» Médecine du sport Malaise vagal

Malaise vagal


Coup de frein vagal et sportifs de haut niveau. Chez un sujet normal, le rythme cardiaque baisse progressivement pendant 2 à 3 minutes après effort intense, puis il connaît une chute soudaine (par exemple, de 185 à 130 pulsations par minute) appelée "coup de frein vagal".
Chez le jeune sportif entraîné, après épreuve intense, le coup de frein vagal peut dépasser son objectif. Le cœur ralentit normalement puis s'arrête, avec évanouissement, il se remet à battre quelques secondes plus tard, sans aide extérieure, et le sujet reprend connaissance.
Le coup de frein vagal est provoqué par la libération totale du stock d'acétylcholine, des neurones para-sympathiques. L'atropine peut également faire repartir le cœur, même si toute l'acétylcholine n'a pas été utilisée (en bloquant les récepteurs muscariniques de l'acétylcholine).
Le malaise vagal, ou lipothymie vagale, choc vagal ou syncope vaso-vagale est un malaise par activité excessive du système nerveux parasympathique via le nerf vague (pneumogastrique) avec bradycardie et hypotension artérielle, et hypoperfusion cérébrale. Forme la plus fréquente de perte de conscience, plus fréquente chez un individu jeune en surpoids ou une personne âgée anxieuse, ou à la suite d'émotions ou d'un événement intense ou quelquefois de douleurs violentes.
Facteurs favorisants : station debout prolongée, atmosphère chaude ou confinée, après un repas ou une émotion, une réaction phobique (claustrophobie par exemple), une douleur violente ou à la vue du sang, d'une aiguille, etc. La fatigue physique (manque de sommeil), l'hypoglycémie, l'effort physique soudain (fin d’une compétition), sont également des facteurs déclencheurs.
Clinique : sensation de faiblesse, de malaise à venir, voile gris ou voile noir (vision troublée), faiblesse musculaire brutale avec chute si le sujet est debout (évanouissement), respiration ample, sueurs, nausées, voire vomissements, perte de connaissance, parfois accompagnée de convulsions, maux de ventre et diarrhée, céphalées, sécheresse de la bouche, bouffées de chaleur importantes, acouphènes uni ou bilatérales, picotements dans les extrémités (mains, pieds, sommet du crâne, juste avant de perdre connaissance)
Le malaise peut être isolé, mais peut parfois être récidivant.
Attitude : évaluer conscience, respiration, pouls, allonger la personne, ce qui en général est déjà fait (les jambes surélevées si malaise vagal), la rassurer, expliquer ce que l'on fait
La questionner sur ses antécédents médicaux (allergies, une maladie particulière), sur un
éventuel traitement en cours ou d'appoint (ex. diabète)
Si le diagnostic est certain, on peut aussi frotter les bras ou le visage avec un linge mouillé et frais par exemple ; en tout cas la personne ne doit pas rester debout immobile (une marche rapide est même recommandée, dans le froid par exemple, notamment si la pièce est surchauffée).
Traitement : mise au repos, élévation des jambes pour améliorer le retour veineux vers les organes nobles (cerveau, cœur, poumon), ce qui accélère la récupération.
Si le malaise se prolonge, l'atropine est le médicament de choix, en injection sous cutanée ou
intra-veineuse.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.