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hépatite virale E



Hépatite E Ann Pathol. 2010 Dec ;30(6):432-8 : (virus à ARN monocaténaire). L'homme est l'hôte naturel de ce virus ainsi que des primates et plusieurs autres espèces animales. Rare aux USA ; épidémie initiale à Dehli en 1955 et en 1978 dans la vallées du Cashemir avec 52000 cas et 1500 décès.


Transmission hydrique orofécale similaire à l’Hépatite A (conditions d'assainissement médiocres dans une grande partie de la planète), la transmission interhumaine n'est pas courante. Rien n'indique que la transmission puisse se faire par les voies sexuelle ou transfusionnelle. Il existe un réservoir animal pour les génotypes 3 et 4 avec possibilité de transmission alimentaire (viande contaminée).


Répartition géographique : épidémies de grande ampleur en Asie centrale et du Sud-Est, Afrique du Nord et de l'Ouest, Mexique, atteinte préférentielle entre 15 et 40 ans. Il existe des cas autochtones dans les pays développés (non importés)


Clinique : similaire à l’hépatite A, prodromes avec asthénie fébrile et troubles digestifs de 3 à 7 j, puis ictère de 1 à 2 semaines. Pathologie virale limitée dont on guérit spontanément. Une élimination prolongée du virus dans les selles est inhabituelle et on n'observe pas d'infection chronique (sauf chez les immunodéprimés où cette évolution est fréquente avec aspect similaire aux hépatites chroniques C). Taux de létalité entre 0,5 et 4,0 % (rares formes d'hépatite fulminante surtout chez la femme enceinte ; avec taux de létalité de 20 % au cours du troisième trimestre de grossesse par CIVD et hépatite fulminante).


Histologie : forme cholestatique (60%) : cholestase histologique nette, pseudo-glandes autour de bouchons biliaires, prolifération canaliculaire, Infiltrat inflammatoire portal et lobulaire souvent polymorphe. Les formes classiques associent : ballonisation hépatocytaire, nécrose hépatocytaire, PNN autour de canaux. Schéma


Diagnostic : recherche d'anticorps spécifiques de l'hépatite E (IgM avec pic à 1 semaine et disparition en 8 à 12 semaines, puis IgG qui persistent des années, parfois sérologie négative si immunodépression)) ou du virus par RT-PCR (méthode de référence).


On doit suspecter l'hépatite E en cas de flambée d'origine hydrique dans un pays en développement, surtout si l'affection est plus grave chez la femme enceinte ou si l'hépatite A a été exclue.


Traitement : Absence d'Ig anti-hépatite E hyperimmunes disponibles pour la prophylaxie avant ou après l'exposition. Les infections à HEV sont habituellement autolimitées et l'hospitalisation n'est en général pas nécessaire. On ne dispose d'aucun traitement permettant d'infléchir l'évolution de l'infection aiguë, et par conséquent la prévention constitue l'approche la plus efficace contre la maladie.


L'hospitalisation s'impose en cas d'hépatite fulminante et doit être envisagée pour la femme enceinte infectée.



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