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Grippe aviaire


La grippe aviaire, provoquée par des souches A du virus grippal, est une maladie infectieuse affectant les oiseaux (nombreux porteurs sains), elle est ubiquitaire. La volaille domestique, présente 2 formes de la maladie, l'une courante et bénigne, l'autre rare et souvent mortelle. (plumage ébouriffé, diminution de ponte, effets bénins respiratoires). La variante hautement pathogène se caractérise par l'apparition brutale d'une maladie grave, une contagion rapide et un taux de mortalité qui peut avoisiner les 100 % en 48 heures. Atteinte multisystémique avec hémorragies internes massives (Ebola du poulet). Toutes les flambées épidémiques de la forme hautement pathogène de la grippe aviaire ont été dues à des virus des sous-types H5 et H7 (signature, sur le site de clivage de l'hémagglutinine, qui les distingue de tous les autres virus de la grippe aviaire et qui leur confère leur virulence exceptionnelle).
Les mesures de lutte sont : abattage rapide de tous les oiseaux infectés ou exposés, élimination correcte des carcasses, mise en quarantaine et désinfection rigoureuse des exploitations agricoles, application de strictes mesures sanitaires ou de « sécurité biologique ». Les restrictions au transport des volailles vivantes, à l'intérieur des pays comme d'un pays à l'autre, font partie des mesures importantes à instaurer. Logistiquement, il est plus facile d'appliquer les mesures de lutte recommandées à de grands élevages commerciaux qui gardent à l'intérieur de grands nombres d'oiseaux, en général dans de strictes conditions sanitaires. La lutte devient bien plus difficile lorsque les volailles sont, dans leur grande majorité, élevées dans de petites basses cours éparpillées en zone rurale ou périurbaine.
 
La maladie chez l'homme : quatre seulement ont provoqué des infections humaines : H5N1, H7N3, H7N7 et H9N2, seul H5N1 est hautement pathogène. Il a franchi la barrière des espèces à 3 reprises récemment : à Hong Kong en 1997 (18 cas, dont 6 mortels), à Hong Kong en 2003 (deux cas, dont un mortel) et lors des flambées actuelles qui ont commencé en décembre 2003 et ont été reconnues pour la première fois en janvier 2004.
Chez de nombreux patients, la maladie provoquée par le virus H5N1 évolue de manière étonnamment agressive, avec une dégradation rapide de l'état clinique, et l'on observe un fort taux de létalité. L'OMS recommande de partir du principe d'une durée d'incubation de 7 jours.
Les symptômes initiaux comportent une forte fièvre, > 38 °C, et un syndrome grippal, parfois diarrhées aqueuses, vomissements, douleurs abdominales, thoraciques et épistaxis, gingivorragies. Atteinte respiratoire non constante des voies respiratoires inférieures avec détresse respiratoire, raucité de la voix +/- expectorations, parfois hémoptysies, pneumonie.
L'état clinique se dégrade rapidement, parfois défaillance multiviscérale.
Biologie : leucopénie (surtout lymphopénie), thrombopénie faible à modérée, élévation des aminotransférases et, parfois CIVD
L'oseltamivir (Tamiflu) peut réduire la durée de la réplication virale et améliorer les perspectives de survie, si administré dans les 48 heures après apparition des symptômes.
 


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