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Auto-Ac en hépatologie


Autoanticorps en hépatologie : l’absence de spécificité rend difficile l’interprétation physiopathologique de la présence de ces auto-Ac.
Ac antimitochondries (AAM) : présents surtout dans la cirrhose biliaire primitive (CBP), sinon, certaines hépatites chroniques actives, hépatites médicamenteuses, maladies inflammatoires (LEAD, sclérodermie, sarcoïdose, hépatites virales C).
Le type M2 est quasi spécifique de la CBP (90 à 95 % des cas). Les anti-M4 et anti-M9 n’ont pas d’intérêt diagnostique.
Ac antimicrosomes de foie et de rein (anti-LKM) : ciblant le cytochrome P-450-2D6 (CYP2D6) qui intervient dans le métabolisme de nombreux médicaments. Au cours des hépatites auto-immunes (HAI), ils définissent l’HAI de type II, parfois présents dans les hépatites chroniques C, les Ac anti-LKM3 ont été initialement décrits dans l’hépatite delta, mais sont retrouvés dans 10 % des HAI de type II.
Ac antinucléaires (ANA) : présents dans les HAI de type I, mais non spécifiques.
Ac antimembrane nucléaire : décrits dans la CBP (surtout Ac anti-gp210 (affirme le diagnostic, même en l’absence d’AAM, mais n’est présent que dans 20 à 50 % des CBP), l’Ac antiprotéine p62 (également spécifique de la CBP, présent dans 25 % des CBP, quand les anti-gp210 sont absents, Ac antirécepteur de la laminine B, spécifique de la CBP, mais exceptionnel, Ac antinucléaires SP100 sont évocateurs de CBP, mais non spécifiques.
Ac antimuscles lisses (SMA) : un des critères de diagnostic des HAI de type I mais non spécifiques (vus lors d’hépatites C chroniques).
Ac antimembrane hépatique (anti-LSP) : décrits dans des hépatopathies chroniques virales et non virales.
Ac antiantigène soluble du foie (anti-SLA) : spécifiques des HAI, mais présents que dans 30 % des cas.
Ac anticytosol de foie (anti-LC1) : très évocateurs d’HAI de type II, parfois d’autres affections auto-immunes du foie ou si hépatite C.
ANCA : Les cANCA qui marquent l’ensemble du cytoplasme et les pANCA qui se fixent dans la région périnucléaire (dont les maladies auto-immunes du foie, sauf les HAI de type II).
Ac antimicrosomes de foie (anti-LM) : lors d’hépatites médicamenteuses (dihydralazine) et les HAI dans le cadre du syndrome polyglandulaire auto-immun de type I.
Ac antirécepteurs des glycoprotéines désialylées (ASGP-R) : dans différentes hépatopathies chroniques : 75 % des cas d’HAI, mais aussi, quoique souvent, à des taux faibles dans 11 % des hépatites virales, 19 % des cirrhoses biliaires primitives et moins de 10 % des autres hépatopathies.


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