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CMyc


CMYC Oncogène en 8q24.12-q24.13, de 7 Kb, 3 exons ; 4 promoteurs de transcription : P0, P1, P2 et P3. La majorité des messagers (95 %) sont produits à partir de P1 et de P2. Les autres (5 %) sont transcrits à partir de P0 (situé en amont) ou de P3 situé dans le premier intron. Deux sites de polyadénylation peuvent être utilisés (A1 et A2). L'utilisation différentielle des 4 promoteurs et des 2 sites de polyadénylation peut générer au moins 8 ARN messagers différents.
Nombreuses isoformes, MYC2 (p64, 439 résidus) est la protéine majoritaire issue de la traduction des exons 2 et 3. Localisation cellulaire : nucléaire.
Un grand nombre de protéines interagissent avec c-myc (au moins 20), qui fait partie du réseau de facteurs de régulation transcriptionnelle myc-max-mad qui régule positivement ou négativement la prolifération cellulaire.
Rôle biologique : La protéine CMYC a un comportement de type Janus car, elle stimule la prolifération ou la différenciation, en l'absence de facteur de survie, elle peut induire l'apoptose. L'activation du gène c-myc a été clairement démontrée lors de l'activation de la voie TGF/beta-APC/beta-caténine/TCF4. L'activation de la protéine CMYC nécessite sa fixation à la protéine max. Cette fixation permettrait le recrutement d'histone-désacétylase nécessaire pour remodeler la chromatine afin de la rendre accessible au complexe transcriptionnel. La surexpression de la protéine CMYC peut également conduire à la répression de certains gènes.
Décrit dans les lymphomes de Burkitt chez lesquels la translocation t(8-14)(q24 ;q32) conduit à la juxtaposition du gène c-myc devant l'élément enhancer du gène codant pour les chaînes lourdes des immunoglobulines. Ces gènes c-myc présentent des mutations ponctuelles dans la partie amino-terminale de la protéine.
Le gène c-myc est amplifié dans le cancer du poumon à petites cellules (20 %), le cancer du sein (20 %), de l'ovaire (30 %), de l'œsophage (40 %) ou du col de l'utérus (30 %) et dans d'autres tumeurs (rein, gliomes, myélomes, lymphomes), ce qui entraîne sa surexpression. Dans les cancers du côlon, la surexpression de la protéine CMYC est due à la dérégulation de la voie TGF/beta-APC/beta-caténine/TCF4.
Méthodes d'analyse
* ADN : Southern, PCR (qualitative et quantitative), FISH.
* ARN : Northern, RT-PCR quantitative.
* Protéine : par immunohistochimie avec des anticorps monoclonaux fonctionnant aussi bien sur coupes congelées que sur blocs paraffine.


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