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mythologie et médecine



Mythologie et médecine :


Asklépios, fils d'Apollon et la mortelle Coronis, et grand Médecin de l'antiquité grecque, ressuscite les morts, grâce à Athéna qui lui transmet la potion magique du sang de la Gorgone, Méduse tuée par Persée : avec le sang issu de son côté gauche il perd le malade car c'est 1 poison violent, avec le sang extrait de son côté droit il le sauve. Ainsi Asclépios ressuscite des personnages de la Grec Antique, Tyndare, roi de Sparte, Hippolyte, fils de Thésée, Glaucos, fils de Minos... Ceci déclenche la colère de Hadès, le dieu du monde des morts ; Zeus comme gardien de l'équilibre du monde tue Asklépios par le feu de son foudre pour le punir les troubles qu'il provoque, mais plus tard, il l'honore comme bienfaiteur de l'humanité et fils d'Apollon en l'élevant au rang des dieux. La moralité du mythe de Méduse, c'est que même du mal extrême on peut extraire du bien grâce à la connaissance parfaite de la nature du mal. Une leçon que les médecins et les pharmaciens ont bien compris depuis longtemps, car même du venin mortel des serpents, il est possible d'extraire des remèdes pour traiter certaines maladies, et aussi des fabriquer des vaccins pouvant protéger contre les morsures venimeuses des mêmes serpents.


Caducée d'Hermès (sceptre d'Hermès) : emblème d'Hermès, formé, d'un bâton (baguette, houlette) en or, autour de laquelle s'enroulent en sens inverse 2 serpents surmontés d'ailes. Le serpent représente symboliquement 2 aspects, bénéfique et maléfique ; les ailes symbolisent le suprême état de force de ces aspects contraires et l'enroulement autour du bâton symbolise l'équilibre entre ces 2 puissances contraires qui se croisent et se séparent, qui s'approchent et s'éloignent ; cet équilibre est nécessaire pour obtenir la paix, l'harmonie et en terminologie médicale le bien être et la santé dans ses deux versants, physique et psychique.


Ce caducée est l'emblème des commerçants et professions de la communication (imprimeurs). Au 19e siècle, quand un éditeur imprima le caducée d'Hermès sur des ouvrages de Médecine, il évoqua dans les esprits de l'utiliser comme emblème des professions médicales et beaucoup d'institutions médicales l'utilisent comme symbole, mais vu les attributs du Dieu Hermès : dieu des commerçants, des voyageurs, des bergers... et dieu de la ruse, du vol et des voleurs, puis le dieu accompagnateur des âmes des morts au monde de Hadès ; il paraît évident que ce caducée ne doit pas être utilisé comme emblème médical et beaucoup d'institutions médicales ont décidé de reprendre l'emblème asclépiade (le serpent et le bâton d'Asklépios) comme symbole de leurs professions à caractère médical. En France, le caducée ou l'emblème des Médecins et de l'Ordre des Médecins est composé d'un seul serpent "serpent d'Asklépios" s'enroulant autour d'un bâton ou une baguette "bâton d'Asklépios" surmonté d'un miroir symbolisant la prudence que le médecin doit avoir avant chaque décision médicale. Le caducée des Pharmaciens de France est formé du serpent d'Asklépios s'enroulant autour de la coupe de Hygie, la fille d'Asklépios déesse de la santé.


 


Artémis : Fille de Zeus et de Léto, sœur aînée et jumelle d'Apollon, née dans l'île de Délos.


Elle habite les confins des territoires des hommes, dans les montagnes, bois et forêts, où elle chasse les animaux sauvages, elle descend aussi vers l'Océan, embouchures des fleuves, lagunes et marécages (déesse des marécages) et bords des lacs et des fleuves. Les humains qui cherchent à la rencontrer doivent sortir, vers les forêts / montagnes / mer et marécages.


Elle est belle, chaste, vierge et farouche, avec des grands talents de chasseresse (cerfs), court vêtue, armée d'un arc et de flèches forgés par les cyclopes sous le patronage d'Héphaïstos, souvent accompagnée d'une biche / cerf / chien, ou meute de chiens offerts par Pan (trois chiens aux oreilles coupées, deux bigarrés et un tacheté, puis sept lévriers de Sparte) ainsi qu'un cortège de nymphes et d'océanides, desquelles elle exige la chasteté.


La présence d'un croissant lunaire et d'étoiles surmontant son front confirme qu'il s'agit d'une déesse lunaire, errant comme la lune et apportant la lumière comme son frère Apollon, le dieu solaire qui guide le soleil dans son parcourt diurne. En effet, les attributions lunaires d'Artémis viennent de l'assimilation de cette déesse les attributions de la déesse Séléné


Artémis d'Éphèse est une déesse qui représente la Fécondité, c'est une mère nourricière qui allaite l'humanité entière. A l'âge de 3 ans, assise sur les genoux de son père Zeus, elle lui demande en cadeau : une éternelle virginité, un arc et des flèches semblables à ceux d'Apollon, la fonction d'apporter la lumière, une tunique de chasse de couleur safran à bordure rouge, 60 nymphes océanes, de 9 ans, 20 nymphes de l'Amnisos en Crète pour prendre soin de ses brodequins et nourrir ses lévriers. Elle demande toutes les montagnes du monde et une seule cité qu'il plaira à son père car elle vivre, la plupart du temps, dans les montagnes. Elle demande aussi que les femmes, lors de l'accouchement l'invoquent car sa mère Léto, l'a porté et l'a mis au monde sans douleurs, et parce que les 3 Parques l'ont assigné, en raison de sa naissance sans douleurs, d'être la déesse protectrice des naissances. Artémis, dès sa propre naissance était prête à jouer ce rôle d'assistance à l'enfantement ; née la première, elle aide de sa mère Léto à mettre au monde son frère jumeau, Apollon.


Zeus donne à Artémis tout ce qu'elle a demandé, et 30 cités, la nomme la gardienne de toutes les routes et tous les ports.


Déesse de la chasse, Diane des Romains, elle est responsable des morts soudaines, ses flèches sont toujours précises, foudroyantes de rapidité et mortelles. On lui offre des sacrifices d'animaux sauvages et domestiques. Dans ses sanctuaires, des fillettes déguisées en oursonnes dansent autour de sa statue.


Artémis est une déesse qui peut se montrer violente, cruelle et impitoyable envers ce qui l'offense, les exemples dans la mythologie ne manquent pas :


En s'associant à son frère jumeau Apollon elle se venge de Niobé, reine de Thèbes (fille de Tantale et épouse d'Amphion, roi de Thèbes). En mettant au monde 7 ou 6 garçons et 7 ou 6 filles, Niobé se vante d'être plus féconde que leur mère Léto, Artémis et Apollon tuent par leurs flèches les enfants de Niobé dont seulement deux parviennent à s'enfuir. Niobé, désespérée, s'enfuit pour se réfugier à Sipyle en Lydie, en Asie-Mineur, chez son père, là elle est transformée en une pierre coulant des larmes jour et nuit.


Actéon, lui enseigne tous les secrets de la chasse. Mais, Actéon, en poursuivant, avec sa meute de chiens, un gibier sur le mont Citnéron, surprend Artémis et ses compagnes nues, se baignant près d'une source, Artémis, mécontente et craignant qu'il se vante qu'elle s'est montrée nue en sa présence, le transforme en jeune cerf en lui jetant de l'eau au visage, puis elle laisse ses propres cinquante chiens, qui ne le reconnaissent plus, le poursuivre et le dévorer.


Artémis exigeait de ses compagnes une parfaite chasteté, pour cela elle change sa suivante Callisto en ourse, pour la punir d'avoir perdu sa virginité avec Zeus et d'avoir porté un enfant de lui, puis Artémis fait appel à ses chiens pour la traquer et la tuer, mais Zeus la protège en la plaçant sur la voûte céleste parmi les étoiles. Pour d'autres, Callisto, après avoir été auparavant métamorphosée en ourse par Zeus, Artémis la transperce sans pitié de ses flèches suite à une erreur de chasse provoquée par la jalouse Héra, épouse de Zeus.


Arcas, le fils de Callisto, fut sauvé et devint l'ancêtre des Arcadiens.


Artémis, pour aider son frère Apollon, perce de ses flèches l'infidèle Coronis, la mère d'Asklépios.


Orion, fils de Poséidon et Euryalé, chasseur d'Hyria en Béotie, bel homme, mais impitoyable chasseur sauvage qui ne respecte pas les règles de la chasse, il extermine les bêtes de tout âge, sans observer aucune limite, il poursuit aussi une des Nymphes d'Artémis, l'Hyperboréenne Opis pour la violer. D'après la légende la plus répandue, en voulant attenter à la virginité d'Artémis et la violer, la déesse fait sortir de la terre un scorpion qui tue Orion en le piquant. Le chasseur, et son tueur le scorpion ont été transformés en constellations qui portent leurs noms dans le ciel.


Selon une autre légende : Apollon, voulant se débarrasser d'Orion, répète devant la déesse Terre-Mère que Orion s'était vanté de tuer, sur la terre tous les animaux fauves et des monstres. Pour se venger la Terre-Mère lance un monstrueux scorpion à sa poursuite, voyant qu'il n'arrive pas à tuer le scorpion avec ses flèches et son épée, Orion plonge dans la mer en direction de l'île de Délos. Apollon, montre à sa sœur Artémis, la présence d'un corps noir flottant sur la mer, il lui explique qu'il s'agit de la tête d'un méchant au nom de Candaon (surnom d'Orion en Béotie qu'Artémis ignorait), et qu'il vient de séduire sa prêtresse Opis ; Apollon et Artémis font un concours de tir à l'arc avec comme cible la tête de Candaon ; c'est Artémis qui gagne, mais quand elle nage pour voir sa victime, elle constate qu'il s'agit d'Orion, alors elle implore Asklépios de le ressusciter ; Zeus mécontent, anéantit définitivement Orion par le foudre avant qu'Asklépios ait le temps d'intervenir. Artémis, triste, place Orion et son poursuivant éternel, le scorpion, au ciel parmi les étoiles.


Dans l'épopée de la guerre de Troie, Artémis empêche le départ des flottes grecques vers Troie en levant des vents contraires car elle se juge offensée par le roi Agamemnon qui a tué une biche dans un de ses sanctuaires. En interrogeant les oracles, Agamemnon apprend que pour lever cette sanction divine, il doit sacrifier sa fille Iphigénie à Artémis. Pressé dans son entreprise guerrière, Agamemnon accepte ce sacrifice mais heureusement, au dernier moment, Artémis sauve Iphigénie en lui substituant, sur le bûcher, une biche ; elle la transporte dans les airs et elle fait d'elle sa prêtresse en Tauride (Crimée).


Artémis envoie un terrible sanglier qui dévaste le royaume de Calydon, parce que son roi Œnée, lors d'un sacrifice offert à toutes les divinités d'Olympe pour les remercier d'avoir donner de bonnes récoltes, avait oublié de lui consacrer une partie de ses récoltes.


Une ourse était entrée dans son enceinte sacrée près d'Athènes et avait été apprivoisée par les visiteurs du temple ; un jour, l'ourse griffe une petite fille, qui ne cessait pas de l'agacer. Les frères de la petite fille, furieux, tuent la bête ; Artémis se juge offensée dans son propre sanctuaire, alors elle se venge en dévastant la cité d'une peste. Suite à cette sanction divine, les fillettes d'Athènes viennent au temple d'Artémis apprendre à être sages « faire l'Ourse », en courant et dansant, torches en mains, pour la Déesse.


Artémis est la protectrice de la vie civilisée (guerre, chasse, politique, sexualité...), ses lois et ses règles établies par les dieux et les humains ; Artémis veille à ce que ces règles soient bien respectées et elle sanctionne sans pitié, tout comportement représentant un retour à la vie sauvage ; c'est pour cela qu'elle verse sa colère sur la cité de Patras, et elle tue Orion, le chasseur sauvage. Artémis et la Médecine : elle est responsable des morts soudaines et ses vengeances envers les hommes sont souvent dues au non respect des règles de civilité établies par les dieux et les hommes. Comme son frère Apollon, elle a le pouvoir de faire naître les épidémies et de les guérir. Elle a le rôle de protectrice de la vie féminine, qui intervient dans toutes les étapes de la sexualité féminine, de l'enfance à la puberté, le mariage, la grossesse, et l'enfantement.


Artémis Kourotrophe (qui fait croître les jeunes garçons) protège les nouveau-nés, garçons et filles, et leurs nourrices pour que les enfants poussent droit ; puis elle étend sa protection jusqu'au moment où ils/elles se reproduisent. Elle est aussi la protectrice de toutes les femelles pleines et jeunes animaux.


Pour comprendre le rôle d'Artémis, il faut voir les conséquences en l'absence de sa protection quand elle est offensée :


Dans la cité de Patras, les deux amoureux, le jeune Mélanippos et Comaithô la prêtresse d'Artémis, constatant l'opposition des parents à leur mariage, offensent les règles de la cité et la déesse Artémis en utilisant son propre sanctuaire comme une chambre nuptiale. La vengeance de la déesse était fulgurante et générale ; à Patras la terre ne portait plus de fruits et les habitants périssaient de maladies étranges. L'oracle de Delphes, consulté, dévoila le crime de Mélanippos et de Comaithô ; il ordonna de les sacrifier à Artémis et d'immoler chaque année à la déesse une jeune fille et un jeune homme, les plus beaux du pays. Plus tard, dit le mythe, l'introduction du culte de Dionysos mit fin à cette pratique sanglante.



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