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Névralgie cervicobrachiale


Traumatisme du plexus brachial : se voit dans les sports de contact avec une névralgie avec faiblesse unilatérale du bras +/- dysesthésies / paresthésies, de durée très variable, moins d’une minute à une semaine. C’est une des lésions du nerf périphérique  les plus fréquentesdes athlètes.
Le niveau le plus souvent atteint est C5-C6. :
C4 – Trapèze, épaule, sommet de l’épaule, C5 – Deltoïde, coiffe des rotateurs ; abduction de l’épaule, bras > latéral, radius distal, C6 - Biceps, coiffe des rotateurs ; flexion du coude, extension du poignet ; avant-bras latéral et pouce, C7 - Triceps ; extension du coude, flexion du poignet ; index et bouts des doigts médians, C8 - Extension des doigts ; pouce distal, 3ème et 4ème doigts
Les lésions sont secondaires à : Traction par flexion controlatérale du cou, compression par choc direct ou par hyperextension du cou et rotation ipsilatérale
Après s’être assuré de l’absence de fracture de cervicale ou lésion médullaire, le test de Spurling (extension de la colonne cervicale, la tête tournée vers l’épaule atteinte) reproduit la symptomatologie, on évalue le degré de mobilité cervicale sans douleurs. Le signe de Lhermitte est une sensation de décharge électrique le long de la colonne voir membres, déclenchée par une flexion du cou.
La Névralgie cervicobrachiale (NCB) : est l'équivalent d'une sciatique du bras, le conflit se situe au niveau d'une vertèbre cervicale, et le territoire douloureux des racines nerveuses concernées se fait dans la région de la clavicule, le haut du dos et de la poitrine, et le bras (plexus brachial). On exclut une éventuelle myélopathie cervicale telle une modification de la démarche, dysfonction colique et de la vessie.
Forme rhumatismale surtout des femmes vers 50 ans (microtraumatismes, cervicarthrose). La racine nerveuse est comprimée contre la vertèbre et le disque intervertébral au niveau des lésions d'arthrose cervicale (l'arthrose cervicale démarre tôt, les vertèbres cervicales étant mobiles et soumises à de nombreuses contraintes voire traumatismes (entorses cervicales), avec dès la trentaine des disques détériorés et une déformation des rebords des vertèbres de chaque côté en becs de perroquet).
Possibilité de hernies discales cervicales (souvent petites, bien tolérées qui durcissent en vieillissant et rétrécissent le trou de conjugaison).
Possibilité de signes précurseurs (mal au cou, torticolis, raideur douloureuse de la nuque). De début progressif, douleur vive, lancinante, mécanique et inflammatoire, souvent aggravée au coucher, qui suit le trajet d'une racine nerveuse. La partie > de la douleur peut manquer, paresthésies (fourmillements, engourdissements, gonflement, courant électrique) souvent associées ou irradiations de la douleur vers la poitrine.
L'examen clinique trouve une raideur du cou. Les mouvements du cou (pas ceux du bras) augmentent la douleur qui est quasi-permanente, que l’on soit actif ou pas, repos inefficace, douleurs souvent changeantes et migratrices. Une diminution de la sensibilité sur le trajet de la racine nerveuse (hypoesthésie à territoire radiculaire) est souvent associée. Les réflexes ostéotendineux (ROT) peuvent être diminués. La radiographie de la colonne cervicale montre des signes d'arthrose cervicale et une dysharmonie de courbure. Les examens biologiques (vitesse de sédimentation, etc.) sont normaux. Cette affection est cyclique avec guérison spontanée de règle, sauf quelques cas rebelles à tout traitement.
Formes secondaires :
Côtes cervicales (surnuméraires), naissant des vertèbres cervicales avec douleurs, paralysies et troubles vasculaires par compression (syndrome de Raynaud, syndrome ischémique du membre supérieur). Le traitement est l'ablation de la côte surnuméraire. Les mêmes symptômes peuvent être provoqués par une compression musculaire (syndrome des scalènes).
Autres causes possibles : cancers vertébraux (primitifs ou métastatiques), neurinomes radiculaires, spondylodiscites cervicales infectieuses, la syringomyélie.
Diagnostics différentiels : épicondylite, algodystrophies sympathiques du membre supérieur, acroparesthésies, douleurs d'origine centrale (thalamiques), angine de poitrine


Forme inflammatoire : douleurs invalidantes, permanentes, particulièrement nocturnes (réagit aux anti-inflammatoires classiques ou corticoïdes, ne pas hésiter à prescrire des antalgiques de palier 3) ). Une mise au repos du cou (collier cervical voire minerve) et du bras (bandage coude au corps) est conseillée, bien que peu spectaculaire sur le moment.
Forme peu inflammatoire : douleurs modérées, intermittentes, réveillée dans les jours suivant une activité inhabituelle (bricolage, travaux domestiques, jardinage, sport utilisant ce bras). Les traitements sont inefficaces. Le moins inefficace est une rééducation posturale pour modifier en permanence la position de la tête (exercices tête droite / musculation de l'arrière du cou).
Les radios de la colonne cervicale apprécient l'arthrose et son retentissement sur les trous de conjugaison. Le scanner / IRM ne permettent pas de pronostic.
Chirurgicalement, 2 formes pronostiques de NCB :
Celles liées à une franche hernie discale, molle (récente), avec peu d'arthrose : de résultat habituellement excellent, sans douleurs résiduelles.
Celles liées à une association arthrose / hernie : résultats moins constants. Si l'arthrose est diffuse, vous risquez ne pas être opéré au site exact du conflit avec des douleurs résiduelles.



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