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Accrétion calcique : Dépôt de calcium dans le tissu osseux. La vitesse d'accrétion est appréciée avec du calcium radioactif. Ce dépôt correspond à la formation d'os nouveau et à un dépôt calcique sur des cristaux d'hydroxyapatite ou à des échanges calciques très lents La quantité de calcium ainsi déposée sur l'os est généralement évaluée à quelques centaines de mg / J
 
Activité ostéocytaire : L'ostéocyte est situé dans une cavité ostéoblastique, a une activité soit de résorption osseuse (résorption péri­-ostéocytalre), soit de formation osseuse. Cette activité ostéocytaire assure un remodelage du tissu osseux calcifié et joue un rôle important dans l'homéostasie calcique Cette activité ostéocytaire est contrôlée par la PTHqui l’augmente et parla calcitonine qui la diminue.
 
Besoins nutritionnels en calcium : quantité de calcium dans l'alimen­tation nécessaire pour obtenir un bilan calcique positif chez l'enfant et l'adolescent et équilibré chez l'adulte. Chez l'enfant. les besoins calciques sont évalués à 20-30 mg / kg / Jr. Chez l'adulte, ces besoins varient entre 400 et 800 mg / J Le calcium est essentielle­ment apporté par les laitages et fromages
 
Bilan calcique : différence entre les quantités de calcium entrant (alimentaire) et sortant (fécal et urinaire) de l'organisme, exprimé en mg / J, positif si entrés > aux sorties A l'état normal. chez l'adulte, le bilan est équilibré,. Ce bilan n'a pas de relation directe avec l'activité osseuse (turnover osseux).
 
Biopsie osseuse : permet une étude morphologique (histologie et micro-radiographie) généralement pratiquée au niveau de la crête iliaque, plus rarement au niveau d'une côte, d'un corps vertébral ou d'un os long. Apprécie non seulement l'état osseux mais également celui de la moelle
 
Calcémie : Taux de calcium dans le plasma / sérum sanguin Ce taux est réglé par une homéostasie précise Le chiffre de la calcémie varie peu, de 98 ± 3 mg par litre. Le taux de calcium est augmenté dans les processus d'ostéolyse tels que l'hy­perparathyroïdie, l'hypervitaminose D, les ostéolyses malignes (ma­ladie de Kahler et cancer secondaire des os) et dans certaines maladies plus rares (la sarcoïdose et la maladie de Burnett) Le taux de la calcémie est diminué notamment dans l'hypoparathyroldie, l'ostéomalacie et l'insuffisance rénale.
 
Calcitonine : Hormone polypeptidique sécrétée par les cellules para­folliculaires de la thyrolde, à activité hypocalcémiante et hypophosphatémiante, par son action sur le tissu osseux en diminuant l'ostéolyse et sur le fonc­tionnement rénal en augmentant les clearances du calcium et du phosphate inorganique
 
Calcium fécal endogène : il comporte le calcium alimentaire non absorbé et celui excrété par les sécrétions digestives incomplètement absorbées par l'intestin = calcium fécal endogène mesuré avec le calcium 45 (50 à 120 mg / J), taux accru lors de certaines entéropathies, en particulier l'entéropathie exsudative.
 
Calcium ionisé : = fraction libre du calcium qui est un métal bivalent à activité phy­siologique notamment sur l'excitabilité neuro-musculaire, mesuré par une électrode sélective au calcium Son taux est de 45 à 55 mg / L. Le calcium com­plexé, non ionisable est associé à certains acides organiques du plasma tels que l'acide citrique, le calcium protéique est lié aux protéines (albumine du plasma = environ à 40 % du calcium total).
 
Calcium ultrafiltrable : calcium qui filtre à travers le glomérule (calcium ionisé + complexé), représente 60 mg /L de plasma sanguin
 
Calcium urinaire : taux normal entre 80 et 250 ml par 24 heures. Il résulte de la filtration glomérulaire (calcium ultrafiltrable) et de la réabsorption tubulaire. Utile au diagnostic / appréciation de l'évolution des maladies osseuses. Son taux est augmenté dans les ostéolyses (hyperparathyroïdie, Paget, ostéolyses malignes), l'acromégalie, l'hyperthyroïdie, l'ostéoporose évolutive, l' hypercalciurie idiopathique. Son taux est diminué dans l'ostéomalacie, l'insuffisance rénale et l'hypopara­thyroidie.
 
Coefficient d’absorption calcique = % du calcium absorbé (de manière active ou passive au niveau de l'intestin grêle) par rapport au calcium ingéré, mesuré avec le calcium radioactif. Il varie de 35 à 55 %, est augmenté dans l'hyperpara­thyroïdie, l'hypervitaminose D et l'hypercalciurie idiopathique, diminué dans l'ostéomalacie, les ostéodystrophies rénales, l'hypo­parathyroïdie
 
Front de calcification : zone limite de minéralisation du tissu ostèoïde, vu sur coupes d'os non décalcifiées par des colorants histologiques spé­cifiques ou par un marquage à la tétracycline. Si ce front de calcification n'apparaît pas ou est irrégulier = trouble de la minéralisation, ainsi l'absence de front de calcification est caractéristique de la carence en vitamine D.
 
Hormone parathyroïdienne (PTH) : de nature polypeptidique sécrétée par la para­thyroïde, à action hypercalcémiante et hypophosphatémiante Elle participe à l'homéostasie calcique, elle élève la calcémie en augmentant l'ostéo­lyse, en favorisant l'absorption intestinale du calcium et en diminuant la clearance calcique rénale.
 
Hydroxyproline urinaire : élimination rénale de l'acide aminé caracté­ristique du collagène / tissu osseux. Son taux est en relation directe avec la vitesse de destruc­tion de la trame organique de l'os (Normale dans les urines de 24 heures de 20 à 35 mg.
 
Nucléation : processus initial de formation du cristal osseux d'hydroxyapatite, processus initié par les ostéoblastes.
 
Ostéoclastes : Volumineuses cellules multinuclées, accolées à la surface des travées osseuses et se trouvant le plus souvent à l'intérieur d'une cavité (lacunes de Howship) Ces cellules ont essentiellement une action de résorption osseuse de surface Elles sont en effet riches dans les mala­dies ostéolytiques telles que l'hyperparathyroïdie et la maladie de Paget
 
Ostéodystrophie rénale : apparaissant lors d'une insuffisance rénale chronique, par déficience de la synthèse du 1-25 dihydroxy­cholécalciférol par les cellules rénales et d'une hyperparathyroïdie secondaire effets de l’aluminium.
 
Ostéomalacie : Maladie de l'adulte, par trouble de minéralisation du tissu ostéoïde suite à une carence en vitamine D / résistance du tissu osseux à cette vitamine. L'homologue chez l'enfant de l'ostéomalacie est le rachitisme.
 
Ostéopathie digestive : observée lors d’entéropathies (maladie cœliaque ou sprue), cirrhose, pancréatites chroniques, ictères chro­niques, gastrectomies avec exclusion duodénale (Finsterer). De type ostéomalacique ou ostéoporotique selon qu'il existe ou non en association à la carence calcique un trouble d'absorption de la vitamine D
 
Ostéopathies endocriniennes : lors de l'évolution d’endocrinopathies (Cushing et hypercorticisme surréna­lien, hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, acromégalie, insuffisance génitale). Souvent avec démi­néralisation de type ostéoporotique et chez l'enfant des troubles de la croissance.
 
Ostéopénie : diminution du volume osseux total = atrophie osseuse, par diminution de l’activité cellulaire aussi bien ostéo-formatrice qu'ostéo­destructrice = synonyme d'ostéoporose
 
Ostéoporose = diminution du volume de l'os calcifié atteignant surtout l'os spongieux avec fragilité osseuse notamment du squelette vertébral, très fréquent chez les sujets âgés et après la ménopause.
 
Phosphatases alcalines : activité mesurée dans le plasma / sérum et exprimée en unités / 100 ml. Les valeurs normales varient selon les techniques de dosage utilisées
L'activité phosphatasique alcaline du plasma sanguin correspond à des iso-enzymes d'origine osseuse, hépatique ou intestinale, voire placentaire. Taux augmenté si : Paget, ostéomalacie, ostéopathies malignes. Taux diminué si : ostéoporose et hypoparathyroïdie
 
Phosphatémie = taux du phosphate inorganique mesuré du plasma / sérum sanguin, le taux normal varie de 28 à 45 mg / L, + élevé chez l'enfant / adolescent en période de croissance. Chez l'adulte ce taux est augmenté dans l'hypoparathyroïdie, l'acro­mégalie et l'insuffisance rénale. Il est diminué dans l'ostéomalacie et dans l'hyperparathyroïdie
 
Produit « calcium phosphore » : précise les conditions de minéralisation du tissu ostéoïde. Il est généralement de 3000 à 4000 mg (par exemple. calcémie 100 mg, phosphatémie 35 mg, le produit est de 100 x 35 3500 mg). Pour certains auteurs, ce n'est que lorsque le produit dépasse 3000 que la minéralisation osseuse peut se faire. La diminution est surtout observée dans les hypophosphatémies et notamment dans l'ostéomalacie ou le rachitisme par carence en vitamine D. Par exemple, lorsque la phosphatémie est diminuée à 20 mg, même si la calcémie est normale le produit est diminué. Par contre, lorsque le produit est augmenté anormalement par élévation de la phospha­témie, des calcifications des tissus mous peuvent se produire (c'est le cas dans certaines hypoparathyroïdies et certaines formes d'ostéodystrophies rénales)
 
Pseudo-fractures = fissures de Looser-Milkman, caractéristiques de l'ostéomalacie = sillons de continuité sans déplacement de certains seg­ments osseux. Les localisations les plus fréquentes sont au niveau des branches ischio-pubiennes et ilio-pubiennes, côtes, corticales des os longs
 
Rachitisme affection osseuse du nourrisson / enfant avec déformations des régions métaphysaires osseuses et accumulation de tissu ostéoïde par trouble de minéra­lisation, lié à une carence en vitamine D / anomalie du métabolisme de cette vitamine ou trouble de réceptivité tissulaire à cette vitamine.
 
Résorption osseuse : disparition d'une partie de l'os calcifié, mesurée par des techniques de morphométrie histologiques ou micro-radiologiques sur des coupes d'os non décalcifié. On mesure les surfaces de résorption que l'on sépare en surface de résorption active ou non selon que cette surface est couverte ou non d'ostéoclastes, les ostéocytes participent à cette résorp­tion et leur activité peut être également évaluée.
 
Tissu ostéoïde : trame organique fabriquée par les ostéoblastes et non encore miné­ralisée, formée de collagène, dont les fibres sont orientées parallèlement les unes aux autres sous forme de lamelles.
 
Turnover calcique = vitesse de renouvellement du calcium osseux, mesurée avec le calcium 45, il ne dépasse pas à l'état normal quelques centaines de mg de calcium/ J et correspond aux activités d'accrétion et de résorption osseuse. Il est fortement augmenté dans les maladies qui corres­pondent à une activité osseuse Importante (maladie de Paget. hyperparathyroïdie, hyperthyroïdie, acromégalie, etc..) Il est diminué dans certaines maladies telles que l'ostéoporose sénile, l'hypothyroïdie, l'hypoparathyroïdie, etc.
 
Vitamine D : liposoluble avec rôle essentiel dans le métabolisme phosphocalcique, apportée dans l'alimentation sous forme d'ergocalciférol (vitamine D2 d'origine végétale) et vitamine D3 ou cholécalciférol d'origine animale. Egalement synthétisée, dans la peau grâce aux UV. Le cholécalciférol est d'abord transformé au niveau du foie en 25 hydroxycholécalciférol puis dans le rein en une ou plusieurs hormones notamment le 1-25 dihydroxycholécalciférol et le 24-25 dihydroxycho­lécalciférol. Le dérivé 1-25 est la véritable hormone qui agit au niveau des trois récepteurs spécifiques du métabolisme phosphocalcique (TD, rein, os). Cette hormone augmente l'absorption intestinale du calcium, favorise au niveau du tissu osseux la formation du front de calcification et la mobilisation du calcium, et modifie les clearances rénales du calcium et du phosphore
 
 
 


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