» TISSU ODONTOGENE periodontite

periodontite


Périodontites : ou monoarthrite ou desmodontite = atteinte du complexe pulpo-apico-desmodontal (> 60 % des foyers dentaires). Secondaires à plusieurs épisodes de pulpite (souvent après caries profondes) avec inflammation pulpaire, ou après traumatismes physiques des dents avec lésion irréversible de la pulpe allant jusqu’à la mortification.
Les traumatismes peuvent aussi être chimiques, lors de la pose de composite. Dans tous les cas : nécrose pulpaire contaminée par des germes, l’infection au sein des canaux pulpaires se propage au desmodonte et à l’os périapical, avec périodontite.
Ces infections sont dues à des associations de type mixte avec anaérobies majoritaires (> 50 %), soit à des anaérobies stricts. Les souches bactériennes le plus fréquentes sont Streptococcus, mileri, mitis, sanguis, mutans, b-hémolytique et les enterococci qui sont des aérobies anaérobies facultatifs ainsi que les lactobacillus et les actinomyces. Les peptostreptococcus, veillonella et corynebacterium sont anaérobies stricts.
Les fusobacterium nucleatum, bacteroïdes et spirochètes anaérobies sont plus rarement rencontrés ; les Staphylococcus aureus et germes gram-négatif ne sont en cause que chez les immunodéprimés.
Diagnostic : lors de périodontite aiguë : douleur brutale, très intense, irradiant à l’hémiface, exacerbée à la pression de la dent, donnant l’impression d’une dent longue, entravant la mastication et l’élocution. Dent mobile, douloureuse à la percussion axiale et latérale. A la palpation de la table externe en regard de la région apicale de la dent, douleur à la pression, voire voussure douloureuse selon l’importance de l’atteinte des tissus périapicaux et de l’extension vestibulaire de l’infection.
Les tests de vitalité pulpaire sont négatifs.
La radiographie rétro-alvéolaire ou le panoramique montrent des destructions coronaires, un simple élargissement ligamentaire en cas de périodontite aiguë.
Au stade de périodontite subaiguë ou chronique : ostéite périapicale avec aspect gommé de la trame, sans limites nettes, puis granulome périapical avec image radiologique homogène claire, aux limites nettes, qui coiffe l’apex.
Sans traitement, l’évolution se fera vers : abcès sous-périosté, ou cellulite, ou vers une périodontite chronique avec la lésion apicale typique (granulome) constituant un foyer infectieux chronique à prendre en compte dans l’infection focale.
Traitement : urgent si périodontite aiguë, ouverture de la chambre pulpaire et cathétérisation des canaux jusqu’à l’apex et lavage à l’ eau oxygénée et à l’hypochlorite ; la chambre pulpaire restant ouverte + antalgiques et antibiothérapie (dérivés de la pénicilline, (amoxycilline (1g toutes les 8 h)), si allergie à la pénicilline, alors pristinamycine 2 g/24 h. AINS formellement déconseillés.
En 24 h on choisit entre un soin conservateur ou l’avulsion de la dent, selon : gravité de l’infection, état de la dent (mono- ou pluriradiculée), hygiène buccale, état du patient (sujet à risque ?), intérêt du patient pour un traitement conservateur.


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