge Congo, Thioflavine T, Violet de Paris),
- un aspect microfibri1laire en microscopie électronique,
- une structure moléculaire de type bêta.
 
Amylose ou amyloïdose : Terme générique regroupant les états pathologiques variés et disparates, au cours desquels se dépose, dans les tissus, une des substances amyloïdes. Le dépôt peut être localisé ou généralisé.
Anaplasie  : Degré extrême de l`indifférenciation morphologique. Corrélat : cancer indifférencié
 
• Anatomie pathologique : Discipline médicale qui comporte l`étude de toutes les lésions observables. Cette étude se fait actuellement à 3 niveaux :
1. Etude macroscopique (examen à l`oeil nu).
2. Etude histologique et cytologique au microscope optique.
3. Etudes particulières faisant appel à toutes les techniques de la biologie cellulaire (immunohistochimie en paraffine ou en congélation, microscopie électronique, immunocytochimie, histoenzymo1ogie).
• Cette étude a pour but :
a. D`établir un diagnostic.
b. De rechercher une étiologie.
c. De préciser le pronostic.
d. De juger éventuellement de l`effet bénéfique ou néfaste des thérapeutiques.
 
Anabolisme : processus de synthèse par lequel un être vivant transforme des matériaux nutritifs en tissu vivant.
• Anderson
• Androblastome
• Androgènes
• Anémie : diminution dans le sang du nombre des globules rouges / mm3, de l’hématocrite et de la concentration d’hémoglobine. Le sang du sujet anémié transporte moins d’oxygène et pour cette raison, tachycardie et tachypnée à un effort donné.
Les signes les plus simples à constater sont la pâleur, visible sous les paupières, au niveau des lèvres et sous les ongles. Les analyses de sang confirment facilement l’anémie.
Les causes sont multiples : perte (hémorragie), ou manque de fer (apport alimentaire en fer insuffisant), carence en vitamine B12 et en Acide Folique nécessaires à la fabrication des précurseurs des globules rouges dans la moelle, par lyse des globules rouges (drépanocytose autres anémies hémolytiques)
Les femmes sont plus facilement anémiées du fait des menstruations. Les personnes âgées font des carences en fer par dégoût alimentaire de viande ou perte d’appétit, les sportifs mal chaussés qui font des longues courses sur des sols durs, écrasent des globules rouges surtout lors du contact des pieds avec le sol. Dans certains sports où l’esthétique joue un rôle important (danse, patinage artistique, gymnastique au sol) il arrive parfois que de très jeunes gens diminuent leur apport alimentaire au point d’être anémiés.
Angiomatose : Maladie généralement héréditaire, caractérisée par la formation d'angiomes (agglomération de vaisseaux sanguins ou lymphatiques par prolifération ou dilatation excessive) multiples ou volumineux, systématisés à un territoire précis de l`organisme (à la surface de la peau ou dans les organes profonds)
Corrélats : Phacomatose.
 
• Angiome : tumeur bénigne avec prolifération ou dilatation excessive de divers types de vaisseaux. La plupart des angiomes sont des hamartomes et non des tumeurs vraies.
 
• Angiosarcome : Terme qualifiant les différentes variétés de sarcomes avec prolifération de structures vasculaires sanguines et lymphatiques plus ou moins reconnaissables.
Anhiste : Adjectif qualifiant les images microscopiques dont l`analyse ne montre aucune structure tissulaire reconnaissable. Il s`applique aux dépôts intra tissulaires de substances comme l’amyloïde et aux tissus dont la structure a été détruite au cours d`un phénomène de nécrose, comme le caséum.
 
Anisocaryose : Inégalité de taille des noyaux au sein d`une population cellulaire, observée sur une préparation histologique ou cytologique donnée.
Aplasie : 1. Absence d`un organe provoquée par l`absence de développement de son ébauche embryonnaire. Exemple : aplasie surrénalienne. (Corrélats : hypoplasie. agénésie),
2. Par extension : arrêt transitoire ou définitif de la multiplication cellulaire dans un tissu qui devrait normalement se renouveler en permanence. Exemple : aplasie médullaire sanguine.
Apoptose : (ou mort cellulaire programmée). Elle correspond aux phénomènes qui conduisent normalement à la mort « en douceur », indispensable à l’équilibre (ou homéostasie) du corps pour tenir compte du renouvellement des tissus. Elle diffère de la nécrose, où la destruction « brutale » de la cellule est provoquée par des conditions anormales ou un agent toxique. Elle est contrôlée par différents types de gènes, la plupart oncogènes, certains la stimulant, tels que le gène Bax ou les caspases, d’autres l’inhibant comme le gène Bcl-2 impliqué dans les lymphomes folliculaires ; la protéine p53 est un des principaux effecteurs de ce contrôle. Dans certains cancers, l’accumulation des cellules à l’origine de la tumeur serait due en partie à une apoptose insuffisante et pas seulement à une production accrue. Certains traitements anticancéreux favorisent l’apoptose et éliminent ainsi des cellules en excès.
Artériosclérose  : Variété de dystrophie des artères se traduisant par l`induration de leur paroi.
 
Articulation  : Les articulations mettent en présence deux os. Les os peuvent être soudés entre eux par du cartilage ou des fibres serrées, comme c'est le cas pour les vertèbres. Les os peuvent être unis par un ligament allant de l'une à l'autre des surfaces articulaires, et d'autres ligaments assurant la solidité en formant un sac qui tient tout au tour de l'articulation (genou). Dans la plus part des cas, les véritables articulations voient les surfaces des os face à face recouvertes de cartilage. Les deux terminaisons osseuses sont maintenues en présence par un manchon fibreux appelé capsule, renforcé à l'extérieur par des ligaments et doublée intérieurement, côté articulaire, par une membrane appelée synoviale. Les deux extrémités osseuses ne se touchent pas directement. Elles sont séparées par une fente, (une cavité articulaire), qui contient une quantité minime d'un liquide lubrifiant, appelé synovie ou liquide synovial, sécrété par la membrane synoviale. Les surfaces articulaires sont souvent consolidées par un petit bourrelet en fibres ou en cartilage, qui fait comme un anneau autour. D'autres fois, comme les surfaces articulaires ne coïncideraient pas exactement, leur concordance est assurée par ce que l'on appelle des ménisques.
Athérome : Présence, au sein de l`intima des artères, d`une plage de NÉCROSE particulière (bouillie athéromateuse) riche en lipides. C`est une des lésions de l`athérosclérose.
 
Athérosclérose : Définition de l`O.M.S., 1954. L’association variable de remaniements de l`intima des grosses et moyennes artères, consistant en une accumulation segmentaire de lipides, de glucides complexes, de sang et de produits sanguins, de tissu fibreux et de dépôts calcaires, le tout accompagné de modifications de la médial.
Atrésie : Variété d`aplasie consistant en l`absence de développement de la lumière d`un organe creux. Éventuellement, absence de certains segments de cet organe.
 
Atrophie cellulaire : Diminution réversible de la masse d`une cellule habituellement liée à une diminution de son activité. Elle se traduit morphologiquement par une réduction de taille et éventuellement par la disparition de constituants normaux de la cellule (vacuoles lipidiques, myofibrilles, etc.)
 
Atrophie tissulaire : Diminution de la masse d`un tissu liée à l`atrophie des cellules qui le composent. En principe le nombre de ces cellules reste normal et l`état est réversible
• Auto-examen
• Auto-immunité
• Autogreffe
Autolyse : Autodestruction cellulaire ou tissulaire. Exemples : autolyse post-mortem, autolyse par défaut de fixation.
Autopsie : Synonyme de NÉCROPSIE. Elle comporte un examen macroscopique (par la vue et la palpation) des tissus disséqués ainsi qu'un examen microscopique, anatomo-pathologique de prélèvements. Examen anatomopathologique et exploration d'un cadavre, de ses différents organes et régions anatomiques pratiqué sur un cadavre dans le but de préciser les lésions responsables des symptômes observés, d`établir les causes médiates ou immédiates de la mort, de juger des effets des traitements appliqués. L`autopsie peut également permettre le prélèvement d`organes destinés à être greffés.
L`exploitation statistique des résultats d`autopsies fournit des renseignements épidémiologiques irremplaçables. L`autopsie médico-légale effectuée par un médecin commis par l`autorité judiciaire ne peut être pratiquée qu`à la requête de celle-ci. Elle a pour but d’établir les causes et les circonstances des décès suspects. Cette technique a pratiquement disparu, ne sont faites que les autopsies médico-légales (du fait du coût, pénurie de pathologiste, désintérêt des cliniciens devant l’imagerie par scanner, IRM etc.)
Avant les moyens modernes de l'imagerie médicale, l'autopsie d'un malade atteint d'un cancer était un ultime examen, déterminant pour mieux cerner le diagnostic et les différentes localisations, primitive et secondaires (métastases) de la tumeur. Elle a apporté des contributions décisives pour mieux connaître l'histoire naturelle des divers cancers et pour comprendre comment et pourquoi ils entraînent la mort. Elle révélait des tumeurs qui étaient seulement soupçonnées ou complètement indétectables du vivant du malade, et apportait des informations complémentaires sur des formations tumorales méconnues ou des complications (infections, hémorragies) prêtant à confusion avec une manifestation tumorale ou provoquant le décès. Les connaissances ainsi acquises et l'amélioration des méthodes d'exploration du vivant du malade ont rendu l'autopsie moins importante et expliquent qu'elle soit pratiquée moins souvent. Elle reste toutefois utile ou nécessaire lorsque le décès survient de façon inattendue, sans que l'on puisse en fournir une explication satisfaisante, ou bien pour des raisons médico-légales. En respectant comme il se doit le cadavre, le médecin qui la pratique peut apporter des informations utiles au traitement de malades ultérieurs (révélation de manifestations morbides non soupçonnées auparavant, constatation de complications liées à de nouveaux traitements). L'autopsie peut aussi renseigner la famille du défunt sur la maladie et les causes du décès, révéler une affection génétique ou familiale ayant des conséquences pour les survivants (transmission héréditaire ou par contagion). Enfin, elle permet à une institution de mieux évaluer la qualité des soins qu'elle dispense. La pratique des autopsies a été et reste plus courante dans les pays germaniques et anglo-saxons que dans les pays latins. En France, à côté de prescriptions légales, l'autopsie peut être faite sans accord préalable du malade ou de sa famille, à moins d'une opposition manifestée par lui-même de son vivant ou transmise par ses proches.
 
Auto-transfusion : certains malades dans l'optique d'une chirurgie programmée (pour pallier aux pertes sanguines post chirurgicales) et certains sportifs, pour avoir d’avantage de globules rouges le jour d’une épreuve, ont pratiqué l’auto-transfusion. Quelques jours avant, on a prélevé leur propre sang et on l’a conservé au froid. Après ce prélèvement, les jours suivants, leur corps a régénéré les globules rouges pour revenir aux valeurs normales. La veille de la compétition, on ré-injecte le sang prélevé, avec polyglobulie relative.
Mais cette pratique présente des inconvénients. Elle rend le sang plus visqueux ce qui gêne la circulation et fatigue le cœur, les globules rouges conservés n’ont pas les mêmes propriétés que les normaux, et la transfusion introduit dans le sang les produits qui ont été nécessaires à la conservation.
• Autre côté du bistouri (De l') (Belfond, 1981)
• Avedon (Richard, 1923-2004 )
• Avocat du Diable (L', Plon, 1959).
• Avortement
• Azoospermie


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

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