» Psychologie - psychiatrie Répercussions psychologiques des néoplasmes pelviens

Répercussions psychologiques des néoplasmes pelviens


Répercussions psychologiques des néoplasmes pelviens : Les progrès dans le dépistage précoce et le traitement des cancers du petit bassin qu’ils soient d’origine urologique, gynécologique ou digestive ont amélioré le pronostic des patients, au prix d’une qualité de vie altérée
Les traitements chirurgicaux peuvent entraîner une dénervation locale des organes sexuels. La radiothérapie locale provoque une fibrose des corps caverneux et/ou une atteinte vasculaire. En général, les troubles sexuels induits par la chirurgie sont immédiats alors que la fonction érectile est le plus souvent préservée dans les mois qui suivent le traitement radiothérapique. Toutefois, à long terme (cinq ans et plus), les patients irradiés ont les mêmes problèmes que les patients opérés.
Les techniques de préservation nerveuse ont réduit nettement les séquelles sexuelles de la chirurgie oncologique, y compris en chirurgie colorectale (TME (Total Mesorectal Excision) qui a réduit l’incidence des troubles urinaires et sexuels après chirurgie rectale.
 
Le diagnostic et le traitement des différents stades des néoplasies cervicales de l’utérus engendrent des répercussions sur la sexualité des patientes et de leur partenaire, et ceci principale­ment suite à un manque d’information concernant cette maladie. Parmi ces stades, trois étapes peuvent être différenciées pour étudier les implications sexuelles de cette prise en charge : l’infection par le HPV, les dysplasies cervicales et le cancer du col. Si l’infection au HPV est asympto­matique, elle peut avoir des répercussions psychologiques et sexuelles dans un couple, principalement lors de son diagnostic. En effet, il est rarement expliqué aux patientes que le frottis cervico-vaginal de dépistage peut mettre en évidence une infection sexuellement transmissible et donc engendrer des questions et un éventuel jugement sur le comportement sexuel. Le diagnostic et le traitement des lésions dysplasiques ou intraépithéliales du col de l’utérus sous la forme d’une conisation posent, de plus, de nombreuses questions sur la fertilité et sur les modifications de la sexualité après ce genre d’intervention. D’un point de vue chirurgical, le traitement de ces lésions a peu de conséquences objectives mais il peut s’avérer perturbant pour les patientes. Les cancers du col à un stade avancé subiront un traitement chirurgical, radiothérapique, voire chimiothérapique lourds, ayant des conséquences anatomiques importantes, rendant parfois une sexualité beaucoup plus difficile, voire inexistante.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.