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Chlamydia


Chlamydia trachomatis est une bactérie intracellulaire obligatoire, strictement humaine, transmise par contacts directs interhumains, avec 15 immunotypes : A-C qui provoquent le trachome (conjonctivite chronique endémique en Afrique / Asie) ; D-K, infections génitales (urétrites et cervicites (parfois de conjonctivites)) ; L1-L3, le Lymphogranulome vénérien . C’est une des causes les plus fréquentes de MST bactérienne et de stérilitéféminine (GEU, douleurs pelviennes chroniques). Atteinte du col, urètre, annexes, utérus, nasopharynx, épididyme.
L’infection génitale est la plus fréquente, période d’incubation de 1-5 semaines, près de 50% des hommes et 80% des femmes infectés sont asymptomatiques, sinon cervicite mucopurulente, dyspareunie, saignement intermenstruel / postcoïtal ou uréthrite +/- épididymite. MST la + fréquente au monde. Chez les hommes, responsable de 30 à 50% des urétrites non gonococciques, de 50 à 80% des urétrites post-gonococciques et environ 50% des épididymites. Chez les femmes, les lésions tubaires à Chlamydia trachomatis sont une cause fréquente de GEU / stérilité tubaire et d’échec de FIV.
Facteurs de risque : < 25 ans, sexualité précoce, multiplicité des partenaires sexuels, non-utilisation d’une méthode contraceptive de type barrière mécanique ou chimique.
Dans les 2 sexes : Syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter avec oligo-arthrite axiale, conjonctivite, urétrite, troubles dermatologiques (balanite, érosions buccales, kératodermie palmo-plantaire), qui touche avec prédilection les patients porteurs d’Ag HLA B27.
Possibilité de pathologie ascendante avec pathologie pelvienne inflammatoire (avec risque de 5-10% de périhépatite (syndrome de Fitz-Hugh-Curtis).) et d’épididymite avant l’âge de 35 ans. Comme toutes les MST risque de co-infection surtout avec la gonorrhée (40% des femmes et 20% des hommes), risque accru de syndrome de Reiter (uréthrite, conjonctivite, arthrite réactionnelle). Proctite, pertes rectales si rapports anaux
Lymphogranulome vénérien .
Les nouveau-nés exposés lors de la naissance (50 à 60%) peuvent présenter une conjonctivite à j 5-13 (trachome si non traitée) ou une pneumonie / pneumonie afébrile (10-20%).
Prévalence de 5% (+ élevée si à risque (jeunes filles sexuellement actives près de 10%).
Le sérotype G augmente le risque de cancer du col utérin)
Prélèvements : avec une curette ophtalmique émoussée, ou un écouvillon en Dacron, ou un écouvillon plastique à extrémité spiralée (bactopick) pour recueillir un nombre important de cellules infectées. Au niveau de l'endocol / urètre / endomètre / liquide péritonéal et des franges pavillonnaires des trompes (prélèvements par cœlioscopie).
Biologie : nécessite des cultures cellulaires, à l’instar des virus (parasite intracellulaire obligatoire , ne se multipliant qu’à l'intérieur des cellules où elle forme des inclusions cellulaires cytoplasmiques spécifiques).
On recherche des inclusions cytoplasmiques caractéristiques par coloration de May-Grünwald-Giemsa (MGG) et par immunofluorescence directe avec anticorps monoclonaux anti-Chlamydia.
La culture est réalisée sur culture de cellules permissives (cellules McCoy ou HeLa 229). Mise en évidence de Chlamydia en 2 à 3 j par MGG et immunofluorescence. Une culture positive signe l'infection. Une culture négative n'exclut pas le diagnostic : il peut s’agir d’un prélèvement tardif, incorrect ou réalisé après prise d'antibiotiques. Sinon détection directe de séquences de Chlamydia par PCR
Sérodiagnostic : réaction de fixation du complément montre des Ac contre l'Ag thermostable lipopolysaccharidique commun à toutes les bactéries du genre Chlamydia.
Des titres < 1/64 permettent d'affirmer une infection ancienne ou récente, une augmentation du titre sur 2 sérums prélevés à 15 jours d'intervalle signe une infection récente.
Les réactions d'immunofluorescence et immunoenzymatique permettent de détecter des anticorps spécifiques du genre Chlamydia ou spécifiques de l'espèce, selon les antigènes utilisés.
Il faut rappeler la nécessité de prélever 2 sérums à 15 jours d’intervalle.
Le diagnostic n’a aucun intérêt dans les infections génitale basses.
Hybridation moléculaire sur l'endocol ou dans les urines, avec 3 tests disponibles : PCR, la LCR (ligase chain reaction), la TMA (transcription mediated amplification), de très bonne spécificité et sensibilité.
En 1ère intention : cyclines (doxicycline, minocycline) = traitement de référence à 200mg per os en une prise, elles sont contre-indiquées pendant la grossesse, l'allaitement et chez l'enfant (risque d'hypoplasie et de dyschromie dentaire). Sauf complications, la durée minimale de traitement de l'urétrite masculine est de 7 à 10 jours.
Azithromycine (Zithromax) = traitement minute : 1g en 1 prise, adapté aux personnes non compliantes.
En 2ème intention : fluoroquinolones (ciprofloxacine, ofloxacine).
Si épididymite, le traitement de 3 à 4 semaines est nécessaire. Si syndrome pelvien inflammatoire, triple antibiothérapie par voie IV (amoxicilline + clavulanate), doxycycline et métronidazole pendant 6 à 10 jours puis relais per os pendant 3 à 4 semaines.

http://www.medix.free.fr/sim/maladie-sexuellement-transmissible.php

http://www.medix.free.fr/cours/gyneco_c_031.php

http://www.medix.free.fr/cours/infection-gynecologique.php



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