» TISSU ODONTOGENE Imagerie dentomaxillaire

Imagerie dentomaxillaire




Imagerie dentomaxillaire :


Les anomalies morphologiques dentaires les plus fréquentes sont : la microdontie, la macrodontie, le taurodontisme (couronne et racine en un seul bloc), la dilacération ou distorsion de la dent, la fusion de deux dents voisines, la concrétion ou union des racines de 2 dents par une masse cémentaire, l’invagination d’une microdent dans une dent, les anomalies morphologiques des couronnes telles (perle d’émail, aspects dysmorphiques des couronnes), anomalies des racines telle que la rhizalyse = résorption +/- complète de la racine.


Les anomalies en nombre des dents sont assez fréquentes, la plus fréquente étant l’agénésie des dents (le plus souvent 12 et 22 ou les 2e prémolaires), dents surnuméraires normales.


Les anomalies de position des dents : transposition (inversion de situation entre 2 dents), diastème (espace mésiodistal entre 2 dents, souvent entre les incisives), et anomalies de position des dents éloignées de l’arcade (dent incluse + fréquente au niveau des 3ème molaires mais également au niveau des canines du maxillaire et, de façon moindre, au niveau des incisives centrales du maxillaire et des prémolaires de la mandibule). L’ankylose est une cause de dent incluse : on la suspecte par l’absence de liseré radioclair périradiculaire (non-visualisation radiologique du ligament alvéolodentaire).


La position de la dent est étudiée sur le panoramique et éventuellement par des incidences spéciales orthogonales telles que les mordus, néanmoins, l’examen tomodensitométrique permet une étude précise dans les trois plans de l’espace de la dent ectopique au besoin à l’aide d’une étude tridimensionnelle.


Il est nécessaire de réaliser des reconstructions dentascan pour les dents incluses, au niveau de la mandibule, il faut positionner la dent incluse par rapport au canal mandibulaire surtout si cette dent se projette en regard du canal mandibulaire sur le panoramique dentaire.


Le rapport des racines avec le canal mandibulaire est indispensable à connaître avant extraction dentaire, le canal mandibulaire peut être déformé ou refoulé par les racines de la dent incluse, en position linguale ou vestibulée par rapport à ces racines, voire enserré entre les racines de la dent incluse. Seul le scanner permet une étude topographique exacte.


Il faut connaître le rapport d’une dent incluse avec les éléments dentaires adjacents et éliminer une lésion kystique (les kystes dentigères, kératokystes odontogéniques) sont plus fréquents sur dents incluses.


Les ectopies dentaires, comme les anomalies en nombre, peuvent être secondaires à des dysmorphies faciales, surtout la fente palatine (anomalie malformative du développement du palais osseux unilatérale ou bilatérale, médiane ou paramédiane). Outre les clichés de radiographies standard, le scanner avec dentascan et reconstruction 3D permet une étude précise de la dysmorphie faciale.


Anomalies acquises dentaires :


Les phénomènes de destruction sont secondaires à : post-traumatique, abrasion par attrition = usure du sommet des couronnes, conséquences infectieuses ou inflammatoires (caries et granulomes), résorption parfois inexpliquée.


Les phénomènes de construction sont : épaississement dentinaire rétrécissant la chambre pulpaire souvent après agression de la dent, hypercémentose avec aspect épaissi des apex en forme de massue. Le calcul pulpaire et la sclérose sont plus rares et se traduisent par des opacités intrinsèques de la chambre pulpaire.


Bilan endodontique : pour le traitement de la dent par obturation des canaux des racines, le praticien s’aide de clichés rétroalvéolaires au cabinet pour déterminer la morphologie des racines et pour contrôler son traitement. Si doute sur l’anatomie des racines ou complications du traitement canalaire, l’imagerie est nécessaire (panoramique dentaire, clichés rétroalvéolaires et scanner)


On recherchera également d’autres complications de traitement endodontique telles qu’une fissuration de racine ou un dépassement de pâte dentaire (conséquences pathologiques lorsqu’il fuse dans le sinus maxillaire ou dans le canal mandibulaire.


Bilan parodontal : La lésion parodontale la plus connue est le déchaussement des dents.


On distingue 2 types de lésions parodontales :


– la récession osseuse est +/- généralisé, avec rétraction osseuse et 1 niveau de crête trop haut pour le maxillaire et trop bas pour la mandibule. Les racines des dents sont découvertes et moins protégées.


– la lésion parodontale verticale est plus locale, résorption des tissus de soutien périradiculaire, avec lyse osseuse, qui peut aller jusqu’à la poche parodontale et traduit un phénomène inflammatoire local qui peut être dû à une prothèse débordante.


Pathologie infectieuse :


Caries : zones de décalcification nécrotique avec lacune de bords flous de la couronne, du collet, parfois des racines au panoramique dentaire ou au cliché rétrocoronaire et rétroalvéolaire. Attrention aux fausses images radiologiques par effets de bord (confrontation à l’examen clinique).


Infection péridentaire : va de la simple desmodontite avec élargissement du ligament alvéolodentaire au kyste apicodentaire (lacune finement cerclée périapicale, les racines pouvant se résorber). Le granulome périapical est une + petite lacune que le kyste, en goutte d’eau (phénomène de défense d’une dent mortifiée).


La péricoronarite est une inflammation du capuchon péricoronaire pour une dent incluse, pouvant grossir et se transformer en kyste péricoronaire.


Les infections plus diffuses telles que les cellulites et les abcès pour les parties molles ainsi que les ostéites ont la même sémiologie radiologique et tomodensitométrique que sur le reste du corps.


Bilan implantaire :


Panoramique dentaire : de 1ère intention, mais insuffisant. Il évalue le secteur édenté et estime approximativement la hauteur de l’os, compte tenu d’un facteur d’agrandissement constant.


Scanner associé au dentascan :


Deantascan classique : les coupes réalisées à l’aide du logiciel de reconstruction sont coronales obliques, verticales, perpendiculaires à un axe de référence tracé sur le topogramme en vue occlusale. On sélectionne le secteur à implanter, puis on repère la coupe coronale oblique correspondant à ce secteur, où l'on mesure successivement l’épaisseur de crête et la hauteur d’os disponible qui va pour le maxillaire, jusqu’aux corticales des fosses nasales ou de l’infrastructure du sinus maxillaire pour la mandibule, on repère la hauteur maximale d’os disponible par rapport à la corticale basilaire et le foramen mentonnier pour les secteurs antérieur et prémolaire et par rapport à la corticale supérieure du canal du nerf alvéolaire pour le secteur molaire. L’étude de la densité osseuse est estimée de façon subjective sur le dentascan : type I : os corticalisé ; spongieuse hyperdense, type II : os corticospongieux dense ; corticales épaisses, type III : os corticospongieux peu dense avec corticales fines, Type IV : importante raréfaction osseuse avec corticales fines.


Dentascan angulé = dentascan avec guides chirurgicaux. On réalise une reconstruction coronale oblique selon l’axe chirurgical des guides (à la différence du dentascan classique où les reconstructions coronales obliques sont verticales, perpendiculaires à l’axe de référence).


Bilan postimplantaire : sauf complication, le contrôle s’effectue à l’aide d’un panoramique et de clichés rétroalvéolaires. Si complication (douleur, infection, anesthésie) le meilleur examen de contrôle est le scanner. Il précise l’état de l’implant, sa localisation et ses rapports (avec le canal mandibulaire ou le sinus maxillaire), l’état de l’os péri-implantaire (signes d’ostéolyse), la présence d’une fistule, d’une encoche corticale, d’un foyer infectieux.



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.