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Cryopréservation des prélèvements


Recommandations pour la cryopréservation de cellules et tissus tumoraux dans le but de réaliser des analyses moléculaires HAS 15/2/2010
Recueil, préparation, acheminement, conditionnement, conservation, suivi et mise à disposition des prélèvements : en conformité avec les bonnes pratiques en anatomie et cytologie pathologiques et celles des laboratoires de biologie médicale selon l’arrêté du 26 novembre 1999 relatif à la bonne exécution des analyses de biologie médicale (GBEA, 1999).
La garantie de la qualité des tissus, cellules et liquides biologiques cryopréservés implique le respect des recommandations suivantes :
Le prélèvement est réalisé dans des conditions préétablies et connues (protocoles validés et concrètement disponibles)
Il est essentiel que le délai entre le prélèvement et la congélation de cellules ou tissus tumoraux soit court pour la préservation des ARN dont la demi vie peut être de l’ordre de quelques minutes. (Il serait souhaitable que le délai entre le recueil du prélèvement et sa congélation soit connu pour chaque prélèvement) ;
Les conditions de manipulation assurent la protection des échantillons biologiques contre toute dégradation / contamination ;
La traçabilité des échantillons biologiques, des données y afférant (lien avec le dossier patient en cas de changement de diagnostic (sarcomes par exemple), des intervenants et des événements pouvant survenir tout au long du processus (notamment tout dysfonctionnement éventuel) doit être consignée et disponible à tout moment
- pour les analyses qui nécessitent une étape de mise en culture de cellules ou tissus, les manipulations du prélèvement doivent le protéger des contaminations et les procédures de congélation doivent préserver la viabilité des cellules ;
- un contrôle microscopique de la nature de la lésion et de la représentativité des prélèvements congelés est indispensable avant toute analyse moléculaire.
La sélection des fragments à congeler est effectuée par l’anatomopathologiste. Pour les prélèvements cytologiques, l’analyse de la représentativité de l’échantillon congelé est réalisée (contrôle diagnostique cytopathologique).
Pour les biopsies, le préleveur s’assure qu’un fragment représentatif des lésions, si possible contigu, est fixé pour le diagnostic microscopique (un prélèvement en miroir de l’échantillon congelé doit être fait pour analyse histopathologique après fixation).
Pour les prélèvements tumoraux, chaque fois que possible, il est souhaitable de congeler un ou plusieurs fragments de tumeur, et un ou plusieurs fragments de tissu macroscopiquement non envahi. Ces différents fragments d’un même prélèvement doivent faire l’objet d’un étiquetage qui les différencie.
Le conditionnement est fait par du personnel formé à ces techniques, . dans des tubes / sachets adaptés à la cryogénie. Identification du prélèvement sur le tube / sachet (moyens adéquats pour préserver la lisibilité), si possible double identification.
La tumorothéque assure la continuité de la chaîne du froid, la traçabilité des prélèvements, la gestion informatique des informations liées aux prélèvements
Programme de vérification de la stabilité en cours de conservation mis en place pour garantir la qualité des échantillons à long terme jusqu'à leur utilisation.
Conformément à la norme française homologuée NF S 96-900 de juillet 2008, le personnel effectuant un travail ayant une incidence sur la qualité des ressources biologiques et collections doit être sensibilisé au respect des bonnes pratiques, à la sécurité biologique et chimique, à l’utilisation de matériel approprié et à la biosûreté (sécurité des échantillons biologiques).
Les modalités de préparation des échantillons issus de prélèvements doivent être définies et écrites dans des protocoles d'études validés, justifiant la collection, en fonction des finalités diagnostiques, pronostiques ou d’orientation thérapeutique.
 
. Annexe 1 : Proposition de modèle de fiche de transmission des prélèvements cellulaires ou tissulaires entre le site de prélèvement et le site de congélation.
 
- Date du jour
- Identification du préleveur
- Nom du malade, marital et patronymique chaque fois que possible
prénom, date de naissance, sexe
numéro de dossier chaque fois que possible
- Nature de l’intervention
- Organe, côté
- Selon l’intervention, heure et minute de la dévascularisation, ou heure et minute de
l’exérèse, ou de la biopsie, ou de la ponction
- Heure et minute de l’arrivée au laboratoire
Nom de la personne ayant acheminé le prélèvement
 
Annexe 2 : Rappel de l’état de la législation sur les transferts de données nominatives sans finalité thérapeutique pour le patient
 
La loi n° 94-548 du 1er juillet 1994 relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, concerne tous les traitements automatisés de données directement ou indirectement nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé.
Elle autorise les membres des professions de santé à transmettre les données qu’ils détiennent dans le cadre d’un traitement informatisé de données nominatives dans un but de recherche.
Lorsque ces données permettent l’identification des personnes, elles doivent être codées avant leur transmission, .sauf pour les études de pharmacovigilance, les protocoles de recherche réalisés dans le cadre d’études coopératives nationales ou internationales, ou si une particularité de la recherche l’exige.
Les données transmises ne peuvent être conservées sous une forme nominative au delà de la durée nécessaire à la recherche. La personne qui reçoit les données veille à la sécurité des informations et de leur traitement, ainsi qu’au respect de la finalité de celui ci. Les personnes auprès desquelles sont recueillies des données nominatives, ou à propos desquelles de telles données sont transmises sont, avant le début du traitement de ces données, individuellement informées :
- de la nature des informations transmises
- de la finalité du traitement des données
- des personnes physiques ou morales destinataires des données
- du droit d’accès et de rectification
- du droit d’opposition
- de l’obligation de recueillir leur consentement
Toutefois, ces informations peuvent ne pas être délivrées si, pour des raisons légitimes que le médecin traitant apprécie en conscience, le malade est laissé dans l’ignorance d’un diagnostic ou d’un pronostic grave.
 
Annexe 3  : Proposition de modèle d’information au patient pour les recherches nécessitant un traitement automatisé de données nominatives
 
Dans le cadre des soins dont vous avez bénéficié et pour poser un diagnostic, nous avons réalisé des prélèvements de tissu ( selon le cas, préciser le tissu).
Nous vous informons que, sauf opposition de votre part, des fragments non utilisés pour ce diagnostic pourront être conservés sous notre contrôle. Ils pourront servir à des recherches dans le domaine de la pathologie dont vous êtes atteint, à l’exclusion de toute recherche visant à étudier des caractéristiques génétiques identifiantes (c’est à dire qui permettrait de vous identifier par l’analyse de vos cellules).
Ces fragments seront susceptibles le cas échéant d’être transmis à d’autres équipes de recherche médicale, pour les besoins de leurs propres travaux de recherche. Les données nominatives portant sur ces fragments seront transmises dans les conditions prévues au chapitre 5 bis de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
Les données nominatives vous concernant recueillies à cette occasion pourront par ailleurs faire l’objet d’un traitement automatisé (c’est à dire figurer sur un fichier informatique).
Conformément à l’article 40-4 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous avez le droit de vous opposer à ce que les données nominatives vous concernant fassent l’objet d’une exploitation.
Si vous ne vous opposez pas à cette dernière, vous pourrez exercer à tout moment votre droit d’accès et de rectification sur ces données comme prévu par la loi “Informatique et Libertés ” auprès des responsables de l’étude. Pour toutes les informations de nature médicale, ce droit pourra être exercé par l’intermédiaire d’un médecin de votre choix (article 40-5 de la loi 78-17 du 6 janvier 1978).
Toute information complémentaire sur les prélèvements pourra être demandée à : noms, téléphone. Etiquette avec numéro d’identification patient.
Document remis le :
Signature de la personne qui a délivré l’information
 
Voir dans le fichier source qui est long tous les justificatifs tirés d’une revue de la littérature


LA TECHNIQUE DU GANGLION SENTINELLE



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