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Plexus brachial


Anatomie du plexus brachial :
Le plexus brachial est formé par la réunion des branches ventrales de C5 C6, C7, C8 et par la branche ventrale de T1, anastomose fréquente de la branche ventrale de C4, voire de C3, ainsi que de T2.
Les racines C5 et C6 sont amarrées peu après leur naissance par le ligament postérosupérieur.
Leur insertion proximale est sur l’apophyse transverse de la vertèbre supérieure et la distale sur l’épinèvre de la racine (ce qui protège ces racines, ce qui n’est pas les cas de C8 et T1, avec risque d’arrachement intramédullaire.
La racine C5 s’unit à la racine C6 pour former le tronc primaire >, la racine C7 forme à elle seule le tronc primaire moyen et l’union des racines C8 et T1 forme le tronc primaire <.
Chaque tronc primaire se divise en une branche dorsale et une branche ventrale.
Le tronc secondaire postérieur est formé des 3 branches dorsales des troncs primaires, il donne naissance au nerf axillaire (muscles deltoïde et petit rond), au nerf radial innervant les muscles de la loge postérieure du bras et de l’avant-bras (triceps brachial, brachioradialis, court et long extenseurs du carpe, extenseur commun des doigts, extenseur propre du 5e doigt, long abducteur du pouce, court et long extenseurs du pouce, extenseur ulnaire du carpe) et au nerf circonflexe.
Les 3 branches ventrales des troncs primaires forment le tronc secondaire antérieur se divisant en troncs secondaires antéro-interne et antéroexterne.
Ces troncs peuvent s’organiser en trois types selon la division de C7 :
– type A (66 %) : les troncs primaires supérieur et moyen s’unissent pour former le tronc secondaire antéroexterne, le tronc primaire inférieur se prolonge par le tronc secondaire antéro-interne (description classique) ;
– type B (24 %) : le tronc primaire supérieur se jette isolément dans le tronc antéroexterne, les troncs primaires moyen et inférieur forment le tronc antéro-interne ;
– type C (10 %) : le tronc primaire moyen se divise en deux branches et participe à la formation des troncs antéroexterne et antéro-interne.
Le tronc secondaire antéroexterne donne naissance au nerf musculocutané (biceps brachial, coracobrachial, brachial antérieur) et à la racine externe du nerf médian innervant les muscles des loges antérieures du bras et de l’avant-bras.
Rarement, le nerf médian et le nerf musculocutané ont fusionné pour donner un nerf unique.
Le tronc secondaire antéro-interne donne naissance au nerf accessoire du nerf brachial cutané interne, au nerf brachial cutané interne, au nerf ulnaire et à la racine interne du nerf médian qui s’unit à la racine externe innervant les muscles de la loge antérieure de l’avant-bras.
Il peut parfois exister une fusion de la racine interne du médian avec le tronc secondaire antéroexterne.
Enfin, les racines externe et interne du nerf médian peuvent être séparées jusqu’au niveau du coude.
Branches collatérales : Elles se divisent en 2 groupes :
– un groupe antérieur avec les branches antérieures des troncs primaires et troncs secondaires antérieurs pour les muscles antérieurs de la ceinture scapulaire ;
– un groupe postérieur avec les branches postérieures des troncs primaires et du tronc secondaire postérieur pour les muscles postérieurs de la ceinture scapulaire.
Les branches collatérales antérieures comprennent le nerf subclavius, le nerf pectoralis lateralis, le nerf du pectoralis medialis, ces deux derniers s’anastomosant afin de réaliser l’anse des pectoraux.
Les branches collatérales postérieures comprennent le nerf thoracicus longus (C5-C6), le nerf dorsalis scapulae (C5 ou C4-C5), le nerf suprascapularis, les nerfs subscapularis, le nerf teres major et le nerf latissimus dorsi.
Anatomie fonctionnelle : On affecte l’abduction de l’épaule à C5-C6, ainsi que la rotation externe. L’adduction de l’épaule ainsi que la rotation interne persistent, même lors des traumatismes intéressant toutes les racines sauf T1.
La flexion du coude est facilement paralysée par une atteinte de C5-C6, mais peut être partiellement récupérée par la persistance d’un long supinateur actif (C7-C8).
La flexion active du poignet est rarement atteinte lorsque D1 est intacte ; de même, l’extension active du poignet (C7-C8) peut être épargnée lorsque D1 est indemne.


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