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Clinique des pathologies œsophagiennes


Clinique des pathologies œsophagiennes : Les principaux signes d'appel sont : la dysphagie, les régurgitations, le pyrosis souvent associé à une sensation d'aigreur, les éructations, les brûlures épigastriques, une hémorragie digestive extériorisée ou une anémie microcytaire hyposidérémique, une altération de l'état général (anorexie, amaigrissement), un « ganglion » sus claviculaire gauche (Troisier). Il peut aussi s'agir de signes extra-digestifs tels que des douleurs thoraciques de type angineux, des symptômes respiratoires postprandiaux ou nocturnes (toux, dyspnée asthmatiforme...) et de symptômes ORL divers (enrouement et dysesthésie bucco-pharyngée).
La dysphagie est une gêne ou obstacle à la déglutition des aliments, l'odynophagie est une douleur lors de la progression des aliments dans l'œsophage, la sensation de striction cervicale liée à l'anxiété, est qualifiée de « globus hystericus ». Il peut être difficile de la distinguer de l'anorexie (perte d'appétit), surtout lorsqu'elle porte de façon élective sur certains aliments (viande).
On recherche : la localisation rétrosternale de la gêne, l'électivité pour les solides (dysphagie des sténoses organiques) ou associée aux liquides (dysphagie paradoxale d'évolution capricieuse), les modes de début (brutal ou non) et d'évolution (progression +/-rapide, intermittence) et les symptômes associés (amaigrissement, régurgitations, signes de reflux gastro-œsophagien [RGO], signes ORL et/ou respiratoires).
La dysphagie relève souvent d'une obstruction organique ou de troubles moteurs de l'œsophage, parfois d'une lésion gastrique du cardia. D’où la nécessité d’une endoscopie œsophagienne avec biopsies en cas de lésion. Si l'examen endoscopique est normal, le transit baryté de l'œsophage et surtout la manométrie œsophagienne seront indiqués pour rechercher des troubles moteurs.
 
Les sténoses tumorales sont dues à des carcinomes de l'œsophage ; de façon exceptionnelle à d’autres tumeurs malignes (sarcome et mélanome) ou bénignes (léiomyome) et tumeurs extrinsèques (ganglionnaire, bronchique, médiastinale).
Les sténoses non tumorales sont dues à une œsophagite peptique, caustique (voir œsophagite caustique) ou radique et rarement à une compression extrinsèque (adénopathie, arc aortique...).
Les œsophagites non sténosantes sont d'origine médicamenteuse (Alendronate, sulfate ferreux, AINS, phénytoïne, chlorure de potassium, quinidine, tétracycline, acide ascorbique) (les pilules collent à la muqueuse avec brûlure / ulcération, histologie non spécifique avec œdème sous-épithélial, hyperplasie muqueuse, cellules ballonisées, nécrose, inflammation, ulcération et osdème) ou infectieuse (Candida albicans, herpes simplex virus (HSV), cytomégalovirus (CMV), HIV, SIDA, immunosuppression sur transplant) au cours desquelles le symptôme prédominant est en fait l'odynophagie, Pemphigusvulgaire, pemphigoïde, épidermolyse bulleuse dystrophique, GVH..
Le diagnostic se fait à l’endoscopie avec biopsie ou au transit ou autre imagerie
Le traitement recourt aux dilatations endoscopiques, voire une stricturoplastie endoscopique (4 incisions en quadrants suivies de dilatation, sinon on peut proposer une chirurgie réparatrice.
Complications : Perforation (0,1%), saignements ( 0.3%). Bactériémie (souvent sans répercussions cliniques) lors de 20-45% des dilatations.
Pronostic : plus mauvais si asymptomatique à la présentation.


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