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Développement psychomoteur du nourrisson et de l’enfant


Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant : L'alimentation est au cœur de la relation mère-enfant. Les troubles alimentaires sont fréquents chez l'enfant, et c'est même la symptomatologie majeure jusqu'à un an.
L'anorexie du second semestre survient entre 5 et 8 mois. Refus de l'alimentation soit progressif, soit brutal, parfois à l'occasion d'un changement de régime alimentaire. On en distingue 2 formes : simple, souvent réactionnelle (sevrage, naissance d'un puîné, changement de cadre de vie, de mode de garde), qui cède avec le changement de comportement de la mère et l'apaisement de son angoisse et une forme grave, avec vomissements fréquents, cassure de la courbe de poids, qui nécessite une prise en charge active de la relation mère-enfant.
Vomissements : éliminer une atteinte organique avant d'évoquer des vomissements fonctionnels. Chez le nourrisson, ils sont fréquents, accompagnant une anorexie. Un facteur déclenchant (changement de cadre de vie, séparation brutale d'avec la mère) peut être retrouvé. Chez l'enfant plus grand : ils sont plus rares, avec l'acquisition de l'autonomie alimentaire, mais une facilité à vomir peut persister, si anxiété importante.
Le mérycisme survient au cours du second trimestre. Régurgitation provoquée des aliments avec rumination (l'enfant mâchonne alors les aliments avant de les ré-avaler). Ce trouble a lieu alors que l'enfant est seul, replié, le regard vide, il traduit une carence maternelle (enfant en institution, dépression maternelle, difficulté maternelle à investir l'enfant).
La pica est l'ingestion de substances non comestibles au-delà de la période normale (entre 4 et 9-10 mois). L'enfant absorbe alors n'importe quoi, ceci se voit chez des enfants avec carence affective profonde ou avec graves troubles du développement psychique (autisme).
La coprophagie, rare, signe souvent un grave trouble de la relation à l'autre.
Le diagnostic de potomanie nécessite d'éliminer une cause organique (diabète insipide ou sucré) avant de parler de potomanie.
L'acquisition par l'enfant de la propreté est liée à la maturation nerveuse, qui permet peu à peu le contrôle des sphincters. Parallèlement, la relation mère-enfant intervient de façon primordiale dans l'acquisition de la propreté.
L'énurésie est une miction involontaire, complète et non contrôlée, de déroulement normal, persistant ou réapparaissant après l'âge de maturité physiologique (acquise entre 3 et 4 ans, vers 18 mois, l'enfant sait qu'il est mouillé, vers 24 mois, il acquiert la propreté diurne).
Il faut éliminer les affections urologiques infectieuses, malformatives (présence d'autres signes), les affections neurologiques et l'épilepsie nocturne.
L'encoprésie est une défécation incontrôlée après l'âge habituel d'acquisition de la propreté (entre 2 et 3 ans), donc après 3 ans. Il faut évaluer la profondeur du conflit familial qui s'organise autour de ce symptôme.
Mégacôlon fonctionnel : après exclusion d'un mégacôlon sur obstacle ou Hirschsprung.
L'enfant lutte contre le mécanisme physiologique, s'empêche de déféquer, avec possibilité d'encoprésie. On limite les examens à ceux nécessaires pour éliminer une cause organique.
 
La qualité du contact, de l'attention visuelle est un des éléments importants du développement neuro-psychique du nourrisson.
La cible privilégiée est le visage humain (surtout maternel) immobile puis doucement mobilisé. On obtient ainsi un suivi dans toutes les directions. La conduite est la même ensuite avec un objet de couleur vive (par exemple, une boule rouge).
Repères normaux : Avant 1 mois : brève fixation et poursuite oculaire possible dès les premiers jours de vie. A 1 mois : poursuite oculaire très nette, en particulier visage humain.
A 2 mois : tourne la tête à 180° pour suivre un objet. Vers 2-3 mois : mise en place des mécanismes d'accomodation et de convergence, le nourrisson fixe son regard très exactement sur son biberon. A 6 mois : il rectifie sa position pour voir les objets. A 1 an : l'enfant suit des yeux des objets se déplaçant rapidement, son champ visuel est proche de celui de l'adulte.
Doivent inquiéter : l'absence prolongée d'ouverture des yeux chez le NN, l'absence ou le caractère très transitoire de la fixation et de la poursuite oculaire à partir de l'âge de 1 mois (réserve sur le développement neurologique et en particulier intellectuel : avis ou surveillance attentive).
Distinguer un déficit de l'attention visuelle d'une amblyopie : arguments en faveur de l'amblyopie : nystagmus pendulaire, grands mouvements de rotation oculaire, globes oculaires fixés vers le haut, mydriase peu ou pas réactive à la lumière, strabisme, signes digito-oculaires (applique ses doigts ou ses poings sur ses yeux), signe de l'éventail (déplace sa main ouverte devant ses yeux), photophobie (parfois associée à un blépharospasme).
L'examen de l'attention auditive est plus difficile : face à face nourrisson/mère puis nourrisson/médecin qui lui parle, emploi d'une clochette, jeux sonores. L'absence de réflexe cochléo-palpébral (clignement des yeux à une stimulation auditive forte) ne permet pas d'apprécier l'audition car beaucoup d'enfants normaux l'inhibent.
Repères normaux : A 2 mois : écoute la voix (arrêt de la succion d'une tétine, brève immobilisation, ouverture des yeux ou de la bouche). A 3 mois : tourne la tête du côté du son. A 7 mois : répond à son nom
Critères devant faire suspecter une surdité : contraste entre un nourrisson qui ne réagit pas au bruit (sonnette, chute d'un objet) et qui sursaute lorsque l'on rentre dans son champ visuel, gazouillis spontanés qui régressent par la suite, absence de réponse au prénom ou mauvaise localisation des sons, mauvaise compréhension des consignes en dehors de celles émises dans le champ visuel, stagnation du langage, "jargonne".
Fonction sociale et compréhension générale :
Repères normaux : A 1 mois : contemple le visage de sa mère quand elle lui parle, ouvre sa bouche, agite sa tête de haut en bas, A 1 mois et demi : sourire-réponse, A 2 mois : sourit et vocalise quand on lui parle, A 4-5 mois : s'excite quand on lui prépare son repas ou en voyant ses jouets, rit aux éclats, est mécontent quand le contact social est rompu, sourit à son image dans un miroir. A 6 mois : imite les mimiques (tire la langue), ne joue plus avec ses mains, tend les bras pour qu'on le prenne. A 7 mois : répond à son nom, préfère sa mère, sensible au contenu émotionnel du contact social. A 8 mois : peur de l'étranger, sait ce que veut dire "non". A 9 mois : permanence de l'objet (si on l'ôte le recherche, possible colère). A 10-11 mois : fait au revoir, bravo, aide à l'habillage (tend son bras...), s'intéresse aux livres d'images. A 12 mois : comprend la signification de phrases, jette les objets. A 15 mois : demande les objets en les montrant du doigt.
A 18 mois : ne jette plus les objets par terre, ne porte plus les objets à sa bouche, désigne une partie du corps, distingue le contenu du contenant, comprend 50 mots, imite les actes ménagers.
Doivent inquiéter : le retard à l'apparition du sourire-réponse, l'absence d'intérêt pour l'entourage, l'absence de reconnaissance, un décalage ou une absence d'apparition de ses différentes étapes est souvent en faveur d'un retard mental.
Langage : évolution normale chez l'enfant : prélangage jusqu'à 12 ou 13 mois avec babillage, puis écholalie (sons syllabiques vers 9 mois), petit langage jusqu'à 2 ans et demi ou 3 ans (grands écarts dans l'âge d'acquisition du vocabulaire), vers 18 mois : combinaison de 2 mots, phrases et apparition de la négation, vers 3 ans, acquisition du "je".
Doivent alerter : enfant silencieux dans la première année, absence du 1er mot à 18 mois, pas d'association de 2 mots à 2 ans, pas de phrase de 3 mots à 3 ans.
Les troubles de l'articulation sont une déformation phonétique portant souvent sur les consonnes, avec : zozotement, zézaiement ou sigmatisme interdental, chuintement ou sigmatisme latéral.
Retard dans l'acquisition de la parole : pathologique après 5 ans, les mécanismes responsables sont : confusion ou omission de phonèmes, simplification des mots.
Dysphasies : défaut de développement du langage sans déficit intellectuel ou auditif ni organisation psychotique. Par ordre de gravité, on décrit :
Le retard simple du langage, l'enfant continue à parler comme un bébé, avec omissions de mots, erreurs de construction grammaticale, la compréhension est préservée.
L'enfant audimute a plus de 6 ans sans langage.
La surdité verbale congénitale.
Tout trouble de la succion, de la déglutition ou une sialorrhée continuelle dans les premiers mois de vie doivent inquiéter.
Vers 6 mois-6 mois et demi : étape importante de la mastication. Peut tenir les objets (son biberon..) mange un biscuit. Les déficients mentaux apprennent à mâcher presque toujours tardivement. A 1 an : ne bave plus, A 15 mois : seul, boit dans une tasse et mange à la cuillère.
 
Psychomotricité : Points de repère des acquisitions psychomotrices :
Le développement s'effectue dans le sens céphalo-caudal : le 1er stade est le développement du contrôle de la tête, le bébé utilise plus ses mains que ses pieds (rampe éventuellement avant le "quatre pattes" et la marche).
Certains réflexes primitifs tels que le réflexe de préhension et la marche automatique doivent disparaître avant que l'acquisition des mouvements se fasse.
Décubitus ventral : avant 1 mois membres fléchis, la tête peut être tournée d'un côté ou de l'autre, peut ramener les bras vers l'avant à la hauteur des épaules, mouvements de reptation possibles. A 2 mois : relève nettement la tête, à 3 mois : s'appuie sur ses bras pour soulever la tête et le thorax, à 6 mois : retournement en position dorsale, à 10 mois : rampe.
Décubitus dorsal : un nourrisson normal a une activité motrice quasi continue, bougeant successivement ou simultanément les membres supérieurs et les membres inférieurs de façon bilatérale mais asymétrique (ouverture/fermeture des mains, flexion, extension). Avant 4 mois : attitude normale en flexion, posture asymétrique des membres souvent en rapport avec la position de la nuque. Après 4 mois : attitude en flexion moins marquée, symétrique, à 7 mois : retournement en décubitus ventral, à 9 mois : roule sur lui-même ou recule en essayant de ramper
Doivent inquiéter surtout : la diminution nette et durable ou une absence de mobilité spontanée d'un ou des membres persistant après stimulation, une attitude en grenouille avec les cuisses reposant par le bord externe sur le plan du lit (affection neuro-musculaire surtout), la pronation constante des avant-bras, l'extension quasi permanente des membres < avec pieds en varus équin, la flexion permanente des membres >, la fermeture permanente des poings, la tendance au rejet de la tête en arrière et à l'opistotonos en permanence ou paroxystique. Les réactions de sursaut à la moindre stimulation auditive, les mouvements involontaires choréo-athétosiques, une rigidité généralisée, une attitude vicieuse des pieds ou des mains, une attitude nettement asymétrique surtout après 4 mois.
 
Position assise : à 1 mois : dos rond, relève la tête un bref instant, à 3 mois : tête tient presque totalement mais dodeline encore en avant, à 4 mois : tient constamment sa tête, regarde ce qui se passe autour de lui, à 5 mois : dos droit, tête n'oscille plus même si stimulé par l'examinateur, à 5-7 mois : tient assis en trépied (appui sur les deux bras), à 8 mois : tient assis seul, à 10 mois : s'asseoit seul, à 11 mois : assis le dos droit, peut pivoter pour chercher quelque chose derrière lui.
Doit inquiéter : la non-acquisition de la tenue assise seule à 10 mois.
Station debout et marche : à 4 mois : mis debout, il pousse sur ses pieds, à 5-7 mois : supporte son poids, fait des bonds, après 8 mois : debout avec appui, à 9-10 mois : se met debout en traction, à 11-12 mois : marche avec double appui, à 12-15 mois : marche seul, à 15-18 mois : début de la course.
Doivent inquiéter : l'absence de redressement sur les membres inférieurs après 4 mois, l'absence de marche autonome à 18 mois.
La préférence latérale (droitier, gaucher) apparaît vers 4 ans, puis progressivement, le nombre d'enfants mal latéralisés diminue. La latéralité s'étudie au niveau de l'œil, de la main et du pied. Elle est dite homogène quand elle est identique à ces trois niveaux.
Étude et évolution de la préhension : 3 mois : disparition du grasping, tient un objet dans sa main, à 3-4 mois : regarde ses mains et joue avec, à 5 mois : joue avec ses orteils. 5-6 mois : début de la préhension volontaire cubito-palmaire puis palmaire, laisse tomber un objet pour en prendre un autre. 7-8 mois, la préhension devient radio-palmaire puis progressivement digitale, transfert un objet d'une main à l'autre, porte les objets à sa bouche, frappe les objets sur la table. 9-10 mois : apparition de la pince pouce-index, pointe les objets avec l'index. 10-12 mois : donne l'objet, jette l'objet, progressivement porte de moins en moins les objets à sa bouche. 15 mois : jette moins les objets, construit une tour de 2 cubes. 18 mois : empile 3 ou 4 cubes pour construire une tour, lance une balle sans tomber.
Doivent inquiéter : l'absence / rareté des tentatives de préhension volontaire à partir de 6 mois. Sauf problème moteur, c'est l'indicateur d'un trouble grave du fonctionnement intellectuel, l'absence de pince pouce-index à 1 an est de mauvais pronostic, une latéralisation précoce avant 2 ans, nettement établie, indique le plus souvent un déficit controlatéral. Un écartement exagéré des doigts associé à une hyperextension de la première phalange au moment de saisir l'objet est caractéristique d'une hémiplégie cérébrale.
Développement après 24 mois : développement moteur : court bien, monte et descend les escaliers marche par marche, ouvre la porte, grimpe sur les meubles. Développement adaptatif : tour de 6 cubes, gribouillage circulaire, imite le pliage d'un papier. Langage : peut associer un verbe, un sujet et un complément. Comportement social : se sert bien d'une cuillère, aide pour se déshabiller, écoute les "histoires à images".
A 30 mois : développement moteur : saute, développement adaptatif : tour de 8 cubes, fait des lignes verticales et horizontales, imite le cercle, langage : utilise le "je", prononce son nom, comportement social : aide à ranger, "fait semblant" lors des jeux.
A 36 mois : développement moteur : roule à tricycle, développement adaptatif : copie un cercle, une croix, langage : sait son âge et son sexe, compte 3 objets, répète 3 nombres ou une phrase de 6 syllabes. Comportement social : joue à des jeux simples en parallèle avec d'autres enfants, aide à l'habillage, se lave les mains.
A 4 ans : développement moteur : saute sur un pied, lance une balle en l'air, développement adaptatif : constructions élaborées avec des cubes, copie un carré, dessine un bonhomme avec 2 à 4 parties outre la tête, compare la longueur de 2 lignes et désigne la plus longue, langage : compte 4 pièces, raconte des histoires, comportement social : joue avec d'autres enfants avec interactions sociales, va seul aux toilettes.
A 5 ans : développement moteur : saute à la corde, développement adaptatif : copie un triangle, fait la différence entre deux poids, langage : cite 4 couleurs, répète une phrase de 10 syllabes, compte 10 pièces, comportement social : s'habille et se déshabille, pose des questions sur la signification des mots.
La durée du sommeil de l'enfant est variable : 1 mois : 19 à 20 heures, 4 mois : 16 à 18 heures, 8 mois : 15 à 16 heures. A à la fin de la première année : 13 à 15 heures, à partir de 3 ans : environ 11 heures, enfant de 4-5 ans : 9 à 11 heures, enfant de 10-14 ans : 8 à 10 heures.
Le contrôle sphinctérien est relativement peu discriminatif dans l'évaluation du développement psychomoteur de l'enfant.
Les facteurs organiques écartés, l'attitude éducative des parents a une influence considérable sur l'âge de contrôle. Il existe de grandes variations.
repères normaux
* 15 mois : signale que sa culotte est souillée.
* 18 mois : propre le jour avec quelques accidents (surtout lorsqu'il joue).
* 2 ans : propre la nuit si on le lève dans la soirée (pour certains auteurs seulement 50% des enfants le sont).
* 2 ans et demi : va seul aux toilettes, s'installe sur le siège, ne peut pas s'essuyer seul.
* 4 ans : est en général totalement autonome.
 
Manœuvres Tiré-assis : le bébé couché sur le dos est tiré jusqu'à la position assise par les mains ou les épaules, on observe la position et la tenue de la tête. Avant 1 mois : pas de redressement de la tête, vers 1 mois : ébauche de redressement à la fin du tiré-assis, à 3 mois : tête tenue droite en position verticale, tendance à la chute brusque en avant par moments, à 4-5 mois : bon redressement, bonne tenue de tête.
Doivent inquiéter : l'absence de tenue ou de redressement à 5 mois (franchement anormal), l'enfant qui se met debout sans se mettre assis sauf si on lui bloque le bassin (hypertonie).
Suspension ventrale : le nourrisson est placé horizontalement, soutenu par le thorax, on observe la position de la tête, du dos et des membres inférieurs. A 1 mois : dos à peu près horizontal, tête dans le prolongement, le plus souvent, cuisses partiellement étendues sur le bassin, genoux fléchis, membres supérieurs fléchis. A 2 mois : tête le plus souvent située au-dessus du plan du dos, à 3 mois : tête maintenue constamment au dessus du plan dorsal.
Doit inquiéter : l'incurvation du dos, avec chute de la tête en avant, les membres supérieurs et les membres inférieurs pendant verticalement : hypotonie.
Suspension verticale : nourrisson tenu verticalement en le prenant sous les aisselles, on observe l'attitude des membres <. Sans appui, les MI sont légèrement fléchis et solidaires du bassin lorsqu'on effectue des mouvements de balancement antéro-postérieur.
Doivent inquiéter des MI étendus, plutôt en rotation externe, ballotant passivement : hypotonie pathologique ou en extension, pieds en varus équins avec tendance au croisement des cuisses : diplégie spastique.
Les automatismes moteurs sont induits par diverses stimulations, présents dès la naissance (à l'exception du parachute) ils évoluent parallèlement à la maturation du SNC.
Signe de Moro : L'examinateur passe une main sous le dos du bébé et l'autre sous la nuque. Cette dernière s'abaisse brusquement permettant une chute de la tête en arrière de 20 à 30°, normalement réponse en extension, abduction symétrique des membres supérieurs puis adduction dans un mouvement d'embrassement. Disparition progressive (adduction puis extension) avant 4 mois.
Marche automatique : nourrisson en position debout, soutenu au niveau du tronc, légèrement incliné en avant. * Elle disparaît vers 5 mois, souvent avant.
Grasping : Au niveau des mains : réaction de flexion forcée des doigts lorsqu'un objet est introduit dans la paume, vigoureux chez le NN (pouvant permettre de le soulever du plan du lit) et disparaît au fur et à mesure que s'installe une activité manuelle volontaire, vers 4-5 mois. Au niveau des pieds : réaction de flexion forcée des orteils lorsqu'une pression est exercée par le doigt à la base des orteils, cette réaction disparaît vers 4-6 mois, parfois plus tard.
Points cardinaux : Stimulation des commissures labiales, de la région médiane de la lèvre >et < entraînant une attraction de la langue, la bouche puis de la tête vers la zone excitée. Elle disparaît vers 1 mois et demi.
Réaction d'extension croisée : la stimulation du pied provoque la flexion puis l'extension et l'adduction du membre< controlatéral, qui tente de repousser le stimulus, disparaît avant 3 mois.
Réaction d'incurvation latérale du tronc : nourrisson en suspension ventrale, on stimule la partie latérale du tronc ce qui provoque une incurvation du tronc et du bassin du même côté. Ce réflexe est présent également chez le prématuré et disparaît progressivement entre 3 et 5 mois.
Réflexe tonique asymétrique : enfant en décubitus dorsal, on provoque une rotation forcée de la tête vers la droite puis la gauche pendant 20 à 30 secondes. Il y a extension du bras et souvent du membre inférieur du côté où la tête est tournée, parfois associée à une flexion d'un ou des deux membres controlatéraux. A l'état normal, ce réflexe peut être seulement ébauché, voire absent. Il disparaît vers 4-6 mois. Son obtention facile et automatique après 7 mois témoigne d'une atteinte du SNC.
Réflexe du parachute : l'enfant tenu par la taille, est projeté en avant au dessus d'une table. Les membres supérieurs sont étendus vers l'avant, doigts écartés, et prennent contact avec la surface de la table. Ce réflexe apparaît vers 7-8 mois et persiste toute la vie.
Doivent inquiéter : une asymétrie franche de la réponse (par exemple, hémiparésie ou hémiplégie, surtout lors du réflexe du parachute), une persistance anormale de l'automatisme (signe de Moro, réflexe tonique asymétrique), l'absence du réflexe de parachute à 10-12 mois, une apparition du réflexe tonique asymétrique chez un enfant qui ne le présentait pas auparavant ou chez qui il n'était qu'ébauché.
 
 
L'enfant atteint de dyspraxie est incapable d'accomplir certaines séquences de gestes (s'habiller, boutonner une chemise) après 6 ou 7 ans. Les opérations spatiales ou logiques sont de très mauvaise qualité, le langage est beaucoup moins perturbé. L'examen neurologique est normal, il existe une grave perturbation du schéma corporel et de la représentation spatio-temporelle.
Dysgraphie : déficit de qualité motrice de l'écriture de l'enfant sans atteinte neurologique.
L'instabilité psychomotrice (ou trouble hyperkinétique) est le trouble psychomoteur le plus fréquent, de nature relationnelle : l'enfant instable met en jeu la tolérance d'autrui, en étant taquin, espiègle, opposition fréquente (soit par de la paresse, de l'entêtement, de la bouderie, soit active par de la colère, fugue, vagabondage).
Signes : agitation parfois marquée, volubile, signes cutanés (rougeurs, transpiration, coups et traces de heurts évidents avec les objets et les personnes), troubles de l'attention (une activité ordonnée fatigue, l'enfant est ralenti en dépit de l'aspect qu'il montre), troubles de l'apprentissage (incapacité à persévérer (recherche de satisfactions immédiates)), variations de l'humeur entre gaieté et ennui, anxiété, culpabilité intense, violence, auto dépréciation. Maladresse qui traduit le manque d’intégration corporelle à l’adaptation gestuelle et troubles spatio-temporels, l’enfant ne parvenant pas à structurer un ordre séquentiel d’espace pour parvenir à un but, mauvais schéma corporel.
Début des signes avant 7 ans, > 6 mois, avec symptômes dans au moins 2 milieux de vie différents
Réponse positive au traitement par les amphétamines ou la Ritaline, la relaxation thérapeutique semble intéressante.
Les tics sont des mouvements moteurs ou des vocalisations involontaires, rapides, récurrents et non rythmiques, survenant brusquement et sans but apparent, exacerbés par le stress et disparaissant pendant le sommeil. Ils apparaissent généralement vers 6 ou 7 ans, souvent transitoires, réactionnels à une situation anxiogène (séparation), ou chroniques.
Syndrome de Gilles de La Tourette : tics moteurs associés à des tics vocaux (grognements), il débute le plus souvent entre 2 et 15 ans.
La trichotillomanie est le besoin irrésistible de toucher, de tortiller, voire d'arracher les cheveux.
L'onychophagie est le fait de se ronger les ongles. Elle est fréquente chez l'enfant.
La dyslexie est une aberration significative de l'acquisition de la lecture en dehors d'une déficience mentale, avec souvent difficultés en orthographe (dyslexie-dysorthographie), souvent précédée de troubles de la parole ou du langage.
Le bégaiement est caractérisé par des répétitions ou des prolongations fréquentes de sons, de syllabes ou de mots perturbant le débit élocutoire et la fluence verbale.
Il est plus fréquent chez les garçons. On distingue : le bégaiement tonique : blocage de l'émission du son, le bégaiement clonique : répétition d'une syllabe. Il apparaît habituellement entre 3 et 5 ans.
Le mutisme est l'absence de langage chez un enfant ayant antérieurement parlé, en dehors de toute aphasie.
Le développement des fonctions cognitives de l'enfant et de son intelligence (ensemble des fonctions : cognitives, langage, motricité et capacités sociales de l'enfant) est très lié à son développement affectif. Ainsi, d'importantes perturbations affectives peuvent s'accompagner à la longue de graves troubles cognitifs.
Les fonctions cognitives sont évaluées par des tests psychométriques. Ils sont dits :
- "préverbaux", lorsque le langage de l'enfant est insuffisant.
- puis "verbaux", dans la seconde enfance, utilisant largement le langage.
Les tests préverbaux (test de Brunet-Lézine par exemple) permettent d'attribuer un quotient de développement, qui tient compte de toutes les acquisitions.
On appelle retard mental un arrêt ou un développement incomplet du fonctionnement mental.
On distingue : l'arriération profonde : QI < 30, la débilité profonde : QI de 30 à 50, débilité moyenne : QI de 50 à 70, débilité légère : QI de 70 à 80.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

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