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Prothèse maxillofaciale


Introduction à la prothèse maxillofaciale : Art et science de la reconstruction artificielle du massif facial lors de pertes de substance acquises ou de malformations congénitales (but de réhabilitation fonctionnelle, esthétique et psychologique) avec rééducation (techniques dynamiques), pour atténuer / récupérer une fonction altérée par un geste chirurgical, ou par les effets secondaires d’un traitement complémentaire tel que la radiothérapie, ou par des séquelles de pathologie locale ou générale et prise en charge des problèmes liés aux trismus dans le cadre de désordres craniomandibulaires.
Étymologie : Prothèse : du grec pro : au lieu de, et tithêmi : je place (dispositif de remplacement d’un organe / partie du corps en totalité ou en partie, reproduisant la forme et si possible en rendant les mêmes services fonctionnels), orthèse : du grec orthos : droit, et tithêmi : je place (dispositif destiné à protéger, immobiliser ou soutenir le corps ou une de ces parties auxquelles il est directement fixé (exemples : orthèse de soutien d’un lambeau, appareil guide , appareil de mécanothérapie). Épiprothèse ou épithèse : du grec epi : sur, au-dessus, et tithêmi : je place (dispositif de remplacement d’un organe situé à une extrémité du corps (exemples : épithèse faciale, épithèse digitale).
Prothèses externes : dispositif à usage externe, amovible , en contact avec la peau, les muqueuses ou les dents, de réhabilitation esthétique, fonctionnelle et psychologique ;
Prothèses internes / endoprothèses : dispositif non amovible implanté chirurgicalement et assurant une contention ou une substitution en vue de permettre une réhabilitation fonctionnelle et esthétique.
En prothèse maxillofaciale, nous devons aussi distinguer parmi les prothèses externes :
Les prothèses endo-orales, dans la cavité buccale, suite à des pertes de substance maxillaire / mandibulaire, sous forme surtout de prothèses dentaires adjointes adaptées à chaque cas ;
Les prothèses extra-orales, hors cavité buccale, destinées à masquer des pertes de substance cutanée (pyramide nasale, pavillon de l’oreille, région oculopalpébrale, etc.) ;
Les associations de prothèses endo- et extraorales, lors de pertes de substances étendues et complexes, jouent un rôle psychothérapeutique ;
Les orthèses maxillofaciales, qui autorisent des traitements complémentaires et alternatifs, utilisées seules ou en association avec d’autres prothèses (orthèses de réhabilitation des désordres craniomandibulaires, plan ou gouttière de surocclusion, appareils guides, guides cicatriciels, orthèses mandibulaires d’avancée lors d’apnée du sommeil), ces appareillages dynamiques autorisent une réhabilitation fonctionnelle sur les tissus.
Chirurgie reconstructive : avantages, inconvénients : meilleure forme de reconstruction qui bouche la perte de substance et permet une étanchéité. Elle bénéficie des progrès de la technique des lambeaux libres, l’apport de l’ imagerie et des techniques de vidéo-intervention (endoscopie), et des nouvelles techniques d’anesthésie.
Risques opératoires et anesthésiques, et problèmes posés : par un résultat non immédiat, avec nécessité d’interventions itératives et d’équipes spécialisées multidisciplinaires, par le site prélevé, par l’attente du résultat final dans des conditions parfois difficiles et douloureuses, terrain irradié, par la reconstruction d’organes de formes complexes et volumiques avec absence de tissu dur en infrastructure.
Prothèse  : avantages, inconvénients. Permet une reproduction fidèle de l’organe à reconstituer (technique de moulage ) avec bonne esthétique, se réalise en ambulatoire avec résultat immédiat en réglant le problème fonctionnel et esthétique. Elle autorise une observation du site sous-jacent en vue d’une surveillance et répond aux contre-indications de la chirurgie reconstructrice. On la préfère lors de très grandes pertes de substance, avec un rôle psychothérapique primordial. Elle sait s’ adapter à la majorité des patients et des cas cliniques. Son coût de réalisation est faible.
Inconvénients : le patient garde sa perte de substance, l’image de soi reste altérée.
Problèmes fonctionnels : inertie de la prothèse, jonction prothèse-tissu vivant, étanchéité, problèmes mécaniques : intégration fonctionnelle, fixation et ancrage de la prothèse, problèmes physiologiques : condensation avec écoulement des fluides et sécrétions, absence de vasopression périphérique, problèmes d’hygiène : au quotidien, avec une maintenance parfois lourde, problème esthétique : par manque de symbiose entre les équipes chirurgicale et prothétique, entraînant des surcontours prothétiques sur des éléments naturels ou artificiel (implant) qui sont disgracieux.


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