» Lexique Lettre R

Lettre R


Ramollissement hémorragique : infarcissement hémorragique d’un territoire du système nerveux central.
Régénération cellulaire : Processus aboutissant à la reconstitution plus ou moins achevée d’un tissu épithélial après une destruction partielle.
Régime dissocié : cherche à améliorer la performance des efforts importants (> 75 % de la VO2 max.) et longs, en rechargeant au maximum les muscles en glycogène, ce qui apportera des quantités supérieures de glucose pour l'énergie musculaire.
Le régime dissocié s'appuie sur le fait qu'un muscle vidé de son glycogène, devient avide de glucose dès qu'on lui en redonne, de telle sorte qu'il en accumule beaucoup plus que d'habitude. En pratique, on commence par une activité physique intense les trois premiers jours de la semaine, en ne s'alimentant que de graisses et de viandes avec le moins possible de glucides pour dépléter les muscles en glycogène.
Puis, les trois jours suivants, les muscles sont mis au repos par une activité physique légère, en les suralimentant en glucides, avec très peu de lipides et de protides. Ils se gorgent de glucose qui est stocké en glycogène, ce qui les sature d'énergie potentielle glucidique. Le 7ème et dernier jour, c'est la compétition. Les muscles ont plus de réserves qu'un sujet normal et le sportif peut courir plus longtemps que les autres.
Mais ce n'est pas un régime alimentaire normal, les trois premiers jours on se fatigue et on risque d'avoir des accidents musculaires en faisant des efforts avec des réserves en glycogène épuisées, et on gonfle trop les muscles les trois derniers jours ce qui fait perdre la coordination et la souplesse. De plus, il n'est pas bon de diminuer l'entraînement trois jours avant la compétition.
Certains athlètes peuvent être perturbés et le résultat, peut-être valable une ou deux fois par an sur un coureur de fond, peut déstabiliser un sportif habitué à un autre régime alimentaire qu'il aime et qu'il suit depuis de nombreuses années
 
Réparation tissulaire
Ensemble des processus aboutissant à la guérison d’une lésion, avec ou sans séquelles, par régénération ou cicatrisation
Résistance : les épreuves sportives dites "de résistance", correspondent à des efforts courts, violents, explosifs, sans nécessité d'apport d'oxygène aux fibres musculaires (force, vitesse et puissance). Les fibres blanches rapides, sont les acteurs du fonctionnement en résistance.
L'énergie nécessaire à la contraction musculaire en résistance, représentant de 30 à 70 fois les besoins en énergie du repos, est fournie par l'ATP dont les réserves sont minimes et renouvellées à partir des réserves musculaires en phosphocréatine, qui diminuent elles-mêmes en quelques secondes. Puis le muscle fabrique de l'ATP en transformant le glucose qu'il contient en acide lactique (très faible rendement) par glycolyse anaérobie.
La diminution de l'ATP et des réserves de phosphocréatine, ainsi que l'augmentation de l'acide lactique, expliquent la fatigue.
Rhabdomyosarcome  : sarcome constitué par la prolifération de cellules musculaires striées plus ou moins différenciées et reconnaissables. Le rhabdomyosarcome représente près des deux tiers des sarcomes des tissus mous, soit 5 % des tumeurs solides de l'enfant. Il touche plus les garçons que les filles. Sa cause est inconnue, mais divers indices suggèrent un facteur génétique : malformation congénitale associée, familles où coexistent d'autres cas de cancers (cancers du sein chez les mères, autres tumeurs rares dans la fratrie, syndrome de li et fraumeni). Ce cancer survient en tout point de l'organisme, le plus souvent dans la région de la tête et du cou (près de la moitié des cas, dont 10% dans l'orbite), dans la région génito-urinaire (25%) et sur les membres (10%). Le pronostic dépend de l'étendue de la tumeur primitive, de l'existence, rare, d'une atteinte lymphatique, d'une localisation proche des méninges (avec un risque accru, dans ce cas, d'une lésion du système nerveux central) et du type microscopique, les formes dites ' alvéolaires ' étant plus agressives. L'évolution est caractérisée par une propagation aux organes voisins et une dissémination métastatique rapide : atteignant les poumons, les os, la moelle osseuse, elle était le principal responsable d'une mortalité autrefois supérieure à 80%.Bien plus active qu'envers les autres sarcomes des tissus mous, une chimiothérapie efficace permet aujourd'hui de guérir deux cas sur trois. Lles médicaments les plus utilisés sont la vincristine, le cyclophosphamide, l'ifosfamide, la dactinomycine et la doxorubicine. Les associations de ces médicaments ont d'abord permis des traitements adjuvants actifs après une opération ou une irradiation initiale. La chimiothérapie est de plus en plus utilisée en premier pour faciliter des ablations chirurgicales secondaires, moins délabrantes, avec de meilleures marges de sécurité. elle réduit les indications de la radiothérapie ou l'étendue des volumes irradiés et ses doses lorsqu'elle reste nécessaire, et ainsi les séquelles à long terme du traitement.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.