» Lexique Lettre E

Lettre E


Electrothérapie : Le courant continu entraîne une vasodilatation active et aurait une action analgésique par résorption des oedèmes et de l'inflammation. Il est utilisé dans le traitement des séquelles de traumatisme, les névralgies.
Ionothérapie : les électrodes sont imbibées d'une solution médicamenteuse dont les ions en pénétrant sous la peau ajoutent leurs actions à celle du courant continu.
Le courant galvanique est caractérisé par la polarité des ondes rectangulaires et triangulaires, le bas voltage employé et par les impulsions rythmées avec des réactions trophomotrices par excitation des nerfs moteurs. Ce courant est indiqué dans le traitement des muscles hypotrophiques et des muscles partiellement paralysés.
Le courant faradique est un courant d'induction avec succession d'ondes très brèves. Il a une action excito-motrice musculaire, antalgique, et permet la résorption des oedèmes. Il est utilisé également dans le traitement des paresthésies. Concernant la fréquence de ces impulsions, les moyennes fréquences servent à muscler les muscles qui s'atrophient, les fréquences élevées échauffent la peau en profondeur en diminuant la douleur et les contractures spasmodiques.
Courant galvano-faradique associe un courant faradique et courant continu, pour le traitement des entorses ;
Courant dia dynamique associe un courant sinusoïdal et un courant ondulatoire diphasé modulé en longue et courte périodes. Il permet une analgésie rapide.
Ondes courtes : Un courant de conduction permet un échauffement beaucoup plus important des tissus profonds qu'au niveau de la peau. Les ondes courtes sont utilisées pour les affections articulaires, les névralgies et les affections utéroanexielles.
Embole : Corps figuré, endogène ou exogène, migrant dans la circulation.
 
• Embolie. : Phénomène caractérisé par la migration d’un composant anormal (embole) lancé dans le courant sanguin. Il s’agit d’un caillot qui oblitère une artère plus ou moins importante et interrompt la circulation sanguine en aval, entraînant des lésions des tissus qui ne reçoivent plus le sang normalement.
Il peut s’agir aussi d’un embole de cellules cancéreuses qui s’arrêtent dans des vaisseaux de petits calibres (capillaires) trop petits pour lui livrer passage, et peuvent donner alors naissance sur place à une métastase. L’adjectif qui qualifie l’embolie précise, soit la nature de l’embole (embolie graisseuse / amniotique), soit le point d’arrêt de l’embole (embolie pulmonaire). On parle de « bolus » pour désigner une dose de médicament injectée rapidement en une seule fois dans un vaisseau. Du matériel solide peut être délibérément injecté pour boucher l’artère nourricière principale d’une tumeur (embolisation) afin de la priver de son apport sanguin et provoquer sa nécrose.
Embryopathie : maladie atteignant le produit de conception au cours de l’embryogenèse, c’est-à-dire au cours des trois premiers mois de la vie intra-utérine. Elle a pour conséquence soit la mort in utero, soit une malformation congénitale.
Endométriose  : Localisation d'endomètre (muqueuse tapissant la cavité interne de l'utérus, soumise aux influences hormonales (œstrogènes, progestatifs) du cycle menstruel et à l'origine des règles. L'endomètre est également sensible à l'action des hormones utilisées en hormonothérapie des cancers. C'est sur lui que se fixe l'embryon au début d'une grossesse et à partir de lui que se développe le cancer du corps de l'utérus) en dehors de la cavité utérine.
 
Endorphine : classe de substances, découvertes dans le cerveau en 1975, à propriétés analgésiques et euphorisantes. Les endorphines sont des hormones produites par le lobe antérieur de l'hypophyse au moment du sport de longue durée, du stress physique et émotionnel. Elles arrêtent la douleur et provoquent l'euphorie, retentissent sur l'alimentation et les glandes génitales féminines.
Entorse : atteinte d'un / plusieurs ligaments d'une articulation. Si le ligament est très déchiré ou rompu, l'entorse est dite grave. La petite hémorragie qui se produit en même temps, permet d'apporter du sang qui va servir à cicatriser la lésion. Il faut immobiliser immédiatement cette articulation. Le sportif ne bouge plus, on le transporte et on applique la glace le plus tôt possible. Il se peut que l'entorse soit accompagnée de lésions du cartilage articulaire et que le tendon d'un muscle qui est contre cette articulation soit lui même blessé.
On peut aussi voir à la radiographie, des petits arrachements osseux, là où le ligament s'accroche à l'os. Les entorses du genou sont difficiles à soigner si c'est le ligament croisé qui est rompu, car sa cicatrisation est pratiquement impossible .
Eosinophile Qui se colore par l'éosine. Cf. HÉMATÉINE-ÉOSINE.
 
• Eosinophilie. : Cette augmentation d’une espèce de globules blancs, les granulocytes éosinophiles, dans le sang s’observe au cours de certains cancers. Ces granulocytes sont ainsi nommés à cause de leur affinité vis-à-vis de colorants acides à base d’éosine que l’on utilise pour mettre en évidence les cellules étalées sur un frottis. Les granules ainsi colorés contiennent des enzymes qui digèrent des substances d’origine externe ou interne. En cas de cancer, les substances responsables de l’augmentation de ces granulocytes ne sont pas identifiées. L’éosinophilie s’observe surtout dans les suites d’une radiothérapie qui a détruit les cellules tumorales et libéré leurs produits de nécrose. Ceux-ci sont responsables d’une augmentation transitoire des éosinophiles. Elle peut également survenir spontanément et a une signification défavorable, surtout si elle est très élevée.
Epithélioma  : Cf. carcinome
 
Epithelioma basocellulaire : Tumeur cutanée d’évolution lente formée de cellules rappelant les cellules basales de l’épiderme d’où son nom, de malignité locale, ne donnant pas de métastase et dont l`origine annexielle est en général admise.
Ergonomie  : organisation méthodique du travail et aménagement de l'équipement en fonction des possibilités de l'homme.
Exostose ostéogénique : Cf. osteochondrome
 
Exsudat : Terme général désignant l’ensemble des éléments liquidiens et figurés qui ont traversé la paroi vasculaire au cours du processus inflammatoire et s’accumulent dans le tissu interstitiel (oedeme) ou dans une cavité (épanchement). La composition de cet exsudat : séreux, fibrineux fibrino-leucocytaire, peut varier en fonction du stade et de l’étiologie de L’inflammation.. Il se caractérise toujours par sa richesse en protéines ce qui 1’oppose au transsudat.
 
Extemporané : Examen histologique ou cytologique faisant appel à des techniques particulières (coupe a congélation, empreinte) qui permettent de fournir un résultat en quelques minutes. On le pratique habituellement en cours d’intervention chirurgicale dans la mesure où la réponse de l’anatomo-pathologiste a une incidence sur la conduite de l’acte opératoire. Les résultats sont plus aléatoires que ceux d’un examen ordinaire et doivent toujours être vérifiés par les techniques histopathologiques usuelles.


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