» TISSU ODONTOGENE Kystes généralités

Kystes généralités


Les kystes maxillaires ont une symptomatologie clinique commune. Dans 95 % des cas le symptôme majeur, souvent isolé et révélateur, est la tuméfaction jugale ou palatine, suivi des déplacements et algies dentaires.
Lorsqu’ils sont palpables, ils présentent volontiers une coque dépressible. D’autres retentissent sur le sinus maxillaire et peuvent être révélés par des algies infra-orbitaires, une sinusite maxillaire unilatérale chronique, une obstruction nasale unilatérale, tous symptômes qui imposent une prise en charge par un spécialiste ORL.
Ces tableaux sont majorés et compliqués en cas d’extension au-delà du sinus maxillaire, vers le sinus ethmoïdal, la base du crâne, la fosse ptérygopalatine et/ou la fosse infratemporale.


Bilan radiologique : scanner en coupes axiales et en reconstructions dans divers plans, en fenêtres osseuses et parenchymateuses, qui montre la situation exacte du kyste, son volume, ses rapports avec les tissus adjacents, notamment les sinus et les dents, l’état des corticales osseuses.Une IRM peut être demandée si lésion extensive vers les régions adjacentes (ethmoïde, fosse infratemporale, etc).


 



Kystes épithéliaux : ce sont les lésions les plus fréquentes, à l’exception du kératokyste et du kyste kératinisant et calcifiant. Ils ne peuvent être identifiés spécifiquement uniquement sur leur aspect histologique, le diagnostic exact dépendant de la confrontation des données radiologiques, chirurgicales et histologiques. Le kyste intramuqueux n’a pas de traduction en radiologie standard (panoramique) en dehors de signes de compression extrinsèque sur l’os sous forme d’un refoulement de la corticale créant une dépression dans la structure osseuse. Au scanner : opacité de densité homogène intermédiaire (0-50 UH) arrondie dans les parties molles. Cette densité peut être hétérogène, pour le kyste dermoïde. Kystes dans l’os : lacunes homogènes àde contours réguliers refoulant les corticales et les structures nobles telles que le canal mandibulaire ou les dents adjacentes.


Les kystes odontogènes surviennent à partir de l’épithélium odotongène et s’observent plus rarement dans les tissus mous adjacents aux mâchoires Mod Path 2002 ;15:331.


Les kystes fissuraires ou non odontogènes proviennent vraisemblablement d’inclusions épithéliales dans l’os ou les tissus mous. Les kystes odontogènes comportent les kystes dentigères, éruptifs, gingivaux, péri-odontaires latéraux, odontogènes kératinisants et calcifiants, radiculaires ou périradiculaires, les kératokystes solitaires ou multiples rentrant dans le cadre du syndrome de Gorlin


Les kystes fissuraires comportent les kystes naso-alvéolaires, nasopalatins, fissuraires de la langue et du plancher, dermoïdes et épidermoïdes et du palais.



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.