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Acrodynie



L'Acrodynie (1) : tableau clinique pédiatrique, secondaire à une intoxication mercurielle chronique. Début par signes neurologiques (état confusionnel, faiblesse des membres), puis œdème et atteinte des extrémités, avec décoloration rosée des mains et pieds qui sont douloureux, froids, cyanotiques+/- érythémateuses, algiques au point d'entraîner parfois une automutilation, irritabilité, photophobie et polynévrite (intoxication au mercure). Possibilité de diarrhée et stomatite chronique, voire érythrodermie desquamative avec prurit parfois important. Hyperhydrose avec possibilité de miliaire et surinfection bactérienne. Parfois inflammation, gonflement et érosions des gencives avec perte de dents, parfois alopécie et perte des ongles. Les applications topiques de produits à base de mercure aboutit à des dépôts granuleux brun-noirs dans les macrophages en péricapillaire et le long des fibres élastiques


NB : peut se voir dans 1 contexte de : maladie de Fabry.


Diagnostic différentiel : érythermalgie = acrosyndrome paroxystique rare, qui s'oppose point par point au phénomène de Raynaud. Il prédomine aux pieds avec érythème + douleur intense souvent déclenchée par la chaleur / effort et calmée par l'exposition au froid, voire à un moindre dégré par la surélévation du membre atteint. Durant l'accès de vasodilatation, les extrémités sont rouges, chaudes et douloureuses. L'érythermalgie, à la différence de l'acrodynie, évolue par crises douloureuses paroxystiques avec des extrémités normales entre les crises. Elle ne s'associe par ailleurs pas à des manifestations neurologiques particulières.


Elles sont primitives ou secondaires à un syndrome myéloprolifératif, LEAD, prise de médicaments vasodilatateurs.


Le diagnostic étiologique est simple : interrogatoire recherchant la prise d'un médicament vasodilatateur (inhibiteurs calciques, bromocriptine), NFS avec plaquettes pour dépister un syndromes myéloprolifératif (possible dès 450 000 plaquettes/mm3), examen clinique et recherche de facteurs antinucléaires à la recherche d'un lupus systémique.


 


DINHART SM, DILLARD R, RAIMER SS et al. Cutaneous manifestations of acrodynia (pink disease). Arch Dermatol, 1988, 124 : 107-109 ;


 


 (1)  Wechsler J, Fraitag S, Moulonguet I. Histopathologie cutanée non tumorale. Sauramps medical, 2012.


 



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