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Traumatismes des organes génitaux



Traumatismes des organes génitaux : Environ 6 ou 7 % des grossesses sont confrontées à un traumatisme abdominal fermé, souvent par AVP (67 %), et sévices corporels (10 %). Ils sont + fréquents et graves après la 112ème semaine de grossesse : l’utérus devient intra-abdominal, et n’est plus protégé par le bassin, les besoins vasculaires fœtaux sont plus importants.


La mortalité fœtale est liée :


– au choc hypovolémique chez la mère, qui entraîne la mort du fœtus dans 80 % des cas ;


– à une rupture complète ou partielle du placenta avec mort fœtale dans 30 à 70 %, non corrélée à la gravité du traumatisme.


– rupture utérine dans 0,6 % des traumatismes de la grossesse, sur traumatismes majeurs avec mortalité foetale proche de 100 %.


Le tableau clinique est variable : absence de signes cliniques ; saignement vaginal, contractions utérines et tachycardie fœtale très évocatrice d’atteinte placentaire ; abdomen aigu et hypotension artérielle dans les cas de rupture utérine.


Fréquence accrue des plaies du foie et de la rate par compression de ces organes contre la cage thoracique par l’utérus gravide.


Quelle que soit la gravité du traumatisme, on préconise une surveillance d’au moins quelques H avec monitorage des contractions utérines et battements cardiaques fœtaux, échographie obstétricale pour l’exploration du fœtus (mouvements du tronc et des membres, battements cardiaques et leur modification au cours des mouvements), quantité de liquide amniotique, âge de la grossesse. Elle recherche un hématome rétroplacentaire (rupture ou plaie placentaire), hernie du sac amniotique ou d’une partie du fœtus à travers la paroi utérine, une hémorragie intra-amniotique.


Cet examen est toujours complété d’une étude doppler de la circulation foeto-maternelle et d’une étude des viscères maternels.


Les examens irradiants sont discutés et leurs bénéfices pour la mère et l’enfant évalués en fonction des risques pour l’enfant.


Cette appréciation prend en compte le tableau clinique maternel, les résultats de l’échographie et l’âge du fœtus puisque l’on sait que le risque maximal radique se situe entre la huitième et la quinzième semaine de grossesse.


Pour la pathologie utérine et fœtale, de tels examens ont peu d’indications.


En cas de suspicion d’atteinte maternelle viscérale grave, hépatique, splénique ou mésentérique, leur réalisation ne se discute pas.


On essaiera de limiter la quantité de rayonnement (diminution de l’ampérage, augmentation du kilovoltage, augmentation de la distance, etc) sans nuire à la qualité diagnostique de l’examen.


Il peut s’agir d’ASP (peu irradiant), de TDM ou d’angiographie.


Dans tous les cas, il sera utile de noter les caractéristiques techniques et le nombre de clichés, ainsi que le temps de scopie afin de faciliter le calcul ultérieur des doses délivrées. Dans ces conditions, l’IRM a sans doute une place à prendre par rapport à la TDM et l’angiographie.



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