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Imagerie en ACP


Imagerie en ACP : les anomalies relevées aux différentes étapes de la réalisation de l’examen peuvent être numérisées et une image de la pièce opératoire (fraiche ou fixée, organes d’autopsie) qui sera défaite par la dissection est conservée numériquement.
L’acquisition d’images histologiques peut sauvegarder les caractéristiques de lésions particulières qui pourront être versées au dossier ACP. Ces images sont facilement consultables, par n’importe quel médecin contribuant au traitement, sans microscope ni nécessité de désarchiver. Les modalités et paramétrages sont divers, allant de l’image d’illustration du cas au dossier images indépendant et éventuellement versé avec le compte rendu sur le serveur de résultats, gérées par un système de gestion, indépendant du SGL avec une interopérabilité entre SGL et systèmes de gestion d’images, développés par les éditeurs de logiciels. Il est souhaitable que les équipements régionaux et hospitaliers soient mutualisés et partagés entre imagerie radiologique et non radiologique.
Les lames numérisées : leur affichage produit à l’écran une image complète, lame virtuelle qui par le biais d’outils informatiques peut être mobilisée, visionnée, agrandie ; cela restitue, en virtuel, l’observation au microscope. Utile en pédagogie, elle ne pourra jamais passer en routine pour des raisons triviales de coût, gestion, stockage, et pour le simple fait, que seule une petite minorité des cas fait ou fera l’objet de discussions en RCP, de plus seuls les pathologistes sont capables d’interpréter ces images. Elles servent au télédiagnostic : initial ou de recours. Leur gestion est identique à celle des images numériques plates "Jpeg" ; à partir de fichiers de lames entières numérisées, on peut aisément acquérir des images "Jpeg".
Télémédecine : La Loi HPST, par son article 78, a modifié l'article L 6319-1 du code de santé publique. La télémédecine est une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l'information et de la communication. Elle met en rapport, entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical.
5 types de pratiques médicales sont décrits par le décret du 19 octobre 2010 : téléconsultation, télé-expertise, télésurveillance médicale, téléassistance médicale et réponse médicale apportée dans le cadre de la régulation médicale.
La définition de la Télépathologie par le Collège Américain des Pathologistes : "Pratique de la pathologie où le pathologiste établit un diagnostic (macro et microscopique) par visualisation d’images analogiques ou numériques et rédige un compte-rendu qui sera déposé dans le dossier du patient". La télépathologie pourrait permettre un accès plus homogène et plus rapide à l’offre de diagnostic initial et à l’expertise.
Les premières expériences de télépathologie dans le passé n’ont pas convaincu en l’absence de solution technologique suffisamment performante pour un coût acceptable.
Les situations où la télépathologie peut être utile :
Examen urgent sur un site A, mais pas de pathologiste sur place (examen extemporané, examen ACP spécialisé et urgent (ex : LBA) sur un site où il n’y a pas de pathologiste expert), télédiagnostic initial.
Fonctionnement : numérisation sur le site A par un technicien (avec aide éventuelle d’un pathologiste distant par vidéoconférence, ou par le chirurgien), mise en ligne sur l’interface de télépathologie, diagnostic donné en ligne par le pathologiste distant, diagnostic archivé par l’interface de télépathologie en lien avec le SGL. NB : cela pose des problèmes pour la macroscopie qui ne se fait pas uniquement à la vue mais également au toucher, cela nécessite donc un technicien de laboratoire aguerri, dans des structures où la macroscopie est effectuée pour l’essentiel par les techniciens
Examen avec diagnostic fait par un pathologiste sur un site A mais nécessitant de demander un avis à un autre pathologiste, télé-expertise.
Pour les cas difficiles, demande d’avis auprès d’un collègue expert.
Pour les cas nécessitant une 2ème lecture (tumeurs rares INCa).
Pour ces 3 derniers cas, dans l’état actuel de la technologie, des coûts induits et vu l’absence d’urgence car un diagnostic provisionnel aura été porté par le pathologiste A, l’envoi postal des lames ou mieux des blocs est plus utile car elle permet des recoupes et des techniques complémentaires.
Fonctionnement : numérisation sur le site A, mise en ligne par l’interface de télépathologie pour le ou les pathologistes distants, avis donné en ligne et archivé par l’interface de télépathologie en lien avec le SGL.
Les modalités d’une éventuelle prise en charge devront être étudiées en regard de celles du second avis expertal.
Un bilan des équipements de numérisation de lames virtuelles en France a été réalisé.
Des réseaux de télépathologie existent ou sont en construction. Le réseau de relecture des mésothéliomes qui permet aux experts de travailler sur un site dédié est géré par l’hôpital de Caen et le groupe Mesopath (a nécessité d’importantes subventions, vu le délai très long des réponses, collégialité oblige, son intérêt au vu du coût est loin d’être évident) ; des réseaux de télépathologie entre sites, pour le diagnostic à distance et le diagnostic de recours sont en préparation, en Ile-de-France et en Normandie.


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