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Coloscopie


Les examens endoscopiques sont les suivants : la rectoscopie au tube rigide sans préparation ou l'évacuation rectale par lavement ou microlavement ; elle explore le rectum et peut atteindre le bassigmoïde ; la rectosigmoïdoscopie au tube souple (appelée aussi coloscopie gauche, ou coloscopie courte) se fait après un ou deux lavements évacuateurs et explore le rectum et une partie du sigmoïde. Elle est interrompue lorsqu'elle est gênée par des matières ou lorsqu'elle provoque des douleurs abdominales.
Examen de référence de l'exploration morphologique du côlon, avec sensibilité et spécificité très > au lavement baryté, permet des biopsies et des gestes thérapeutiques : polypectomie, électrocoagulation, laser, dilatation...
Préparation : Boire (si nécessaire sonde gastrique) 4 L de solution saline de polyéthylène glycol 4 000 la veille de l' examen (ou fractionnée en 2 fois la veille et le matin). Les évacuations doivent être claires en fin de préparation.
Si suspicion de sténose digestive, préparation par lavements évacuateurs la veille et le matin de l'examen (qualité moins bonne).
Coloscopie au plus tôt 4 H après la fin de la préparation (risque de régurgitation et d'inhalation), sous prémédication simple / neurololeptanalgésie (anesthésiste qui a vu auparavant le patient en consultation). La progression s'effectue sous contrôle de la vue en s'aidant de la compression manuelle, le but étant d’enfiler le côlon sur l'endoscope : le cæcum est atteint dans plus de 90 % des cas et la valvule iléo-cæcale franchie dans 80 à 90 % des cas.
L'examen dure de 5 à 20 minutes, (risque de 1/1000 de perforation colique (on distingue les perforations après polypectomie des perforations mécaniques lors de la progression), accru en cas de polypectomie, qui nécessite une intervention chirurgicale d'urgence pour fermer la brèche colique et drainer le péritoine). Anesthésie souvent réalisée ceci augmente sensiblement le coût de l’acte et de sa prise en charge globale et peut induire ses propres incidents. La coloscopie présente des performances inégalées pour le dépistage des polypes du colon / adénomes plans grâce à la chromoendoscopie et pour la surveillance de tout sujet à haut risque.
Contre-indications : instabilité hémodynamique, insuffisance cardiaque ou respiratoire non équilibrée, pathologie à risque de perforation.
Complications : surtout si geste thérapeutique associé (polypectomie), avec perforation (0,3 à 0,5 %), hémorragie (1 à 1,5 %), bactériémie (2 %, prophylaxie nécessaire en cas de valvulopathie), mortalité, tous gestes confondus de 0,01 %.
Place du lavement baryté : échecs et contre-indications (rares) de la coloscopie, et parfois au bilan préopératoire d'une diverticulose ou d'une tumeur colique.
Par sa très grande sensibilité, la coloscopie permet en cas de normalité d'éliminer la majorité des causes organiques coliques de diarrhée chronique.
Cependant, certaines causes n'ont qu'une traduction histologique, ce qui impose le recours à des biopsies étagées, systématiques dans cette indication.


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