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Lettre T


Technique des tetramères : Les tétramères sont des complexes fluorescents solubles composés de quatre molécules du CMH I identiques, chacune présentant le peptide antigénique d’intérêt.
Les lymphocytes T CD8+ spécifiques de l’antigène d’intérêt sont donc marqués et sont visualisables en cytométrie de flux. Les tétramères actuellement les plus utilisés sont ceux spécifiques d’antigènes viraux (CMV, EBV, HIV) ou d’antigènes tumoraux (Melan-A dans le mélanome).
Tendinite = tendinopathie, il est rare que le tendon soit seul en cause, lésions du tendon et de la gaine synoviale = ténosynovite. Douleurs sur le trajet d'un tendon, souvent sur entraînement mal conduit, car pas assez progressif, une musculation trop rapide, des erreurs techniques dans le geste sportif, des mouvements trop souvent renouvelés, des efforts inhabituels, des conditions de jeu inhabituelles (terrain mouillé ou sols durs), ou tout simplement l'utilisation d'un matériel inadapté. Les sols trop souples améliorent les performances grâce au phénomène de rebond, mais les tendinites y sont plus fréquentes. Sous anabolisants car le volume / force des muscles augmentent mais pas les tendons.
• Téniposide
• Tenon (Hôpital)
• TEP.
• Tératome : (Svnonvme : dysembryome). Terme générique regroupant toutes les tumeurs benignes ou malignes, gonadiques ou extra-gonadiques, constituées de tissus dont l’aspect rappelle les différents stades du développement embryonnaire jusqu’au stade adulte dans certains cas. Chez l’adulte, le tératome traduit un trouble du développement des tissus.
Thésaurismose : synonyme de maladie de surcharge mais englobant en outre les accumulations cellulaires ou tissulaires de substances exogènes non résorbables. Corrélats : surcharge, infiltration
• Thiotépa
• Thorax
• Thorotrast
• Thorotrastome
• Thrombocytémie
• Thrombocytes
• Thrombopénie
• Thrombose : Fréquemment observée au cours des cancers , coagulation du sang in vivo dans une cavité vasculaire ou le coeur. Le produit de la coagulation survenue dans ces conditions s’appelle un thrombus.
On distingue deux sortes de caillots. Le thrombus rouge est formé d’un réseau de fibrine englobant des globules rouges dans ses mailles. Le thrombus blanc est petit, formé de plaquettes sanguines agglutinées ; il s’observe dans des artérioles ou même dans des artères volumineuses à circulation sanguine rapide, parfois dans des capillaires ; il est accolé à une brèche ou à une altération de la paroi interne du vaisseau. Les thrombus les plus fréquents sont mixtes et combinent les deux types précédents, dans les veines où le sang circule lentement et sous faible pression. Ils peuvent être volumineux mais n’interrompent pas toujours la circulation. Flottant en partie dans la veine, ils donnent parfois des emboles, fragments de caillot qui se détachent pour donner plus loin une embolie. Au cours des cancers, certains thrombus sont constitués par la tumeur qui envahit le vaisseau. On les observe au cours de cancers du rein, dans la veine rénale ou la veine cave inférieure (entre la veine rénale et le cœur), de cancers des bronches ou de tumeurs du médiastin, dans la veine cave supérieure.
La tendance à un état d’hypercoagulabilité (ou préthrombotique) a été reconnue de longue date chez les cancéreux. Trousseau décrivait, en 1865, l’association entre un cancer de l’estomac et une thrombose des membres inférieurs. Les thromboses artérielles sont exceptionnelles, les veineuses fréquentes. Elles siègent, indifféremment, dans les gros vaisseaux : veine cave supérieure, veine cave inférieure, veine porte, veine sus-hépatique, où elles provoquent des troubles impressionnants, mais aussi dans des veines profondes ou superficielles des membres. Les thromboses s’observent chez près de 15 % des patients cancéreux mais elles sont beaucoup plus fréquentes à l’autopsie. Certains cancers y prédisposent particulièrement : digestifs, du pancréas, de l’ovaire, des bronches, leucémie aiguë à promyélocytes, tumeurs du cerveau. La thrombose peut révéler la tumeur. Elle prend des aspects particuliers quand elle récidive ou atteint des veines superficielles. Les thromboses sont plus fréquentes après une opération ou si le patient est alité et dénutri.
Elles sont dues à divers mécanismes. Des anomalies du courant circulatoire sont induites par l’immobilisation au lit et la stase veineuse, ainsi que par l’anémie ou la viscosité augmentée du sang. Dans certains cancers du sang, l’augmentation considérable du nombre des globules blancs ou des plaquettes les favorise. On rencontre aussi des altérations de la paroi vasculaire, par envahissement direct de la tumeur ou irritation de son revêtement interne, l’endothélium, ou par des anomalies du plasma sanguin.
Les cellules tumorales elles-mêmes peuvent activer des substances intervenant dans l’hémostase. Certaines favorisent l’agrégation des plaquettes entre elles, mais l’immense majorité sécrètent des substances aux propriétés coagulantes qui n’auraient pas dû se trouver dans la circulation sanguine comme le mucus des tumeurs du tube digestif ou des résidus de cellules cancéreuses agissant comme un facteur coagulant. Quand elles sont détruites (nécrose ou cytolyse), par manque d’oxygène ou par le traitement, les cellules tumorales peuvent déclencher la coagulation du sang de façon parfois dramatique. Elles sont aussi capables d’accélérer ou de ralentir l’élimination du caillot formé.
Le traitement du cancer est une cause supplémentaire de thrombose : interventions chirurgicales, délabrantes ou longues, cathéters veineux, périphériques ou centraux. Certains médicaments anticancéreux sont très irritants et provoquent inflammation puis obstruction de la veine où ils sont injectés. Certaines hormones enfin, œstrogènes ou, à un moindre degré, progestatifs et anti-œstrogènes (tamoxifène), augmentent le risque de thrombose.
 
Thrombus : Terme désignant les différentes variétés de caillots constitués au cours d`un processus de thrombose.
Tissu de granulation : Terme app1iqué initialement aux proliférations conjonctives bourgeonnantes apparaissant au cours de la réparation des plaies. Par extension, il désigne tous tissus conjonctifs jeunes, riches en vaisseaux et en cellules, représentant le début d’une organisation conjonctive. Tissu de granulation n’est pas synonyme de granulome. Corrélat : bourgeon charnu.
Transsudat : Oedème ou épanchement pauvre en protéine, résultant d’un transfert passif de liquide à travers les parois vasculaires. (Corrélat : exsudat).
Tumeur  : Masse tissulaire en excès constituée par une prolifération tissulaire ou cellulaire anormale, échappant aux mécanismes de régulation de l’organisme.
Créé par Galien, ce mot désigne au sens strict une augmentation de volume d'une partie de l'organisme, appréciée comme une tuméfaction. Il est souvent utilisé comme synonyme de tissu néoformé ou néoplasme. Une tumeur correspond à une masse tissulaire en excès constituée par une prolifération tissulaire ou cellulaire anormale, échappant aux mécanismes de régulation de l’organisme. Elle peut être bénigne ou maligne et se présente sous divers aspects.
 
 Tumeur à malignité atténuée : Terme appliqué à certaines variétés anatomocliniques de tumeurs malignes caractérisées par une évolution spontanée lente, des métastases inconstantes ou tardives. Ceci explique qu`elles aient un haut pourcentage de guérison après traitement radical. Les tumeurs border-line (frontières en font partie)
 Tumeur à malignité locale : Tumeurs ayant certaines caractéristiques des cancers (envahissement des structures de voisinage) mais de développement purement local et ne donnant jamais de métastase. Elles peuvent être graves par l’étendue de leur extension locale et les difficultés d’une exérèse radicale. Exemples : carcinome basocellulaire de la face, Tumeur desmoïde.
 
Tumeur bénigne : tumeur dont l’évolution spontanée, strictement locale, n’aboutit pas à la mort du sujet qui en est porteur hormis le cas de complications mécaniques (cerveau) ou métaboliques (hypoglycémie). Une tumeur bénigne ne donne jamais de métastase.
 
Tumeur de blastème : Tumeur apparaissant souvent dans l’enfance, constituée de cellules immatures semblables à celles de l’ébauche embryonnaire d’un organe ou d’un tissu. Ces tumeurs sont habituellement malignes et désignées par le suffixe -Blastome-. Exemples : Néphrob1astome, Neuroblastome. (Corrélats : vestige embryonnaire, tumeur embryonnaire) .
 
Tumeur embryonnaire : Terme générique réunissant des tumeurs disparates formées par la prolifération d’un ou de plusieurs tissus dont l’aspect rappelle celui de tissus embryonnaires. Les tumeurs embryonnaires comportent les tératomes ou dysembryome et les tumeurs de blastème
Tumeur villeuse  : Terme désignant une variété de tumeur des muqueuses digestives, caractérisée par un aspect macroscopique chevelu et une structure histologique faite de franges très fines, revêtues d`un épithélium cylindrique. (Corrélat : adénome villeux). On les grades comme les autres adénomes.
• Tumor necrosis factor
• Tumorectomie
• Tumorothèque.
• Tyrosine-Kinase.


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