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Malvoyance


Malvoyance : Un malvoyant, selon la classification de l’OMS, est une personne qui ne possède plus une bonne capacité de discrimination des détails fins. Les sujets avec champ visuel < 10 °, mais > 5 °autour du point de fixation appartiennent à la catégorie 3, tandis que la limitation à 5 ° correspond à la catégorie 5.
La définition légale française (1976) définit la malvoyance / amblyopie comme une acuité visuelle binoculaire corrigée comprise entre 1/20 et 4/10. Au-dessus de 4/10, c’est la voyance complète.
L'ophtalmologiste établit la forme clinique de malvoyance, centrale, périphérique, mixte, rétinienne, pour juger de la stabilité ou évolutivité des lésions. Il détermine avec précision la réfraction pour adapter la meilleure correction convenant aux différentes tâches encore possibles pour le patient. Il apprécie la détection des formes (une DMLA réduit la distinction des éléments fins, mais non des basses et moyennes fréquences).
L’électrophysiologie n’est utilisée qu’en cas de déficit fonctionnel majeur pour apprécier la part distale ou centrale du déficit.
L’examen de la vision colorée apporte une valeur dont l’utilisation dans la rééducation potentialise le pouvoir discriminatif.
L'orthoptiste : définit les capacités et limites visuelles fonctionnelles avec un bilan subjectif, pour cerner les incidences pratiques de la malvoyance et 1 bilan objectif.
Chacun de ces bilans porte sur 3 catégories.
– La première concerne la vision éloignée, la perception à distance et le déplacement.
– La seconde porte sur la vision intermédiaire et la coordination visuomotrice.
– La troisième catégorie s’intéresse à la vision de près et à la lecture.
 
Types de réadaptation :
– Patient avec déficit de vision centrale( souvent 1 DMLA), la rééducation porte surtout sur la vision fonctionnelle + adaptation d’aides optiques, apprentissage de stratégies motrices, oculomotrices du type excentration du regard, apprentissage cognitif et sensoriel.
C’est l’orthoptiste spécialisé qui est le plus impliqué. Des séances de 1 heure au moyen d’exercices spécifiques sont organisées en général une fois par semaine ou une fois tous les 15 jours. Une consultation complémentaire avec l’instructeur de locomotion, l’ergothérapeute pour les activités de la vie journalière, le psychologue est souvent nécessaire.
– Patient avec problème de vision périphérique (ex : rétinite pigmentaire), le nombre de séances avec l’instructeur de locomotion est important, car la difficulté de déplacement est le problème majeur. Elles se déroulent en intérieur ou en extérieur et peuvent être nécessaires à domicile ou à proximité du lieu de vie du patient.
– Patient atteint de troubles de la perception de l’espace, on recherche des troubles de l’audition, de l’équilibration, des troubles neuropsychologiques. Une réadaptation spécialisée dans ces domaines doit être effectuée.
 
Pour la population infantile, importance du caractère congénital ou acquis de l’affection, de l’âge auquel est survenu le handicap, et de l’existence ou non d’un handicap associé, majeur ou secondaire.
Certaines pathologies sont latentes et discrètes ; l’enfant ne se plaint pas, ses compensations spontanées masquent ses déficiences ; il est donc parfois difficile d’effectuer le dépistage précoce d’un état de malvoyance.


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