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Paraphrénie


Paraphrénies : rares, de début tardif entre 30 et 45 ans, d’organisation peu systématisée, la prédominance des phénomènes imaginatifs dans les délires avec des thèmes de grandeur et fantastique. Les capacités intellectuelles du sujet sont conservées, le délire est en marge de sa réalité quotidienne.
Le début de la paraphrénie est souvent progressif et lent, avec quelques bizarreries de comportement et un certain retrait affectif. Parfois, le début est bruyant.
La phase d’état est caractérisée par un délire riche, imaginatif et fantastique. La paraphrénie imaginative se caractérise par un délire de mécanisme essentiellement imaginatif et peu hallucinatoire. Le sujet élabore progressivement une fabulation qui s’enrichit de toutes les expériences qu’il vit (discussions, lectures, etc.). Les thèmes sont la mégalomanie, la filiation et la richesse.
La paraphrénie fantastique se compose d’un délire de mécanismes hallucinatoire et imaginatif. Les hallucinations sont riches (auditives, automatisme mental et corporelles). Les thèmes du délire sont fantasmagoriques, cosmogoniques. Il est souvent exprimé avec une certaine exaltation de l’humeur à type d’euphorie. Le discours est riche parfois émaillé de néologismes et d’une certaine incohérence ce qui peut faire évoquer un diagnostic de schizophrénie.
L’euphorie et la mégalomanie retrouvées dans les paraphrénies avaient pour diagnostic différentiel principal la paralysie générale (phase tertiaire de la syphilis).
Les paraphrénies évoluent de façon chronique où alternent des phases fécondes avec exaltation de l’humeur et des périodes de sédation. L’adaptation du sujet est longtemps maintenue aussi bien aux niveaux familial que professionnel.
À long terme et en l’absence de traitement, le délire a une tendance spontanée à s’enkyster.
Toutefois, une autre évolution est possible qui correspond à l’émergence progressive d’une dissociation schizophrénique. L’évolution sous traitement permet un enkystement plus rapide des délires. Il convient de redouter l’apparition d’un trouble dépressif qui s’accompagne souvent de raptus suicidaire.
L’hospitalisation peut s’avérer nécessaire lors des phases actives. Les neuroleptiques anti-productifs sont très peu efficaces sur les mécanismes imaginatifs. La chimiothérapie a comme objectif le maintien de l’insertion sociale sans espérer une réduction symptomatique totale ni a fortiori une critique du délire. Le traitement permet de réguler les exaltations de l’humeur, les processus hallucinatoires, la réactivation délirante et les angoisses.
Il est superposable à celui de la psychose hallucinatoire chronique. Le traitement chimiothérapique est accompagné d’une psychothérapie de soutien.
Voir en ligne : http://www.medix.free.fr/sim/delire... › http://www.medix.free.fr/sim/delire-chronique.php


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