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Historique de la classification des lymphomes


Historique de la classification des lymphomes 1950-2011.
Jusque dans les années 50, 3 types de lymphomes : lymphosarcomes, réticulosarcomes et Hodgkin. En 1966, dans la 1ère série des fascicules de l'AFIP, Rappaport a publié sa classification des lymphomes qui est restée prépondérante pendant plus de 2 décennies. Elle identifiait correctement les lymphomes folliculaires et montrait que les lymphomes nodulaires étaient de meilleur pronostic que ceux diffus et que les lymphomes à petites cellules étaient meilleurs que ceux à grandes cellules), mais affirmait que tous les lymphomes pouvaient être soit nodulaire soit diffus et que les lymphomes à grandes cellules étaient d'origine histiocytaire. Au début des années 60, on a montré que les petits lymphocytes circulants, bien que morphologiquement identiques sont hétérogènes, car de type B (Ig membranaires) et T (récepteurs qui induisent la formation de rosettes avec les érythrocytes de moutons). Les progrès suivants ont amélioré les classifications : développement des Ac monoclonaux, qui a permis l’essor de l’immunohistochimie et de la CMF. La notion que les lymphocytes transformés (centroblastes dans les centres germinatifs et immunoblastes dans les zones inter-folliculaires) ne sont pas d'origine réticulo-histiocytaire, mais les précurseurs des lymphomes à grandes cellules, les progrès de la cytogénétique : chromosome Philadelphie dans la LMC par t(9 ;22), oncogène C-myc du Burkitt avec t(8 ;14).


La classification des Hodgkin par Lukes et Butler (toujours d’actualité) et celle de Lukes-Collins des lymphomes prévalaient aux USA tandis que la classification de Lennert (basée sur son concept de la lymphopoïèse) prévalait en Europe. Les décennies 60 et 70 n’ont pas abouti à un consensus. En 1982, le NCI (National Cancer Institute) a proposé la "Working Formulation" sans prendre en compte le caractère B ou T des lymphocytes ni aucun des critères immunologiques ou moléculaires. Cette classification adoptée par les cliniciens américains, car elle gradait les lymphomes, n'a pas pris en Europe. En 1994, classification REAL qui incluait la morphologie, l'immunologie, la cytogénétique et la pathologie moléculaire, sans prendre en compte les critères histogénétiques et pronostiques, considérés comme encore insuffisamment définis. En 2002, la proposition de la REAL (avec quelques modifications) a été adoptée sous le nom de classification OMS des lymphomes, mise à jour en 2008 dans la nouvelle édition OMS.



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